"Elle s’est sauvée elle-même la vie ": la femme égorgée à Toulouse a indiqué aux passants comment réaliser les gestes de premiers secours

Police
FAIT DIVERS - Jeudi 18 juillet, à Toulouse, une femme de 36 ans était amenée en urgence absolue à l'hôpital après avoir été égorgée et agressée à l'arme blanche. Samedi matin, un suspect a été interpellé, mis en examen et placé en détention provisoire.

Dans la nuit de mercredi 17 au jeudi 18 juillet, à Toulouse, un homme a agressé à l'arme blanche une médecin-anesthésiste de 36 ans, alors qu'elle rentrait à son domicile. Il se trouvait devant sa maison, l'a abordée puis soudainement poussée au sol, lui assénant trois coups de couteau, à la carotide dans la gorge, au thorax près du cœur, et au niveau du flanc droit selon le procureur de Toulouse. La victime avait été transférée à l'hôpital en urgence absolue. Son agresseur était activement recherché pendant plusieurs jours, ayant pris la fuite à pieds juste après les faits.

Un agresseur au profil psychologique "agité"

Selon le Parquet de Toulouse, confirmant une information de France Bleu, un individu a été interpellé samedi matin dans le cadre de l'enquête ouverte auprès des services de la sûreté départementale. Le jeune homme, majeur et inconnu des services de police, à un profil psychologique "très agité".  Des investigations sont menées pour mieux comprendre les motivations de l'agresseur, qui a fait des "aveux circonstanciés" selon le Parquet. Il a été mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire" et placé en détention provisoire dimanche.

La victime désormais hors de danger

Alerté par les cris de la jeune femme, le voisinage s'était rapidement rendu auprès d'elle et a prévenu les secours. "La victime a elle-même guidé les témoins pour réaliser les premiers gestes de secours, notamment un point de compression" sur la carotide, a ajouté le procureur. Lors de son arrivée aux urgences de l'hôpital de Toulouse-Purpan, le pronostic vital de la mère de famille était engagé et elle a été plongée dans le coma.


D'après nos informations, le pronostic vital de la mère de famille n'était plus engagé dès le lundi. Désormais hors de danger et sortie du coma, elle a même pu parler avec son mari. "Malgré une importante perte de sang, il semble aujourd’hui que sa vie ne soit plus en danger. Elle s’est sauvée elle-même la vie ", a indiqué le procureur. 

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