Deux immeubles s'écroulent en plein cœur de Marseille : "Il y a eu un gros boum et ça s'est effondré d'un coup"

Deux immeubles s'écroulent en plein cœur de Marseille : "Il y a eu un gros boum et ça s'est effondré d'un coup"
Police

TÉMOIGNAGES - Les habitants de la rue d'Aubagne ont été surpris, ce lundi 5 novembre au matin, par l'effondrement de deux immeubles mitoyens situés aux numéros 63 et 65 de l'artère.

Les habitants ont d'abord été surpris par le bruit, puis par les nuages de poussière qui se sont répandus dans la rue d'Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles. Plusieurs d'entre eux ont raconté à l'AFP ce qu'ils avaient entendu et ressenti au moment de l'effondrement de deux immeubles dans ce quartier du centre de Marseille, qui selon un bilan encore provisoire a fait au moins deux blessés légers, des passants. 

"J’habite juste à côté, je regardais la télé quand j’ai entendu un grand bruit, mais pas d’explosion, puis un nuage de fumée", témoigne Antonio Dias, 30 ans. Une autre voisine Sofia Benameur, a elle aussi entendu un bruit "qui faisait badaboum badaboum comme des pierres, et d’un coup il y a eu plein de fumée chez moi j’ai dû sortir en courant". 

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"L’immeuble s’est effondré d’un bloc en quelques secondes. Je n’ai pas entendu le bruit d’une explosion", indique pour sa part Djaffar Nour, qui faisait ses courses dans la rue à quelques dizaines de mètres des bâtiments effondrés.

On nous a dit de sortir de chez nous à cause des risques d’effondrement"- Ludovic, habitant du quartier

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Immeubles effondrés rue d'Aubagne à Marseille, un an après

"Il y a eu un gros boum et ça s’est effondré d’un coup", explique Ludovic, étudiant de 26 ans, qui habite en colocation en face de l’immeuble qui s’est effondré. "Il y avait beaucoup de passants dans la rue à cette heure-là dans le quartier. Après, on nous a dit de sortir de chez nous à cause des risques d’effondrement", ajoute le jeune homme qui a dû réveiller deux de ses colocataires. "La semaine dernière, les pompiers étaient venus et avaient bloqué la rue pendant deux heures à cause du risque d’effondrement mais ensuite il ne s’est rien passé du tout."

Selon l'adjoint au maire de Marseille Julien Ruas, responsable du Bataillon de Marins-Pompiers, l'un des deux immeubles faisait l'objet d'un arrêté de péril depuis "une dizaine de jours", "suite à une difficulté sur une cloison au premier étage".

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