Dégradations au cimetière de Cognac : "On ne peut qu'être sous le choc"

Police

FAIT DIVERS - Une centaine d'objets, dont beaucoup de symboles chrétiens, ont été volontairement détériorés au cimetière de Breuil à Cognac (Charente) dans la nuit de mardi à mercredi. Une enquête a été ouverte pour "dégradation de biens privés". Le maire de la ville, comme ses habitants, sont sous le choc.

Un traumatisme pour la ville de Cognac et ses 20 000 habitants. A deux jours de la "fête des morts", des dégradations ont été commises sur une centaine de tombes du cimetière du Breuil, un des deux que compte la commune de Cognac (Charente). 

"Ce sont des employés de la ville qui ont découvert les dégâts mercredi matin. D'autres personnes venues fleurir un carré militaire étaient présentes", a indiqué le maire de la ville, Michel Gourinchas, à LCI ce jeudi. "Des plaques avaient été retournées, des anges cassés, des croix ou des statues de la Vierge Marie déplacées", a-t-il précisé. "Il y avait des objets dégradés sur deux des allées. Nous ne savons pas qui a fait ça, mais bien sûr, nous condamnons fermement ces actes. Des crucifix renversés, à deux jours de la Toussaint, on ne peut qu'être en colère, et sous le choc!".  

Mercredi, la police technique et scientifique s'est très vite rendue sur place pour procéder aux constatations. Des photos et des relevés d'empreintes ont été réalisés. Une enquête a été ouverte pour "dégradation volontaire de biens privés", a fait savoir le parquet d'Angoulême à notre rédaction. Pour l'instant, impossible de dire s'il s'agit, ou non d'autre chose qu'un simple acte de vandalisme. 

Aucune interpellation

Jeudi soir, la police n'avait procédé à aucune interpellation. "Tout est envisagé. "Il n'y a pas d'inscriptions, pas de revendication, rien d'écrit contre une quelconque religion ou qui que de soit. On ne sait pas si ce sont des ados qui ont fait ça pour s'amuser, si c'est un jeu débile en rapport avec Halloween, si c'est en rapport avec la Toussaint ou même encore, avec les récents événement de Bayonne", poursuit Michel Gourinchas. "Une chose est sûre, ceux qui vivent ici ont du mal à digérer l'événement. Pour les familles qui possèdent une concession qui a été touchée, c'est encore pire." 

"Le cimetière du Brueil compte environ 4500 concessions. Cent touchées, c'est beaucoup", note Claude Grindet, conseiller délégué chargé de l’urbanisme réglementaire, de l’autorisation des sols, des cimetières et des bâtiments communaux à Cognac. "Aujourd'hui, beaucoup de familles viennent pour voir si leur concession a été touchée ou non." 

Malgré l'événement, le cimetière n'a pas fermé ses portes. "Avec l'arrivée du 1er novembre, comment voulez-vous fermer un cimetière ?", insiste l'édile. Selon lui, d'autres actes de vandalisme ont été commis le week-end dernier dans la ville de Cognac. "Il y a eu des voitures rayées, des rétroviseurs cassés... Allez savoir s'il y a un lien entre tout ça. Pour l'instant, on n'en sait rien. Certains pensent que le ou les malfrats voulaient s'en prendre délibérément à des symboles chrétiens. L'enquête, on l'espère, nous le dira".

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