Double infanticide dans le Vaucluse : le décès des enfants de 4 et 7 ans "compatible avec une asphyxie"

Police

FAIT DIVERS - Les deux enfants retrouvés morts lundi près de leur mère sur le lit parental au domicile familial de Cavaillon pourraient être décédés "par asphyxie", selon les résultats de l'autopsie pratiquée ce jeudi sur les corps des victimes. La mère a tenté de se suicider mais n'y est pas parvenue. Une séparation difficile serait à l'origine du drame.

Trois jours après la découverte des corps sans vie de deux mineurs à Cavaillon dans le Vaucluse, une autopsie a été pratiquée ce jeudi à l'Institut médico-légal et les premiers résultats sont arrivés. " Il résulte que le décès des deux enfants est compatible avec une asphyxie, tel que les premières constatations le laissaient envisager, indique le procureur de la République d'Avignon Philippe Guémas à LCI.  Ce diagnostic asphyxique devra cependant être confirmé par les analyses anatomopathologiques complémentaires qui viennent d'être ordonnées".

Le magistrat précise que " des prélèvements sanguins et de bol gastrique vont faire l'objet d'une analyse toxicologique, afin de rechercher la présence de produits toxiques que leur mère aurait pu leur faire absorber avant de les étouffer. Les résultats de ces dernières expertises ne seront pas connus avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines".

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Cohabitation jusqu'en août

C'est le père des deux enfants, qui, lundi dernier, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, avait fait la macabre découverte. Les deux petits étaient allongés, ne respirant plus, aux côtés de leur mère sur le lit parental. Celle-ci a aussi tenté de mettre fin à ses jours mais n'y est pas parvenue. 

Prostrée à l'arrivée des secours, la mère de famille a été hospitalisée d'office et n'avait encore pu être entendue en début de semaine. Dans un courrier retrouvé à son domicile, cette femme de 42 ans expliquait son geste, indiquant avoir fait cela car elle ne supportait pas la séparation d'avec son compagnon. Le couple s'était séparé il y a deux ans, mais continuait à cohabiter jusqu'au départ du père, âgé de 34 ans, au mois d'août, avait expliqué le procureur au lendemain du drame. 

La quadragénaire a reconnu les infanticides devant les enquêteurs. Selon ses déclarations, et d'après les premières investigations, elle aurait drogué les enfants, sans doute avec du Lexomyl, avant de les étouffer à l'aide d'un sac plastique. Elle était toujours hospitalisée ce jeudi. 

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