Corse : une mère de famille tuée par balles par son ex-conjoint à L'Ile-Rousse

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FAIT-DIVERS - Le parquet de Bastia a ouvert une enquête de flagrance pour homicide volontaire après l'assassinat d'une femme de 35 ans, ce dimanche, en Haute-Corse. Après la prolongation de sa garde à vue lundi, l'ancien compagnon de la victime, qui s’était rendu aux gendarmes après le drame, a été mis en examen.

La victime, âgée de 35 ans, était mère de deux enfants de 8 et 10 ans. Une femme a été tuée par balles à son domicile, dimanche matin à L'Ile-Rousse, en Haute-Corse. "Manifestement, ce serait le compagnon de la victime qui lui aurait tiré dessus à deux reprises. Il s'est présenté dans la foulée aux services de gendarmerie pour se constituer prisonnier", a indiqué la procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot. L’auteur présumé de ce féminicide a été placé en garde à vue dimanche en fin de matinée, laquelle a été prolongée lundi. La procureure a annoncé mardi sa mise en examen.


Selon de nombreux témoignages recueillis par France Bleu RCFM, la jeune femme originaire de Seine-et-Marne, était victime de violences conjugales depuis des mois. La séparation du couple était en cours et conflictuelle, les deux ex-partenaires ayant respectivement porté plainte l'un contre l'autre, pour violences, vol ou encore dégradation. La situation avait conduit le juge a décider du placement provisoire de deux enfants du couple, âgés de 8 et 10 ans, chez leur père, en attendant les conclusions d'une enquête sociale.

Un "rappel symbolique" à l'approche du 8 mars

Invité sur LCI ce mardi, Brice Hortefeux a estimé que ce drame "rappelle assez cruellement" que les féminicides sont "un combat malheureusement qui n'est pas encore totalement gagné". Dénonçant "des violences qui sont inacceptables", il a cependant souligné "des progrès qui ont été accomplis notamment dans la capacité à dénoncer ces faits de manière à ce que les personnes qui en sont victimes, les femmes essentiellement bien sûr, puissent venir déposer plainte, puissent s'exprimer, puissent être accueillies, être entendues et qu'il y ait des sanctions qui puissent être accomplies." Mais, a-t-il conclu, "ce rappel d’aujourd’hui est naturellement très symbolique alors que nous allons fêter le 8 mars la journée de la femme."


Cent trente femmes sont mortes en 2017 en France sous les coups de leur compagnon, ex-conjoint ou petit ami, contre 123 en 2016, selon des données communiquées par le ministère de l'Intérieur.

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