EN DIRECT - Attaque au hachoir à Paris : l'assaillant mis en examen pour "tentatives d'assassinats" terroristes

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Police

PARIS - Quatre jours après l'attaque terroriste survenue près des anciens locaux de Charlie Hebdo, l'assaillant présumé est encore en garde à vue ce mardi. Les deux blessés, eux, sont toujours en observation. Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, s'exprime en début d'après-midi. Suivez les dernières informations en direct.

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L'ASSAILLANT MIS EN EXAMEN


L'attaquant au hachoir qui a fait deux blessés graves à Paris vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo a été mis en examen mardi pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", a appris l'AFP auprès du parquet national antiterroriste (Pnat).


Un juge antiterroriste a également mis en examen pour "association de malfaiteurs" terroriste cet homme qui pensait viser l'hebdomadaire satirique et se présente désormais comme Zaheer Hassan Mahmoud, né au Pakistan il y a 25 ans. Le Pnat a demandé son placement en détention provisoire.

L'ASSAILLANT MIS EN EXAMEN


L'attaquant au hachoir qui a fait deux blessés graves à Paris vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo a été mis en examen mardi pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", a appris l'AFP auprès du parquet national antiterroriste (Pnat).


Un juge antiterroriste a également mis en examen pour "association de malfaiteurs" terroriste cet homme qui pensait viser l'hebdomadaire satirique et se présente désormais comme Zaheer Hassan Mahmoud, né au Pakistan il y a 25 ans. Le Pnat a demandé son placement en détention provisoire.

DARMANIN VEUT EXPULSER LES ÉTRANGERS REPRÉSENTANT UNE "MENACE"


Gérald Darmanin a adressé mardi un courrier aux préfets pour leur demander de "reconduire systématiquement les étrangers" ayant commis des "infractions graves" ou "représentant une menace grave pour l'ordre public", a-t-il indiqué sur Twitter.


"Je vous demande de mettre systématiquement en oeuvre les procédures à même d'interrompre, dans les meilleurs délais, la présence de ces personnes sur notre territoire", écrit le ministre de l'Intérieur dans ce courrier posté sur son compte Twitter dans lequel il demande aux préfets de lui rendre compte "personnellement" du nombre de reconduites chaque trimestre.


Dans ce courrier, écrit quatre jours après l'attaque au hachoir perpétrée par un ressortissant pakistanais devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, le ministre fait référence aux "évènements survenus récemment" qui "doivent vous inviter à la plus grande vigilance". 

CE QU'IL FAUT RETENIR DE CETTE CONFÉRENCE DE PRESSE 


- L'agression de deux personnes, devant l'ancien immeuble de Charlie Hebdo, le 25 septembre dernier a été extrêmement violente et n'a duré qu'une vingtaine de secondes. Pour préparer son acte, l'auteur présumé a procédé à des repérages, les 18, 22 et 24 septembre dernier, dans la rue Nicolas Appert. En colère après la publication initiale et la republication des caricatures de Mahomet, en Une de Charlie Hebdo, il a décidé de "se révolter", selon ses dires. "En arrivant dans la rue et en apercevant les victimes, il a pensé qu'elles travaillaient pour le journal et a choisi de les attaquer", a expliqué le procureur. Les victimes ont eu pour l'une, 10 jours d'ITT, et l'autre, 3 mois d'ITT et se trouve toujours hospitalisée dans un état grave.


- L'auteur présumé de l'attaque a reconnu s'appeler Zaheer Hassan Mahmoud et être né au Pakistan en 1995 et non en 2002. Sous une autre identité, il a bénéficié de l'aide sociale à l'enfance à son arrivée en France en 2018. Il "était totalement inconnu de l'ensemble des services de renseignement". Il a dit avoir quitté le Pakistan, en mars 2018 et être arrivé en France, en juillet de la même année après être passé par l'Iran, la Turquie et l'Italie. Il s'est intéressé au parti TLP, Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), dont la lutte contre le blasphème est la principale arme politique. Ce sont eux, qui avaient appelé à manifester lors de la republication des caricatures, au Pakistan.


- Sa garde a vue a été levée à 12h35, ce jour. Il est actuellement présenté à un juge, dans le cadre d'une "information judiciaire ouverte des chefs de tentatives d'assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteur terroriste à caractère criminel". Cette information s'attachera à établir les circonstances de ce projet et déterminer s'il a pu avoir une aide. 

VIDÉO - LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU PROCUREUR RICARD 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Sa garde a vue a été levée à 12h35. Il sera présenté à un juge, cet après midi, dans le cadre d'une "information judiciaire ouverte des chefs de tentatives d'assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteur terroriste à caractère criminel". Cette information s'attachera à établir les circonstances de ce projet et déterminer s'il a pu avoir une aide. 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Ce qu'il a dit : "il a reconnu la matérialité des faits et dit avoir regardé des vidéos du Pakistan, évoquant la publication initiale et la nouvelle publication ainsi que les manifestations dans son pays. En colère, il a décidé de s'en prendre à Charlie Hebdo. Il a fait des recherches et il a identifié l'immeuble, rue Nicolas Appert, sans être informé que le journal avait quitté l'immeuble après les attentats de janvier 2015. Pour préparer son acte, il a procédé à des repérages, les 18, 22 et 24 septembre dernier. Le jour des faits, il a acheté un hachoir, un marteau et des bouteilles de white spirit. Il a fait ces achats seul". 


"Son projet était d'entrer dans les locaux du journal, éventuellement, si nécessaire, à l'aide du marteau, ou de les incendier, avec le white spirit. En arrivant dans la rue et en apercevant les victimes, il a pensé qu'elles travaillaient pour le journal et a choisi de les attaquer".

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Concernant son parcours : "Judiciairement, il n'a jamais été condamné, simplement d'un rappel à la loi pour un port d'armes prohibé. Il a dit avoir quitté le Pakistan, en mars 2018 et être arrivé en France, en juillet après être passé par l'Iran, la Turquie et l'Italie. Il s'est présenté, sous cette fausse identité à l'ASE du Val d'Oise, en tant que mineur non accompagné et a été pris en charge. Entre juillet 2019 et août 2020, sous cette identité, il a fait l'objet en assistance éducative par un juge de Pontoise. Il n'a aucun titre de séjour mais avait rendez-vous le jour des faits pour sa situation administrative". 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


"L'auteur présumé des faits a déclaré s'appeler Hassan Ali, né en août 2002 au Pakistan. Dans son téléphone, une photo de passeport a été découverte, du nom de Zaher Hassan Mahmoud, né le 21 janvier 1995, né également au Pakistan. Après avoir contesté l'authenticité de ce document, il a reconnu qu'il s'agissait de sa véritable identité et être âgé de 25 ans. Il était totalement inconnu des services de renseignements", détaille le procureur Ricard.

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Le procureur de la république antiterroriste, Jean François Ricard : "Il a été interpellé au sein du métro Bastille. Au regard de ces éléments, le parquet antiterroriste s'est saisi. Les constatations ont été réalisées rue Nicolas Appert : dans un sac, deux bouteilles de white spirit ont été retrouvés, des cartes sim, ainsi qu'un billet de train Paris - Annecy du nom de Hassan Ali. Un domicile du Val d'Oise et son domicile actuel ont été perquisitionnés. D'autres personnes ont donc été placées en garde à vue, levées depuis. 


Ces derniers temps, il regardait des vidéos du TLP, un groupuscule ayant organisé des manifestations contre les caricatures. "Dans une seconde vidéo, il se présente sous un nom, et évoque les caricatures : "moi le 25 septembre, je vais aller me révolter contre ça (...) Il ne fait allégence à aucun groupe terroriste particulier", assure le procureur antiterroriste.

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Le procureur de la république antiterroriste, Jean François Ricard explique : "L'enquête a permis de préciser le déroulement : à 11H33, un homme portant des chaussures rouges et un sac a dos passe devant l'entrée de l'immeuble. Deux personnes fumaient une cigarette. Une vingtaine de secondes plus tard, l'individu attaque les deux personnes. Quand les victimes s'enfuyaient, il les a brièvement poursuivi avant de quitter les lieux. L'attaque a duré entre 15 et 20 secondes"


La jeune femme a 10 jours d'ITT et l'autre personne, a trois mois d'ITT. 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Le procureur de la république antiterroriste, Jean François Ricard démarre sa conférence de presse, en saluant la mémoire des victimes et leurs collègues. 

En direct

Le procureur de la République antiterroriste, Jean-François Ricard, tiendra une conférence de presse, ce jour, à 14h.

"LE PRÉSIDENT N'A PAS VOCATION A COMMENTER MAIS À AGIR"


Interpellé sur son absence de réaction publique après l'attaque vendredi à Paris devant  les anciens locaux de Charlie Hebdo, Emmanuel Macron a rétorqué : "Le président de la République n'a pas vocation à commenter mais à agir (...) "Il ne faut pas juger l'engagement du  président de la République à hauteur de tweets".

Le chef de l'Etat a précisé que "dans les heures qui ont suivi" l'identification des deux personnes blessées dans l'attaque, ses "proches  collaborateurs ont pu prendre attache" avec leurs familles. "J'ai ensuite laissé l'enquête se mener et le gouvernement intervenir, je  pense que c'est comme ça qu'il fallait faire les choses, mon rôle n'est pas de  me précipiter et de participer à toutes les réactions", a-t-il poursuivi.

LE PÈRE DE L'ASSAILLANT PRÉSUMÉ "FIER" DE SON FILS


Contacté par téléphone par l'AFP, le père de l'assaillant présumé de la rue Appert s'est dit "très  heureux" et "très fier" des actes de son fils, qui a "protégé l'honneur du  Prophète". "Le village tout entier est venu me féliciter", a-t-il assuré depuis le Pakistan.

NOTRE MODE DE VIE EST EN JEU 


L'avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka, a appelé à lutter contre "l'obscurantisme" suite à l'attaque au hachoir survenue vendredi. "C'est bien plus grand que nous, charlie Hebdo, c'est notre mode de vie qui est en jeu, alerte-t-il. On ne va pas laisser déterminer l'étendue de nos droits par des individus qui prennent des machettes." "Je suis atterré, effondré, comme nous tous, par ce nouvel attentat", ajoute-t-il en marge du procès du journal. Les deux personnes blessées "ont la vie sauve, heureusement." Mais, leur existence "ne sera plus jamais la même", insiste Maître Malka, qui sera l'invité de l'émission de Darius Rochebin sur la chaîne LCI dans la soirée. 

"MON ÉQUIPE EST VRAIMENT TRAUMATISÉE" 


Sur le plateau de LCI, Paul Moreira revient sur l'attaque dont deux des salariés de l'agence ont été victimes vendredi dernier. Déjà traumatisée par l'attaque de Charlie Hebdo en 2015, l'agence devrait déménager. 

UNE NOUVELLE FORME DE TERRORISME 


"Ce type est un mélange de terroriste islamiste et de détraqué", lance Paul Moreira, co-directeur de Premières lignes, sur la chaîne LCI en parlant du principal suspect de l'attaque au couteau survenue vendredi devant l'immeuble du journal satirique. "Pour moi, c'est le nouveau terrorisme." 

ENQUETE


On fait le point en vidéo.

INCERTITUDE


Alors que le principal suspect de l'attaque au couteau près des anciens locaux de "Charlie Hebdo" vendredi, dit s'appeler Ali H. et être âgé de 18 ans, des papiers d'identité trouvés dans son téléphone sèment le doute.

Il a reconnu ne pas être âgé de 18 ans : qui est vraiment l'auteur présumé de l'attaque à Paris ?

MACRON PRÊT A "RÉINTERROGER CERTAINS DISPOSITIFS"


"La menace terroriste est toujours persistante dans notre pays", a rappelé Emmanuel Macron en Conseil des ministres ce lundi. Le président de la République, qui s'exprimait pour la première fois au sujet de l'attaque au hachoir près des anciens locaux de Charlie Hebdo, qualifie les faits de "très graves." Il se dit prêt à "réinterroger certains dispositifs" à l'issue de l'enquête "si des défaillances sont constatées", rapporte son porte-parole Gabriel Attal. Le chef de l'Etat renouvelle "ses pensées, sa solidarité aux victimes et à leurs proches, sa reconnaissance aux forces de l'ordre et de secours." 

GARDES A VUE


Ce dimanche soir, six personnes sont toujours en garde à vue : l'assaillant présumé, trois anciens colocataires de son appartement de Pantin, son petit frère et une connaissance.

LE "HÉROS" QUI A FINI EN GARDE À VUE


L'avocate de Youssef, qui a tenté d'arrêter l'assaillant avant d'être interpellé, raconte à LCI le détail des événements qui ont conduit son client en garde à vue.

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8 PERSONNES TOUJOURS EN GARDE A VUE


8 personnes - dont l'auteur présumé de l'attaque de la rue Nicolas Appert - sont toujours en garde à vue ce dimanche matin. Les 7 autres personnes sont des membres de l'entourage de l'Ali H. La 9e personne - son ex-colocataire dans un hôtel social du Val d'Oise - a, lui, été relâché. 

GÉRALD DARMANIN : "LE GOUVERNEMENT N'A PAS BAISSÉ LA GARDE"


"Nous sommes toujours en guerre contre le terrorisme islamiste (...) Le gouvernement n'a pas baissé la garde", vient de déclarer le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en déplacement dans un synagogue de Boulogne à l'occasion de la fête de Yom Kippour.  "32 attentats ont été déjoués depuis 3 ans", a rappelé le ministre.

MANUEL VALLS


Dans un entretien publié demain matin par Le Parisien, l'ex-Premier ministre appelle à un "sursaut" contre l'islamisme, qu'il considère comme "l'ennemi et le défi de ce début de siècle", après l'attaque survenue hier à Paris.


"C'est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire, et notamment ceux qui incarnent le combat contre l'islam politique. C'est intolérable et cela demande un sursaut", déclare notamment Manuel Valls dans cette interview.

ENQUÊTE


Selon nos informations, l'assaillant présumé a reconnu lors de sa garde à vue avoir fait des repérages jeudi sur les lieux de l’attaque, comme le montrent des images des caméras de vidéosurveillance où le voit regarder le bâtiment et faire des aller-retours, sans rester longtemps sur les lieux. 


Selon ses déclarations, Ali H., qui ne parle pas français et pas très bien l'anglais, pensait que les locaux de l'hebdomadaire satirique se trouvaient toujours rue Nicolas Appert après avoir des recherches. Lorsqu’il a attaqué les deux victimes, c’est donc bien Charlie Hebdo qu’il visait, pensant s’en prendre à deux de ses journalistes sans savoir qu’elles appartenaient à une autre société de production. Il avait une bouteille de White-spirit avec lui dans son sac à dos et envisageait de façon hypothétique d’incendier le bâtiment. 


Le suspect, qui s’est dit offensé par les caricatures de Mahomet republiées par Charlie, ne parle pas de Daech ni d’Al-Qaïda selon une source proche de l'enquête, il se dit simplement musulman. A ce stade, il semble avoir agi seul. Aucun élément de radicalisation n'a été trouvé par les enquêteurs, ni de revendication ou de lettre d’allégeance. Mais l’enquête se poursuit, avec l’analyse de son matériel électronique et les auditions des huit personnes de son entourage placées également en garde à vue. 

"UN COMPORTEMENT HÉROÏQUE"

Un homme présenté initialement comme "le second suspect" a été relâché vendredi soir. Selon son avocate, il a en réalité tenté d'arrêter l'assaillant.

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9 GARDES À VUE

Neuf gardes à vues sont en cours au total dans le cadre de l'attaque de vendredi, indique une source judiciaire à LCI. Parmi les gardés à vue, un jeune homme de 16 ans, le frère cadet du principal suspect Ali H.

"AUCUNE MENACE CONNUE" RUE  APPERT


Interpellée par Gérald Darmanin sur le dispositif de sécurité autour de l'ancien siège de Charlie Hebdo, la préfecture de police répond samedi que "l'ancien immeuble de Charlie Hebdo ne faisait l'objet d'aucune menace connue" et que "les sociétés qui y sont actuellement hébergées n'ont fait état d'aucune menace à l'encontre de leurs personnels".

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LES VICTIMES VONT MIEUX


Selon nos informations, les deux personnes grièvement blessées vendredi vont mieux et leur pronostic vital n'est pas engagé. La jeune femme de 27 ans a été opérée par le professeur Laurent Lantieri à l'hôpital Georges Pompidou, dans le 15e arrondissement de Paris. Son collègue, âgé de 30 ans, a également été opéré à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. 

UNE FAILLE DE SÉCURITÉ ?


La rue Nicolas Appert n'était pas sécurisé vendredi au moment de l'attaque. Un défaut de surveillance qui pose question. 

"IL ASSUME SON ACTE"


Qui est Ali H. , l'auteur présumé de l'attaque de la rue d'Appert ? Voici plusieurs éléments de réponse. 

CASTEX : "LES ENNEMIS DE LA RÉPUBLIQUE NE GAGNERONT PAS"

Le Premier ministre est à la préfecture de police pour saluer l'action des forces de l'ordre et des sapeurs-pompiers mobilisés vendredi durant l'attaque du 11e arrondissement.

"C'est une chaîne de réaction qui a été mise en oeuvre, et chacun aura mesuré la redoutable rapidité et l'efficacité dont vous avez fait preuve", leur a déclaré Jean Castex. "Vous avez fait honneur à la République."

"De nombreux attentats sont régulièrement déjoués", a également déclaré le Premier ministre. "Nous ne découvrons pas la menace. Mais lorsque les événements se produisent malgré tout, la réponse est immédiate. C'est un message très fort. Les ennemis de la République ne gagneront pas."

SUSPECT

Entendu par les enquêteurs, il "assume" ses actes. Qui est Ali H., le principal suspect de l'attaque de vendredi ?

Il aurait agi seul : qui est Ali H., l'auteur présumé de l'attaque à Paris ?

CASTEX ET DARMANIN À LA PRÉFECTURE DE POLICE

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur se rendent à la préfecture de police pour saluer les représentants des différents services mobilisés durant l'attaque de vendredi, indique-t-on à LCI. 

Urgent

LE PRINCIPAL SUSPECT "ASSUME"

L'individu interpellé vendredi, principal suspect dans l'attaque au hachoir dans le 11e arrondissement, "assume son acte", indiquent des sources proches de l'enquête à LCI.

Cet homme, qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans, invoque "le contexte de la republication des caricatures par Charlie Hebdo", ajoute l'une de ces sources.

Il affirme ne pas savoir que les deux personnes qu'il a grièvement blessées appartenaient à une entreprise de presse, ayant choisi le lieu par référence à Charlie Hebdo. Il aurait également précisé avoir fait des repérages avant l'attaque, a indiqué une autre source au Parisien.

S'agissant de son identité, toujours incertaines, des demandes de vérification ont été adressées aux autorités pakistaises. 

ÉLYSÉE

"L'Elysée a pris contact avec les familles des victimes pour leur faire part de notre total soutien et de notre sympathie", indique l'entourage présidentiel à LCI. "Le président de la République est évidemment tenu informé en temps réel des avancées, comme il l'était hier depuis son bureau au moment de l'attentat", nous précise-t-on. 

Urgent

UNE NOUVELLE GARDE À VUE


Voici les dernières informations sur l'enquête en cours ce samedi : 


- La garde à vue du deuxième suspect qui avait été interpellé  la sortie du métro a été levée dans la nuit de vendredi à samedi.  Il a été relâché libre et sans poursuite.Son récit qui  "consiste à dire qu'il a  été témoin, a poursuivi l'auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par  l'enquête" dans cette agression, indique une source judiciaire.


- Outre les cinq personnes de l'entourage de l'auteur présumé de l'attaque interpellées à Pantin, une sixième personne a été placée en garde à vue dans la nuit. Il s'agit de l'ancien colocataire principal de Ali H. lorsque ce dernier habitait dans le Val d'Oise, ce qui porte donc à sept le nombre de garde à vue en cours. 

UN QUARTIER SOUS LE CHOC


Les équipes de TF1 se sont rendues après l'attaque dans le quartier de l’ex-siège de Charlie Hebdo, de nouveau meurtri.

VIDÉO


Georges Brenier, spécialiste police-justice de TF1 et LCI, fait le point sur le profil du principal suspect de l'attaque :

PERQUISITIONS EN COURS


Des perquisitions sont actuellement en cours à Pantin au domicile présumé du principal suspect, peut-on voir sur l'antenne de LCI. Plusieurs personnes sont ressorties menottées.

CINQ HOMMES ARRÊTÉS 


Cinq hommes, nés entre 1983 et 1996 et tous d'origine pakistanaise, ont été placés en garde à vue vendredi dans l'enquête antiterroriste sur l'attaque au hachoir à Paris, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, a appris l'AFP de source judiciaire.


D'après cette source, ces cinq hommes ont été interpellés à Pantin (Seine-Saint-Denis) par les enquêteurs lors d'une perquisition à l'un des domiciles supposés du principal suspect de cette attaque. Ces cinq gardes à vue s'ajoutent à celle du principal suspect et d'un autre homme, interpellées juste après l'attaque

DARMANIN


Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, invité sur France 2, explique que "les choses semblent bien avancées pour confondre l'auteur" qui dit être âgé de 18 ans. Il s'agirait d'un mineur isolé, originaire du Pakistan, arrivé sur le sol français il y a trois ans. Si l'identité de cet individu doit encore être consolidée, "manifestement, il s'agit d'un acte de terrorisme islamiste", explique le locataire de Beauvau qui précise que cet homme n'était pas connu des services de police pour la radicalisation. Il avait bien été arrêté il y a un mois, pour port d'arme, un tournevis, explique le ministre. Un rappel  à la loi lui avait été donné.

"VIOLATION DU SECRET DE L'ENQUÊTE"


Le procureur de Paris Rémy Heitz annonce par communiqué avoir ouvert une enquête pour "violation du secret de l'enquête" après la diffusion sur les réseaux sociaux de plusieurs photos, dont celle d'un homme présenté comme le premier suspect interpellé place de la Bastille. Vêtu d'un survêtement gris, assis sur une chaise, l'homme regarde l'objectif et semble avoir les mains entravées dans le dos.

LE SOUTIEN DE GIUSEPPE CONTE


Sur Twitter, le chef du gouvernement italien est venu apporter son soutien : "Solidarité avec la France face au vil attentat aux alentours des anciens locaux de Charlie Hebdo. Nous sommes proches du peuple français et suivons avec appréhension l'évolution de la situation. L'Italie est aux côtés de ceux qui combattent la violence, sous toutes ses formes", a écrit sur Twitter Giuseppe Conte.

NOUVEAU TRAUMATISME POUR LES SALARIES DE PREMIÈRES LIGNES 


Les deux personnes blessées ce vendredi dans l'attaque survenue rue Nicolas-Appert travaillent pour l'agence de presse Premières Lignes. Bien que l'on ignore pour l'heure si ses locaux étaient visés en particulier, cette dernière était au cœur de l’attentat de "Charlie Hebdo" il y a cinq ans.

Attaque à Paris : nouveau traumatisme pour l'agence Premières lignes, 5 ans après Charlie Hebdo

LA REACTION DE JEAN CASTEX 


"Aux familles des victimes, à leurs proches, à leurs collègues, je veux dire la solidarité et le soutien de la Nation. Reconnaissance et gratitude aux forces de sécurité et secours qui sont immédiatement intervenues avec sang-froid, courage et professionnalisme", détaille le Premier ministre, dans un tweet.

LA RÉACTION DE Me RICHARD, AVOCATE DU FILS DE BERNARD MARIS


L'avocate se dit "bouleversée" et "en colère" mais rappelle que cette attaque n'a pas à intervenir dans le procès qui se tient actuellement.

CE SOIR DANS 24H SUR LCI 


Amélie Carrouer et ses invités se poseront diverses questions ce soir. Voici le sommaire : que sait-on de l’attaque survenue près des anciens locaux de Charlie Hebdo ? Qui sont les suspects ? Où en est la menace terroriste en France ?


Voici les invités : 

Philippe Val – Journaliste, ancien directeur de Charlie Hebdo

Roger Marion – L'ancien chef de la division nationale antiterroriste

Eric Delbecque – Expert de sécurité, ancien responsable de la sûreté de Charlie Hebdo après les attentats

René-Georges Querry – Ancien chef de l'unité de coordination de lutte antiterroriste (UCLAT)

Aujourd'hui dans 24h Pujadas : Attaque à Paris – Que sait-on de l’attaque survenue près des anciens locaux de Charlie Hebdo ?

ENQUÊTE SUR LE PRINCIPAL SUSPECT 


L'auteur principal de l'attaque survenue vendredi près de l'ancien siège de Charlie Hebdo, qui a fait deux blessés, a été interpellé et placé en garde à vue. L'assaillant dit être âgé de 18 ans et d'origine pakistanaise. Voici ce que l'on sait de lui. 

Il aurait agi seul : qui est Ali H., l'auteur présumé de l'attaque à Paris ?

Infos précédentes

Deux personnes ont été blessées à l'arme blanche à Paris vendredi après une attaque au hachoir de boucher près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo, en plein procès des attentats meurtriers qui l'avaient notamment visé en janvier 2015. Un homme a été arrêté et placé en garde à vue. Il dit être de nationalité pakistanaise et serait arrivé en France il y  trois ans. 

Il s'agit "manifestement d'un acte de terrorisme islamiste", a indiqué dans la soirée Gerald Darmanin. 

Les deux victimes se trouvaient en "urgence absolue" mais leurs jours ne sont pas en danger.

Huit autres personnes ont été interpellées par les enquêteurs qui cherchent à déterminer si le suspect a pu, ou non, bénéficier de complicité. Sept étaient toujours en garde à vue ce dimanche. 

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