EN DIRECT - Assassinat de Samuel Paty : Jean Castex appelle à une régulation "beaucoup plus forte" des réseaux sociaux

EN DIRECT - Assassinat de Samuel Paty : Jean Castex appelle à une régulation "beaucoup plus forte" des réseaux sociaux
Police

RIPOSTE - Une semaine après l'assassinat de Samuel Paty, un conseil de défense restreint s'est tenu à l'Elysée, à l'issue duquel Jean Castex a annoncé des mesures complémentaires contre le séparatisme. L'enquête, elle, se poursuit. Suivez les dernières informations en direct.

Toute l'info sur

L'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire

Live

CASTEX APPELLE À RÉGULER DAVANTAGE LES RÉSEAUX SOCIAUX


En déplacement à Bruxelles, Jean Castex a souligné l'urgence d'une "régulation beaucoup plus forte" des réseaux sociaux, une semaine après l'assassinat de Samuel Paty non loin de son collège de Conflans-Sainte-Honorine.


Le chef du gouvernement a rencontré le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique, Thierry Breton, qui doit présenter le 2 décembre une législation sur les services numériques ("Digital Services Act), destinée à mieux réguler les géants de la tech, en matière de gestion des données, de désinformation et discours de haine notamment. "Je lui ai fait valoir l'importance pour la France de progresser très rapidement sur une régulation beaucoup plus forte de ces réseaux", a déclaré le Premier ministre. "Il est impossible et inconcevable qu'ils puissent permettre de porter des incitations au terrorisme, à la haine et à tout vecteur qui puisse de près ou de loin favoriser la commission d'actes comme ceux dont hélas la France a été victime ces jours derniers."


À ses côtés, Thierry Breton a fait valoir que les "préoccupations légitimes" et "les ambitions" de Paris sur cette question "rejoignent celles de la Commission européenne", promettant d'"en tenir compte" dans le Digital Services Act.

UNE UNITÉ POUR CONTRER LE DISCOURS


La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé la création d'une "unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux" pour tenter de lutter contre "le cyber-islamisme", mis en cause depuis l'assassinat de Samuel Paty.


Dans une interview à L'Obs mise en ligne vendredi, la ministre précise que cette unité sera placée "sous l'autorité du comité interministériel à la prévention de la délinquance et de la radicalisation et de la lutte contre les dérives sectaires" présidée par le préfet Christian Gravel.


Lundi, l'entourage de Mme Schiappa avait insisté sur la nécessité pour l'Etat de ne pas être absent du net et d'organiser "un contre-discours" pour répondre aux propos haineux. "On voit se développer des discours d’islamistes sur la toile, de victimisation systématique, sans que personne ne les démente", souligne Mme Schiappa dans son interview, en ajoutant que le gouvernement veut porter "un discours de contre-propagande".

Info tf1/lci

JUSTICE 


Mis en examen mercredi pour "complicité d'assassinat terroriste" dans l'enquête sur la mort de l'enseignant Samuel Paty, le parent d'élève Brahim C.  qui avait mis en ligne une vidéo dans laquelle il appelait "tous les musulmans" à faire pression autour du professeur, a été placé en détention provisoire par le juge des libertés. 

REACTION

Sarah Massoud, du syndicat de la magistrature, réagit aux annonces du Premier ministre : "Je suis sans voix. Il n'y a rien de nouveau, c'est une opération de communication puisque ces infractions qui doivent être sanctionnées existent déjà. Surtout, le renforcement d'un pôle spécialisé au sein du parquet de Paris, je vous précise que la loi de finances en 2021 ne prévoit que 50 postes de magistrats supplémentaires alors que nous sommes déjà en manque criant de magistrats. On est déjà un service public extrêmement pénalisé et on nous annonce des mesures qui ne pourront pas être mises en oeuvre".

CE N'EST PAS FINI

D'autres mesures seront encore à l'étude, prévient Jean Castex : "Le travail se poursuit sans relâche. Un prochain conseil de défense sera convoqué par le président de la République et décider des mesures nécessaires".

PHAROS

Castex annonce le renforcement des effectifs de la plateforme Pharos. Un pôle sera créé au parquet de Paris pour centraliser les poursuites et améliorer son efficacité, poursuit Jean Castex.

NOUVELLES MESURES


A l'issue du Conseil de défense, ce jeudi, Jean Castex a annoncé vendredi un renforcement du projet de loi contre les séparatismes : 


▶️Un renforcement de la protection des fonctionnaires et agents publics "en pénalisant ceux qui font pression sur eux par des propos ou des comportements comme cela s'est produit à Conflans Sainte-Honorine".


▶️ La possibilité de sanctionner ceux qui mettent en ligne les informations personnelles mettant en danger la vie d'autrui. 


▶️ Le renforcement des effectifs de la plateforme Pharos. "Un pôle sera créé au parquet de Paris pour centraliser les poursuites et améliorer son efficacité", a ajouté le chef du gouvernement.

BILAN COMPTABLE

"123 visites domiciliaires ont été décidées et 56, réalisées", liste le Premier ministre. "27 interpellations" ont été permises à partir des 1279 signalements effectués sur Pharos, la plateforme de surveillance des contenus radicalisés sur les réseaux sociaux.


Après la fermeture de la mosquée de Pantin et la dissolution de l'association Cheikh Yassine, d'autres mesures du même ordre sont à attendre, dit le chef du gouvernement.

CONSEIL DE DEFENSE

Jean Castex, accompagné de Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti sortent de réunion.

REPONSE A L'ATTENTAT

Jean Castex, Gérald Darmanin, et Eric Dupond-Moretti doivent tenir un point presse à l'issue du Conseil restreint de défense et de sécurité nationale. Selon nos informations, la question d'un délit de séparatisme aura été soulevée pendant la réunion.

PRÊCHE

Les imams de France ont reçu, jeudi 22 octobre, une proposition de texte dont ils pourront s'inspirer lors de leur prêche, ce vendredi. Le texte, envoyé comme il s'y était engagé par le Conseil français du culte musulman (CFCM), renvoie à la volonté de l'instance de marquer son engagement et celui des musulmans de France contre le terrorisme islamiste.


Revenant sur "l’assassinat horrible de notre concitoyen Samuel Paty, professeur d’histoire au collège Le Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine", le CFCM rappelle que cet attentat marque "les irruptions du radicalisme, de la violence et du terrorisme se réclamant de l'islam". 


Fustigeant "les promoteurs de la haine" qui "font miroiter" à leurs adeptes "l'illusion d'être élus", le texte insiste sur l'attachement des musulmans à la République "laïque, indivisible, démocratique et sociale", qui permet aux "musulmans de France d'exercer librement [leur] culte ou de n'exercer aucun culte". 


Réfutant que les musulmans soient "persécutés en France", le texte reconnait qu'ils sont "parfois cibles d'actes antimusulmans", et demande que, face à ces "provocations", les pratiquants de l'islam restent "dignes, sereins et lucides".

PÉDAGOGIE


Un sondage Ifop datant du 22 octobre indique que près de huit Français sur dix approuvaient l'utilisation des caricatures se moquant des religions comme support pédagogique pour évoquer la liberté d'expression. Une idée particulièrement approuvée par les sympathisants du RN, du PS, de LaRem et de LR, à plus de 80% chacun, quand ceux de LFI l'approuvent à 69%.

ENQUÊTE


Selon une source proche du dossier, le terroriste et assassin de Samuel Paty a été en contact avec un djihadiste russophone en Syrie, a appris l'AFP, confirmant une information du Parisien.

ENQUÊTE


Pour avoir aidé le terroriste à identifier sa victime, les deux mineurs sont poursuivis pour complicité d'assassinat terroriste, des faits qui les exposent à 20 ans d'emprisonnement.

Assassinat de Samuel Paty : que risquent les deux collégiens mis en examen ?

ATTAL SUR LCI


"Il n'y a pas eu d'unité nationale", a regretté Gabriel Attal. "J'ai été heurté par le comportement d'une partie de l'opposition". "Il y a une colère, j'espère qu'on la partage tous, mais je refuse qu'on dise que c'est un enjeu qu'on découvre à l'instant. On a mis en place des dispositifs pour fermer des lieux de radicalisation. Je ne dis pas que tout est parfait, mais il y a une action et j'aimerais qu'on le reconnaisse".

ANALYSE


Cette qualification signifie que "le juge d'instruction a des indices graves laissant à penser que ces jeunes étaient informés des objectifs, faire du mal à cet enseignant, et qu'ils l'ont partagé", estime l'ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny Jean-Pierre Rosenczveig, qui rappelle qu'ils encourent 20 ans d'emprisonnement. 


"C'est une peine très lourde, une qualification extrême qui a été retenue. Généralement, le parquet, à l'orée d'une instruction, tape très fort, très haut, avant de faire la part des choses et vérifier si les indices sont confirmés ou pas. Il faut vérifier auprès de ces jeunes et de leur entourage quelle confiance ils avaient de ce qui se tramait et quelles intentions ils avaient de participer. C'est pas simplement le fait d'avoir reçu 300 euros. Là, ils sont accusés d'être des participants actifs d'un assassinat, un meurtre avec préméditation".


Jean-Pierre Rosenczveig tient toutefois à souligner le fait que les deux jeunes gens n'ont pas été placées en détention provisoire, comme le veut la loi : "La qualification est très forte, mais on peut penser que la réalité est plus nuancée".

MINEUR MIS EN EXAMEN


LCI a pu contacter Me Charles-Emmanuel Herbière, l'avocat d'un des deux collégiens mis en examen pour avoir permis à Anzorov d'identifier Samuel Paty avant de l'assassiner. Selon le conseil, l'heure est aux regrets pour le suspect mineur, qui risque 20 ans de prison pour complicité d'assassinat terroriste. "Il a exprimé des regrets vis-à-vis de ce que le professeur avait subi. Il a dit : 'Si je pouvais me faire pardonner, je voudrais me faire pardonner, mais je suis impardonnable'. Avant de pleurer sur son sort, il a pleuré sur celui du prof. Il était effondré par ce qui venait d'arriver".

ENQUÊTE


L'analyse du téléphone du terroriste de Conflans a permis d'établir qu'il a été en contact avec des djihadistes en Syrie. Il aurait, selon des informations du Parisien, communiqué sur Instagram avec un internaute au nom codé et qui a été localisé à Idlib, région majoritairement occupée par des groupes terroristes. Il aurait plongé dans l'islam radical voilà un an : changement d'apparence, propos sans équivoque sur le djihad, refus du contact avec les femmes, fréquentation très assidue de la mosquée. En garde à vue, sa famille a confié aux enquêteurs qu'elle craignait de le voir partir en Syrie.

PROFILS DES SUSPECTS


Mis en examen hier soir, les sept profils se voient reprocher différentes choses, qui pourraient leur valoir la perpétuité pour les majeurs, ou 20 ans de prison pour les mineurs.

Attentat de Conflans : qui sont les suspects mis en examen ?

Urgent

MISES EN EXAMEN


Le parquet antiterroriste fait savoir que les sept personnes déférées ce jour ont été mises en examen. Les deux collégiens, deux proches de l'assaillant, Naïm B. et Azim E., Brahim C., le père d'une élève qui avait tourné une vidéo appelant à la mobilisation contre Samuel Paty, ainsi que le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui sont tous les six visés du chef de "complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste", tandis que le septième individu présenté au juge d'instruction, Yussuf C., un autre proche de l'assaillant, a, lui, été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes".


Les cinq adultes ont été placés en détention provisoire. Les deux mineurs ont, eux, été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire. 

RETROSPECTIVE


LCI a retracé le déroulé des événements.

Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : ces jours décisifs qui ont précédé le meurtre de Samuel Paty

EDUCATION


Quelques minutes après l'hommage national à Samuel Paty, le ministre de l'Éducation nationale a répondu aux questions de LCI depuis la Sorbonne.

VIDÉO - Jean-Michel Blanquer sur LCI : "Aucun professeur ne doit se sentir seul"

SOUVENIRS


Les anciens élèves et les collègues de Samuel Paty étaient rassemblés ce mercredi, au collège Jacques Prévert en Seine-et-Marne, pour saluer sa mémoire.

Hommage à Samuel Paty : ils se souviennent de leur ancien professeur

RESEAUX SOCIAUX


Intervenant dans le débat, la présidente de l'Union des Etudiants Juifs de France Noémie Nadar affirme qu'il faut au moins cinq jours, en moyenne, pour qu'un tweet signalé soit supprimé des réseaux sociaux. "Nous avons lancé pendant le confinement un testing sur plus de 1000 tweets racistes, antisémites et homophobes avec d'autres associations et nous avons avons montré qu'entre 10 et 15% des tweets seulement étaient supprimés dans un délai de 3 à 5 jours. C'est-à-dire que plus de 80% des tweets n'étaient pas supprimés et donc continuaient à se propager sur les réseaux", indique-t-elle.


Depuis l'assassinat de Samuel Paty, nombreux sont ceux qui pointent la responsabilité des grandes plateformes. 

MENACES


Lors de son intervention sur LCI, Manuels Valls fait savoir que depuis qu'il a dissolu en 2013 L'Œuvre françaises et les Jeunesses nationalistes, deux mouvements d'extrême droite, il est encore aujourd'hui protégé. "Je reçois directement des menaces de l'une de ces organisations et de l'un de ces leaders qui est toujours dans la rue", indique-t-il.


"Ca veut bien dire qu'il ne suffit pas de dissoudre. Il faut mener le combat", insiste l'ancien Premier ministre. Pour lui, le "seul moyen d'avancer ensemble" est de le faire "avec les policiers, les magistrats" et de "trouver les voies de l'unité nationale entre les partis politiques".

MANUELS VALLS SUR LCI


Invité sur du débat "La République menacée : que faire ?" sur LCI, Manuel Valls revient sur le cas de Mila, menacée de mort pour avoir critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. "Elle, c'est un symbole vivant encore (...) C'est la France de demain, c'est l'avenir. C'est une jeune, donc notre devoir c'est de la protéger, mais c'est qu'elle puisse s'épanouir dans la société". L'ex-premier ministre considère que jusqu'à maintenant, la République n'a pas fait ce qu'il fallait pour la protéger.

UNEF


Jointe par LCI, la présidente de l'UNEF Mélanie Luce rejoint Jean-Michel Blanquer, qui s'exprimait un peu plus tôt à l'antenne, sur la nécessité de sanction pour les élèves qui refusent de respecter une minute de silence ou l'enseignement de la Shoah. "Bien sûr qu'il faut sanctionner quand on a des personnes qui soutiennent le terrorisme et qui s'opposent à l'enseignement de la Shoah", mais, insiste-t-elle la meilleure solution serait la "prévention" et de la "pédagogie". Elle propose notamment la mise en place d'un "parcours citoyen" tout au long de la scolarité pourrait être l'une des solution pour lutter contre l'islamisme à l'école.

DEBAT SUR LCI


L'imam théologien Abdelali Mamoun note un décalage de mentalités entre les musulmans "issus de l'immigration" qui se sont imprégnés "d'un islam totalement dévoyé" et les musulmans installés de plus longue date en France. Il regrette que cette "minorité" fasse beaucoup de bruit. "Dans la forêt qui pousse, c'est l'arbre qui tombe qu'on entend", dit-il.

DEBAT SUR LCI


Georges Bensoussan, auteur du livre "Les territoires perdus de la République", estime que la situation actuelle "dépasse très largement le problème de l'école". "En réalité, c'est bien en amont qu'il faut prendre tous les problèmes. C'est de savoir pourquoi depuis 40 ans cette situation s'est détériorée, pourquoi et en quoi la législation française l'a laissée se détériorer, pourquoi et en quoi une certaine lâcheté politique a laissé les choses se déliter totalement, pourquoi et en quoi certains sujets ont été frappés d'interdits...", énumère-t-il.

CONSTAT


Pour Iannis Roder, professeur d'histoire-géographie en Seine-Saint-Denis, le problème remonte à plusieurs années. Il affirme sur le plateau de LCI avoir déjà vécu des "contestations" de la part d'élèves il y a déjà 20 ans et des remarques "totalement déplacées" au moment de l'histoire de la Shoah. "Mais j'ai aussi régulièrement des propos terribles sur l'homosexualité, sur le sexisme..."

RENTREE


Interrogé au sujet de l'instauration d'une minute de silence et du refus de certains élèves de la respecter, Jean-Michel Blanquer indique que le gouvernement sera "inflexible sur ce sujet". "Nous serons inflexibles", martèle-t-il. "Bien sûr il y aura une minute de silence à la rentrée scolaire. Nous sommes en train d'établir avec l'ensemble des partenaires de l'Education nationale les conditions exactes de ce 2 novembre, mais aussi des jours qui suivront", fait-il savoir. D'autres "éléments éducatifs" pourraient aussi s'ajouter à cette minute de silence le lundi de la rentrée des vacances de la Toussaint.

LIBERTE D'EXPRESSION


Selon Jean-Michel Blanquer, "le sujet des caricatures doit être banalisé". "Il y aura des consignes claires sur ce sujet. Le but est qu'un enseignant ne se sente seul", indique-t-il. Le ministre estime que le genre de la caricature doit être étudié à l'école. "On doit comprendre l'humour, le second degré, la subtilité du raisonnement..."

JEAN-MICHEL BLANQUER SUR LCI


En direct de la Sorbonne, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer rend une nouvelle fois hommage à Samuel Paty au micro de LCI. Pour lui, "il y a eu beaucoup d'aveuglement, pas seulement dans un passé récent mais aussi depuis des décennies, sur la montée de l'islamisme politique et du fanatisme".


"On ne doit pas être aveugle. Il ne s'agit pas seulement de prendre conscience qu'il y a des assassins comme celui qui a commis ce crime ignoble, mais il y a aussi des gens qui créent des conditions intellectuelles, morales, pour que cet assassinat soit possible. Donc on doit être sans concession", affirme-t-il.

CHAGRIN


Invité de cette édition spéciale, l'imam théologien Abdelali Mamoun témoigne de sa "tristesse" et de sa "consternation". "C'est certain que cet acte ignoble a voulu non pas seulement toucher un individu que nous considérons bien-sûr comme un martyr de la République, mais c'est tout le corps enseignant, c'est le savoir qui a été touché par l'obscurantisme et l'ignorance", dit-il.

LE VISAGE DE LA REPUBLIQUE


"Samuel Paty fut la victime de la conspiration funeste, de la bêtise, du mensonge, de l’amalgame, de la haine de l’autre, de la haine de ce que profondément, existentiellement nous sommes. Samuel Paty est devenu vendredi le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, de vivre comme une communauté de citoyens libres dans notre pays", a déclaré solennellement le chef de l'Etat. 

EDITION SPECIALE


LCI consacre ce mercredi soir une édition spéciale ""La République menacée : que faire ?", à la suite de l'hommage rendu à Samuel Paty. Invité, Jean-Michel Blanquer interviendra dans le débat.

ENSEIGNEMENT


"On voulait montrer à la France entière qu'on était là, qu'on soutenait sa famille", témoigne auprès de LCI une enseignante, venue à l'hommage rendu à Samuel Paty avec ses élèves de terminale. "On voulait lancer un message particulièrement fort pour dire que cela a été intolérable, que cela nous a tous bouleversés. Nous continuerons à enseigner la liberté d'expression, à montrer quelles sont les valeurs fondamentales de la République. A montrer, justement dans ce lieu de la Sorbonne qui éclaire la culture française depuis des siècles, qu'on est là et qu'on continue."

RETOUR EN IMAGES


Revivez en images l'entrée du cercueil de Samuel Paty dans la Cour d'honneur de la Sorbonne.

VIDÉO - L'entrée du cercueil dans la cour de la Sorbonne au son de "One" de U2

EMMANUEL MACRON


Après avoir déambulé dans la rue et échangé avec divers interlocuteurs à la suite de l'hommage national donné à Samuel Paty à la Sorbonne, Emmanuel Macron vient de remonter dans sa voiture.

JUSTICE


Parmi les sept personnes déférées, un parent d'élève et le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui, ainsi que deux collégiens de 14 et 15 ans, soupçonnés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant Abdoullakh Anzorov, en échange d'une somme d'argent de 300 à 350 euros

Assassinat de Samuel Paty : sept personnes devant un juge antiterroriste, des poursuites pour "complicité" réclamées

RENCONTRES


Emmanuel Macron poursuit son chemin, se frayant un chemin dans la foule. Il assure à tout un chacun qu'il sera présent et que des actes suivront.

ECHANGE


Emmanuel Macron a quitté la Sorbonne à pieds. Sur son chemin, il est interpellée par une professeure : "Ca fait 20 ans que je suis à l'Education nationale, ça ne peut plus durer." "On ne lâchera rien", lui répond le président avant d'ajouter : "Mais on ne peut pas changer la société en un jour."

Infos précédentes

Suivez les dernières informations dans le fil ci-dessus

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

CARTE - Quels sont les 54 départements soumis au couvre-feu ?

EN DIRECT - Covid-19 : la France franchit le cap du million de cas depuis le début de l'épidémie

Coronavirus : "On ne parle pas d’une vague mais d’une marée haute qui risque de durer des mois"

Comment Bertrand-Kamal a quitté "Koh-Lanta : les 4 Terres" à la surprise générale

"Des femmes qui n'aiment pas les hommes" : les propos de Maïwenn sur les féministes ne passent pas

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent