Des collégiens intoxiqués dans le Jura : aucune piste "ne se dessine", note le procureur

Police

FAIT DIVERS - Une quinzaine de collégiens qui participaient à une activité à Morbier (Jura) ont été pris de malaises après avoir été victimes d'une intoxication, selon la préfecture. Cinq d'entre eux ont dû être hospitalisés.

Le cross des collégiens a tourné au drame. Une quinzaine d'élèves du collège de Morez ont été victimes de malaises jeudi après avoir participé à une activité sportive sur le stade de Morbier (Jura). Cinq d'entre eux ont été hospitalisés, dont deux en urgence absolue. Vendredi matin, il ne restait qu'une jeune fille, celle dont l'état était le plus grave, à l'hôpital. Son pronostic vital n'était plus engagé dès jeudi soir, selon la préfecture, citant l'Agence régionale de santé.

Selon un tweet de la préfecture du Jura, les collégiens ont été victimes d'"une intoxication" après l'épreuve de cross et le centre opérationnel départemental a été activé.

Enquête ouverte pour "blessures involontaires"

"Vers 15h30, à l'issue de l'épreuve sportive, plusieurs élèves âgés de 13 et 14 ans ont été pris de douleurs, de convulsions et de malaises après être passé au stand de ravitaillement", a détaillé Lionel Pascal, procureur de la République de Lons-le-Saunier, précisant que "le plan Orsec (avait) été activé". 

Le parquet a ouvert une enquête pour "blessures involontaires par manquement à une obligation de sécurité" et l'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Besançon, a ajouté le procureur. 

"Nous cherchons à déterminer la cause (de l'intoxication). Il semble que l'on peut exclure l'eau, les premières analyses effectuées par l'Agence régionale de santé (ARS) semblant exclure cette cause", a indiqué le directeur de cabinet du préfet, Jean-François Bauvois.

"Des symptômes très différents"

Dans un point presse, le procureur Lionel Pascal a indiqué que les enquêteurs étaient "très loin" d'avoir "trouvé un fil conducteur". "Nous ne privilégions aucune piste et aucune ne se dessine", a-t-il poursuivi, jugeant cet accident "inhabituel et mystérieux".

Il s'est toutefois avancé à dire que les enquêteurs avaient identifié "un point commun" entre chaque coureur : si l'eau potable a été mise hors de cause, il se pourrait toutefois que les pichets dans lesquels les jeunes sportifs se sont servis soient à analyser. Des pichets que l'Agence régionale de santé n'a pas encore été en mesure d'analyser. 

Des "analyses scientifiques" devraient permettre d'en savoir plus, dans les prochains jours. Faute d'avoir pu avancer la moindre hypothèse sur la base des témoignages, et en tenant du compte du fait que les collégiens ont présenté "des symptômes très différents".

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