Dealers armés à Grenoble, une mise en scène pour un clip ?

Dealers armés à Grenoble, une mise en scène pour un clip ?
Police

VIDEO- Les deux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux le 24 août montrant des dealers, cagoulés et pour certains armés de fusils, dans le quartier du Mistral Grenoble (Isère) seraient les images d'un clip de rap. Le procureur de la République indique ce mardi que les enquêteurs recherchent désormais les auteurs, ainsi que la nature des armes et des stupéfiants.

Un peu plus d'une semaine après la diffusion de deux vidéos tournées à Grenoble (Isère) devenues très vite virales et engendrant de nombreuses réactions notamment de la classe politique et une vaste opération de police, l'affaire semble prendre une nouvelle tournure. Ce mardi 1er septembre en effet, il semble que ces images, montrant des dealers armés au Mistral à Grenoble aient été extraites d'un clip de rap. 

Ainsi, dans son clip "Chicagre" diffusé sur Youtube dans la nuit de lundi à mardi, le rappeur Corbak Hood montre ces mêmes images d'hommes armés et de drogue au milieu des friandises. A la fin du morceau dont le refrain n'est autre que  "Grenoble c'est chaud, Grenoble c'est Chicagre", est précisé : "Les armes sont factices, les produits n'étaient pas du CBD (Cannabidiol nflr), seul les friandises sont vraies"(sic).  Ces deux vidéos qui ont choqué l'opinion étaient-elles factices? Etaient-elles là pour programmer un buzz et multiplié les clics et les vidéos vues du rappeur?

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Déterminer la nature des armes et de la drogue

Contacté par LCI le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant indique que "l'enquête pour association de malfaiteurs confiée à l’antenne de la police judiciaire de Grenoble suite aux vidéos de dealers armés quartier Mistral à Grenoble diffusées le 25 août 2020 est toujours en cours".

Le magistrat ajoute que "suite à la diffusion, ce mardi 1er septembre, de cette nouvelle  vidéo, les policiers vont notamment rechercher et entendre les auteurs du clip sur les faits de provocation à l’usage illicite ou au trafic de stupéfiants (5 ans d’emprisonnement encourus), port d’armes prohibé (7 ans d’emprisonnement encourus) susceptibles, entre autres, de leur être reprochés".

"Il s’agit en effet de savoir qui a fabriqué ces vidéos, ce qu’il en est de la nature exacte des armes et de la drogue exposées et des liens entre les vidéastes et les trafiquants de stupéfiants du quartier", insiste le magistrat. 

La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait réagi sur Twitter. Il indiquait notamment que "l'Etat s'imposera face à l'ensauvagement d'une minorité de la société". 

"Au sujet de la vidéo tournée à #Grenoble la semaine dernière, certains prétendent à présent qu'il s'agissait du tournage d'un clip... L'enquête diligentée par le Procureur fera la lumière sur ce point. Clip ou pas Clip, on n'a pas le droit d'être armé sur la voie publiqueClip ou pas Clip, on n'a pas le droit d'être armé sur la voie publique", a tweeté le préfet de l'Isère, Lionel Beffre, en début d'après-midi.

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