Dordogne : deux agents d'Enedis en garde à vue après une coupure sauvage d'électricité

Dordogne : deux agents d'Enedis en garde à vue après une coupure sauvage d'électricité
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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

FAIT DIVERS - Deux agents d'Enedis, soupçonnés d'être impliqués dans les coupures de courant survenues en Dordogne dans le cadre du mouvement de contestation contre la réforme des retraites, ont été interpellés et placés en garde à vue ce mercredi.

"Vouloir bloquer un certain nombre de sites, ne pas respecter la loi en s'introduisant dans telle ou telle enceinte privée, procéder à des coupures sauvages de courant, tout cela c'est méconnaître la démocratie, tout cela c'est méconnaître la loi et tout cela doit être sanctionné car ça n'est pas acceptable", avait indiqué le Premier ministre Edouard Philippe mardi. 

Au lendemain de ces déclarations, deux agents d'Enedis ont été interpellés en Dordogne. Ces deux syndicalistes, agents de l'ex-ERDF, en Dordogne ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d'une enquête sur une coupure sauvage d'électricité, le 10 janvier, dans une entreprise du département classée Seveso, a-t-on appris auprès du parquet et d'Enedis, confirmant une information révélée sur Twitter par une lanceuse d'alerte, Céline Boussié.

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Les deux agents ont été placés en garde à vue mercredi matin à la gendarmerie de Neuvic dans le cadre d'une enquête pour "mise en danger de la vie d'autrui", a-t-on indiqué au parquet de Périgueux sans plus de précision.

"De l'huile sur le feu"

Le placement en garde à vue de deux agents d'Enedis après des coupures sauvages d'électricité revient à "jeter de l'huile sur le feu", a estimé mercredi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui a dénoncé le "mépris" du gouvernement face à la mobilisation contre la réforme des retraites.

"Il y a deux agents en garde à vue à Périgueux, il y en a eu deux à Orléans, trois à Bordeaux, il y a ceux de la RATP, etc. La conception de la négociation et de la discussion avec un mouvement de grève, c'est les gardes à vue. Je crois que ça, c'est jeter de l'huile sur le feu", a déclaré M. Martinez lors d'un déplacement à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), près de Dunkerque.

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