Deux agents accusés d'avoir malmené une patiente mineure et handicapée "suspendus à titre conservatoire" par l'AP-HP

Police
ENQUÊTE - Dans un communiqué publié dans la soirée du 5 juin, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris indique avoir suspendu deux de ses agents. Une sanction qui intervient après qu'elle a été alertée, dimanche 26 mai par un riverain, d'actes inappropriés qu'ils auraient commis à l'encontre d'une patiente mineure handicapée. Une enquête est en cours.

C'est l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui a révélé cette affaire, mercredi 5 juin. En fin d'après-midi, l'AP-HP indiquait ainsi dans un communiqué avoir été alertée le dimanche 26 mai par un riverain d'une situation anormale. 


Ce dernier "décrit une situation ayant eu lieu le même jour et dans laquelle deux agents de l’hôpital, à côté d’une patiente handicapée à terre devant l’hôpital, rient bruyamment".  Toujours selon ce témoignage, d’après l'AP-HP, un des deux agents "se prendrait en photo près de cette dernière".


"Dès connaissance de ces faits, la direction de l’hôpital a déclenché une enquête administrative. Elle a mobilisé le service de sécurité de l’établissement, afin de visionner les bandes de vidéosurveillance pour identifier les deux agents de l’hôpital. Les agents seront suspendus à titre conservatoire pendant la durée de l’enquête interne", indique l'Assistance publique-hôpitaux de Paris dans son communiqué.

Le père de la victime informé

D'après nos collègues de France Info, c'est "l"intervention de deux autres employés de l'hôpital [qui] a mis fin à la scène" avant que  la patiente se soit ramenée dans son service. 


L’AP-HP fait savoir qu'elle "a signalé ces faits au procureur de la République de Paris", Rémy Heitz. L'assistance ajoute que le père de la patiente a été informé de cette enquête par la direction de l’hôpital, qui s’est engagée à faire toute la lumière sur les faits et lui a indiqué les procédures en cours".


Contacté par LCI, le syndicat CGT Necker n'a souhaité faire aucun commentaire. Idem pour le syndicat Sud qui précise toutefois "que tout le personnel est ébranlé par ces accusations". 


"Une enquête a été ouverte du chef de violences sur personne vulnérable et qu'elle a été confiée à la brigade de protection des mineurs", a indiqué  le parquet de Paris à LCI.

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