14-juillet : 180 interpellations à la suite des incidents sur les Champs-Elysées

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14 Juillet : l'édition spéciale sur TF1 et LCI

INCIDENTS - Figures du mouvement des Gilets jaunes, Eric Drouet, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle ont été arrêtés ce dimanche à Paris en marge du défilé du 14-Juillet. Leurs gardes à vue ont été levées dans l'après-midi. Alors que des incidents ont éclaté sur les Champs-Elysées, 180 personnes ont été interpellées. Suivez les dernières infos.
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LES MAGASINS SE BARRICADENT


Après une journée marquée par un regain de tensions entre Gilets jaunes et force de l’ordre sur les Champs-Elysées, l’heure est à l’accalmie sur la plus belle avenue du monde. Le calme avant la tempête ? En tout cas les commerçants n’ont pris aucun risque. 


Comme a pu l’observer note journaliste sur place, les magasins ont profité d’un instant de répit pour se barricader. Ils sont nombreux à avoir baissé leur rideau un peu plus tôt afin d’installer des protections en bois ou en fer. Un choix en prévention d’une éventuelle victoire de l’Algérie en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations, ce dimanche soir.

MANQUE D'ANTICIPATION?


Comme souvent lorsque de telles scènes de dégradations ont lieu, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. 


Du côté de la droite, on estime que le dispositif policier n'était pas adapté aux événements. Le maire du 15ème arrondissement de Paris, Philippe Goujon, trouve ainsi "inexcusable" que les Champs-Elysées puissent être "livrés aux ultras et aux black blocs" le jour de la fête nationale. Auprès de l'AFP, l'élu Les Républicains condamne le ministre de l'Intérieur qui aurait "une fois de plus échoué". Et dénonce directement un "dispositif policier inadapté". Marine Le Pen est elle aussi très critique. La présidente du Rassemblement national se demande sur Twitter comment des "Black Blocs et des voyous d’extrême gauche" ont pu "tout saccager" un 14-juillet. L'élue d'extrême droite conclut: "Pourquoi cette incompétence chronique d’un ministre de l’Intérieur en dessous de tout et incapable d’assumer la moindre responsabilité ?"


Côté gauche aussi certains s'interrogent sur les ordres donnés par Christophe Castaner. Le premier adjoint à la mairie, Emmanuel Grégoire (PS), a ainsi estimé sur notre antenne qu'il n'était pas "sérieux" que "quelques dizaines d'individus violents" provoquent de tels incidents. Encore plus à gauche, les forces de l'ordre sont également esquintées mais cette fois-ci pour leur trop forte dureté. Adrien Quatennens (LFI) s'interroge ainsi sur la raison pour laquelle trois figures des Gilets jaunes ont été interpellées. "Sur quel fondement juridique, s’il vous plaît ? Que célèbre-t-on le 14-juillet déjà?", tweete-t-il. 

38 GARDES À VUE


Selon le parquet de Paris, des 166 interpellations qui ont eu lieu en marge du défilé du 14-juillet, 38 ont mené à une garde à vue, selon nos informations. Parmi elles, treize étaient en garde à vue à 19h. Pour les 25 autres, il a notamment été décidé de classer sans suite 16 procédures et de procéder à 8 rappels à la loi. 

180 INTERPELLATIONS


180 personnes ont été interpellées dans la capitale selon la préfecture de police.

FIN DE GARDE À VUE POUR ERIC DROUET


Eric Drouet annonce sur Facebook avoir lui aussi été libéré. Sortie de garde à vue vers 18h30, cette figure du mouvement était entendu pour "rébellion".  Selon le parquet, la procédure a été transmise pour étudier d'éventuelles suites à donner.

"NOUS SOMMES PRÊTS ET SUFFISAMMENT NOMBREUX"


Le préfet de Paris a regretté que des "incidents en périphérie du défilé" ont empêché que les festivités du 14-Juillet se fassent "dans le calme et la sérénité". Car cette date est "un moment particulièrement important", selon Didier Lallement puisqu'elle permet "le recueillement auprès de ceux qui se sacrifient pour la France".


Sur place, il a fait le point sur la situation, expliquant que les choses se sont tout d'abord "calmées" dans la matinée mais que "dès lors que le défile s’est terminé et que le dispositif s’est replié, 200 casseurs se sont dirigés sur les Champs-Elysées".


Le préfet salue une réaction "dynamique" de ses équipes et a tenu à mettre en garde des éventuels "casseurs" qui pourraient revenir sur l'avenue, notamment dans la soirée où les forces de l'ordre s'attendent à "de nouvelles difficultés". Le haut fonctionnaire s'est toutefois montré rassurant : "Nous sommes prêts et nous serons suffisamment nombreux."

LE RÉCIT DE JÉRÔME RODRIGUES


Interrogé sur LCI en sortie de garde à vue, Jérôme Rodrigues donne sa version des faits. Arrivé dès 6h30 sur les Champs-Elysées, accompagné de sa compagne et d'une amie, il dit avoir voulu uniquement assister au défilé "en tant que citoyen". "J’ai moi-même de la famille dans l’armée, je suis très respectueux de nos armées."


Il indique avoir reçu une amende de 135 euros, alors qu'il était "tout seul, sans gilet jaune et sans aucun signe distinctif". Après avoir à nouveau été contrôlé deux fois, il "décide de rentrer chez [lui]" mais fait un détour par la rue Wagram où se trouverait son avocat. C'est alors qu'il est arrêté. 


Cette figure historique du mouvement dénonce, comme son avocat, une "discrimination gouvernementale". Il dit qu’il ne s’attendait pas à être interpellé. "En quoi je suis dangereux ? Je suis un des premiers à vouloir déclarer les manifestations."

175 INTERPELLATIONS


175 personnes ont été interpellées dans la capitale selon la préfecture de police, qui indique que "le calme revient" sur les Champs-Elysées.

RODRIGUES INTERPELLÉ À CAUSE "DE SON APPARTENANCE POLITIQUE"


L’avocat de Jérôme Rodrigues, libéré après avoir éte placé en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illicite", a réagi sur LCI. Me. Arié Alimi a dénoncé une interpellation de son client uniquement liée à son "appartenance politique".


Alors que faisait-il sur les Champs-Elysées ce dimanche ? "Il était aux alentours des Champs-Elysées pour pouvoir profiter du 14-Juillet comme n’importe quel citoyen français."


L’avocat de cette figure du mouvement a indiqué vouloir déposer plainte pour "interpellation illégale, violation des libertés individuelles et discrimination en raison de son appartenance politique".

173 INTERPELLATIONS


173 personnes ont été interpellées dans la capitale selon la préfecture de police.

FIN DE GARDE À VUE POUR NICOLLE ET RODRIGUES


Les gardes à vue de Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues ont été levées, selon le parquet de Paris. Ils avaient été arrêtés pour "organisation d'une manifestation illicite". La procédure a été classée sans suite. 

"ILS FONT UN PEU HONTE À LA RÉPUBLIQUE"


Emmanuel Grégoire a réagi ce dimanche sur LCI aux tensions qui ont éclaté sur les Champs-Elysées après le défilé du 14-Juillet. Premier adjoint à la mairie de Paris, il indique ne pas trouver "acceptable" que "quelques dizaines d'individus mettent en péril cette fête populaire".


"S’ils croient qu'ils font écho à cette journée de révolte, ils se trompent lourdement sur le sens historique de cette mobilisation et font un peu honte à la République."

LES FORCES DE L'ORDRE "REPRENNENT DU TERRAIN"


Selon nos journalistes sur place, la circulation est en train d'être rétablie sur les Champs-Elysées, et l'ambiance s'est calmée. Les manifestants ont été nettement dispersés et les touristes reviennent peu à peu sur l'avenue. 


Sur Twitter, la préfecture de police indique que "les forces de l’ordre ont repris le terrain".

LE POINT SUR PLACE

PRÉFECTURE DE POLICE


Face à ces dégradations, la préfecture de police a prévenu sur Twitter que des "sommations ont été effectuées" et que le secteur est en train d'être "évacué par la force". Chacune des avancées des forces de l'ordre est accompagnée par des camions qui récupèrent des barrières afin qu'elles ne puissent plus servir de barricades.

TENSIONS EN COURS


Alors que les barricades qui avaient été levées par des manifestants sont peu à peu retirées, des feux ont éclaté sur les Champs-Elysées, quelques heures après la fin du défile du 14-Juillet.


Des manifestants sont présents en bas et en haut de l'avenue, tandis que d’autres se sont  réfugiés dans les rues perpendiculaires. Ailleurs dans Paris, des poubelles ont également pris feu sur la place de la Bastille. 

Les images ont circulé très vite sur les réseaux sociaux. Des figures du mouvement des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont été interpellés ce dimanche matin aux abords des Champs-Elysées en marge du défilé du 14 juillet. Les deux hommes ont été placés en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illicite", a fait savoir le parquet de Paris.


Au total, dix personnes, liées au mouvement des Gilets jaunes, étaient en garde à vue dimanche en fin de matinée, après avoir été arrêtées en marge du défilé des Champs-Elysées marquant la fête nationale française. Eric Drouet, une autre tête d'affiche de ce mouvement, a lui aussi été interpellé dans la matinée. "Il a été placé en garde à vue pour rébellion", a indiqué le parquet de Paris en milieu d'après-midi.


"Les gardes à vue de Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues ont été levées, et la procédure classée sans suite", a-ton appris du  parquet de paris vers 16h30 ce dimanche. 

152 Interpellations à Paris en marge du défilé

Interrogé par l'AFP sur ces arrestations, Me Arie Alimi, l'avocat de Jérôme Rodrigues, a estimé qu'il s'agissait "manifestement d'interpellations d'opposants politique, en raison de leur qualité d'opposants politiques".

Dimanche, quelques dizaines d'entre eux ont sifflé le président Emmanuel Macron alors qu'il descendait l'avenue des Champs-Elysées à bord d'un "command car", avant le traditionnel défilé militaire, a constaté l'AFP.


Des petits groupes de quelques dizaines de Gilets jaunes, qui ne portaient pas leur chasuble fluo, ont également tenté de manifester à plusieurs reprises dans des rues autour des Champs-Elysées, pendant et après le défilé, avant d'en être rapidement empêché par les forces de l'ordre qui les ont bloqués.


"Ceux qui ont voulu empêcher ce défilé devraient avoir un peu honte. Aujourd'hui c'est un jour où la Nation est réunie. Je pense que la Nation il faut la respecter ", a réagi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui s'exprimait en marge des célébrations du 14 juillet. 


A 13h45, la préfecture de police de Paris indiquait que les forces de l'ordre avaient procédé dans la matinée à 152 interpellations pour divers motifs (port d'arme prohibé,  violences sur personne dépositaire de l'autorité publique,  détériorations de biens privés,  manifestation non déclarée). 

Tensions sur les Champs-Elysées

Des tensions ont éclaté après le défilé sur la plus belles avenue du monde. 

Elles étaient toujours en cours en milieu d'après-midi. 

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