Deux jeunes migrants retrouvés morts sur une plage du Touquet

Police

DRAME - Ce lundi 14 octobre, les corps de deux jeunes migrants, de nationalité irakienne, ont été retrouvés sur une plage du Touquet. Ce drame est une première dans le Pas-de-Calais, depuis le début des tentatives de traversées de la Manche en direction de l'Angleterre.

C'est la première fois qu'un tel drame se produit depuis le début des traversées de la Manche, de la France jusqu'à l'Angleterre. Deux jeunes migrants, âgés de 17 et 22 ans, ont été retrouvés morts ce lundi 14 octobre sur une plage du Touquet, dans le Pas-de-Calais. Les jeunes hommes de nationalité irakienne "proviendraient de la même embarcation", retrouvée vide, "sans moteur, avec deux rames à l'intérieur, un bidon d’essence à proximité et un gilet de sauvetage", a indiqué à l'AFP la préfecture du Pas-de-Calais. 

C'est un passant qui a découvert l'adolescent de 17 ans sur la plage de Stella, dans la matinée. Ce dernier était déjà décédé à l'arrivée des secours. Le second corps sans vie de l'homme de 22 ans a été retrouvé quelques heures plus tard, lui aussi par un riverain. Ce nouveau drame porte à quatre le nombre de migrants morts en essayant de rejoindre l'Angleterre par ce moyen. Au mois d'août, une femme et un homme, tous deux de nationalité irakienne, avaient perdu la vie en tentant de traverser la Manche. 

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Au mois d'août, c'est près de 1473 tentatives qui ont été comptabilisées par la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord. À titre de comparaison, "seulement" 586 migrants avaient essayé de traverser la Manche en 2018. La traversée du tunnel étant devenue très difficile, voire impossible, la Manche est en effet un accès de plus en plus privilégié par les migrants, voulant quitter le nord de la France et "prêts à tout pour passer", comme le constate Claire Millot, secrétaire générale de l'association Salam, auprès de l'AFP. 

"Les conditions (de vie) sont épouvantables, avec des démantèlements réguliers", poursuit cette dernière. À la mi-septembre, 800 personnes ont été évacuées d'un campement à Grande-Synthe. Mais c'est aussi, selon l'association Utopia 56 interrogée dernièrement par LCI, l'ombre d'un Brexit sans accord qui pourrait également expliquer la hausse des tentatives. 

Pour Christian Salomé, président de l'Auberge des migrants sollicité par l'AFP, le flou est total quant au nombre exact de personnes ayant péri en tentant une telle traversée : "Les gens qui partent ne préviennent pas. S'ils meurent en mer, on ne le sait pas. C'est tout à fait plausible que des canots aient déjà chaviré en mer, mais c'est impossible de le savoir."

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