EN DIRECT - Attentat de Conflans : le meurtrier a dit avoir "vengé le prophète" dans un message audio en russe

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ATTENTAT - Un hommage national est rendu ce mercredi à Samuel Paty, le professeur d'histoire assassiné vendredi à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. L'enquête, elle, se poursuit. Suivez les dernières infos en direct.

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REPLAY : LA CONFÉRENCE DE PRESSE EN INTÉGRALITÉ 

CE QU'IL FAUT RETENIR DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE JF RICARD


-  Seize personnes ont été placées en garde à vue. 9 d'entre elles ont été levées. 7 personnes dont deux mineurs ont été déférés pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", du chef  de "complicité d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "d'association de malfaiteurs terroristes en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes". L'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty a été confiée à un juge d'instruction.


- Le procureur a beaucoup insisté sur le lien de causalité entre les agissements de Brahim C. Et Séfrioui, et la mort de Samuel Paty. "Il est clair que le professeur a été désigné comme cible sur les réseaux sociaux, par les deux hommes", a-t-il dit. L'enquête a démontré qu'Anzorov lisait un article faisant état d'un professeur ayant montré les caricatures dans un collège. Il s'est directement inspiré des vidéos de Brahim C., reprenant dans les notes de son téléphone, le nom du professeur, et le collège. 


- Parmi les sept personnes qui ont été déférées devant la justice se trouvent également deux collégiens de 14 et 15 ans, soupçonnés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant Abdoullakh Anzorov, en échange d'une somme d'argent de 300 à 350 euros.


- L’assassinat de Samuel Paty s'inscrit dans un "contexte d'appels aux meurtres" lancés depuis la republication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo début septembre avant l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 à Paris, a indiqué mercredi le procureur antiterroriste.

LA HAINE EN LIGNE AU PROGRAMME DE JEAN CASTEX A BRUXELLES


Jean Castex devrait aborder avec la présidente de la Commission européenne, ce vendredi à Bruxelles, la question de la haine en ligne, a-t-il indiqué mercredi au Sénat. "Il faut impérativement nous attaquer plus fortement encore à ceux qui manipulent et à ceux qui transmettent la haine", a souligné le Premier ministre lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement.


Il a indiqué que la question de l'évolution des directives communautaires pour mieux responsabiliser les hébergeurs internet sera "un des premiers sujets" qu'il abordera vendredi à Bruxelles avec la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. "Ca sera une de nos premières priorités", a-t-il martelé.

DES TAGS INJURIEUX SUR UNE MOSQUÉE DE BORDEAUX 


La nuit dernière, des tags injurieux et des dégradations ont été commis Sur une mosquée de Bordeaux, indique l'AFP.  "Des dégradations ont été commises cette nuit sur la mosquée Nur El Mohamedi, rue des Menuts à Bordeaux, avec des inscriptions sur les murs et des vitres brisées", a annoncé dans un communiqué la préfecture, ajoutant qu'une enquête judiciaire était en cours.


Le préfet délégué pour la sécurité et la défense, Martin Guespereau, s’est entretenu mercredi matin avec les responsables du culte musulman, et leur a fait part du soutien de l’État, ajoute la préfecture, selon laquelle des patrouilles seront déployées aux abords des lieux de prières.


La préfète de la Gironde, Fabienne Buccio, appelle quant à elle, "en cette journée d'hommage national" à Samuel Paty "à l’unité de tous et condamne avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables qui n’ont pas leur place dans la République française".

ANZOROV A ENVOYÉ UN MESSAGE AUDIO EN RUSSE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX


Selon l'AFP, le meurtrier de Samuel Paty a envoyé un message audio en russe sur les réseaux sociaux après avoir posté la photo de sa victime. Dans ce message authentifié par la source et dont l'AFP a eu connaissance, il dit, dans un russe hésitant, qu'il a "vengé le prophète", en reprochant au professeur d'histoire-géographie de l'avoir "montré de manière insultante".

REPLAY : LA CONFÉRENCE DE PRESSE EN INTÉGRALITÉ 

CE QU'IL FAUT RETENIR DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE JF RICARD


-  Seize personnes ont été placées en garde à vue. 9 d'entre elles ont été levées. 7 personnes dont deux mineurs ont été déférés pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", du chef  de "complicité d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "d'association de malfaiteurs terroristes en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes". L'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty a été confiée à un juge d'instruction.


- Le procureur a beaucoup insisté sur le lien de causalité entre les agissements de Brahim C. Et Séfrioui, et la mort de Samuel Paty. "Il est clair que le professeur a été désigné comme cible sur les réseaux sociaux, par les deux hommes", a-t-il dit. L'enquête a démontré qu'Anzorov lisait un article faisant état d'un professeur ayant montré les caricatures dans un collège. Il s'est directement inspiré des vidéos de Brahim C., reprenant dans les notes de son téléphone, le nom du professeur, et le collège. 


- Parmi les sept personnes qui ont été déférées devant la justice se trouvent également deux collégiens de 14 et 15 ans, soupçonnés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant Abdoullakh Anzorov, en échange d'une somme d'argent de 300 à 350 euros.


- L’assassinat de Samuel Paty s'inscrit dans un "contexte d'appels aux meurtres" lancés depuis la republication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo début septembre avant l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 à Paris, a indiqué mercredi le procureur antiterroriste.

LE JOURNAL "LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE" PORTE PLAINTE 


Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a porté plainte pour menaces après avoir reçu plusieurs messages haineux suite à la publication d'une caricature de Mahomet dimanche, indique l'AFP.


L'enquête, qui fait "suite à des commentaires envoyés sur la page Facebook de l'antenne locale" de l'Indre, a été confiée au SRPJ de Limoges, a précisé le parquet.


Dimanche, le journal, sous la bannière "Innommable!", avait réagi à la décapitation de l'enseignant Samuel Paty en reproduisant en Une la célèbre couverture de Charlie Hebdo "Mahomet débordé par les intégristes". Dans cette Une de l'hebdomadaire satirique, initialement publiée en février 2006, le prophète, caricaturé par Cabu, s'exclamait alors: "C'est dur d'être aimé par des cons".

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Séfrioui, lui réfutait toute responsabilité. Il s'inscrit dans la mouvance radicale depuis son arrivée en France en 1982. "Il convient d'évoquer le contexte particulier dans lequel les messages de Brahim C. sont apparus, à partir du 7 octobre", explique ensuite le procureur. Il a fait état de la diffusion d'une image du prophète nu, il donne ensuite le nom et le collège de l'enseignant. 


"Le contexte de la diffusion de ces messages, a aussi été précédé entre le 9 et le 11 septembre, par trois communications de différents organes d'AlQaida. Elles avaient pour objet d'appeler notamment au meurtre de celui qui diffusait ces dessins. L'attaque d'Anzorov s'inscrit dans ce contexte d'appel au meurtre", a précisé Jean-François Ricard. 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Séfrioui, qui avait accompagné Brahim C. au collège, pour un entretien avec la principale du collège a "pris l'initiative de réaliser une vidéo, avec l'interview de la jeune fille et son père". La vidéo dure 10 minutes et a été diffusée sur son compte Youtube, le 11 octobre. Séfrioui désigne l'école ou "l'abject a encore eu lieu". Samuel Paty est désigné comme un "voyou-enseignant". Le massacre de Srebrenica est, selon lui, une évolution possible de la situation des musulmans. Il s'y présente comme un membre du bureau des conseils des imams de France. 


L'enquête a démontré qu'Anzorov lisait un article faisant état d'un professeur ayant montré les caricatures dans un collège. Il s'est directement inspiré des vidéos de Brahim C., reprenant dans les notes de son téléphone, le nom du professeur, et le collège. Brahim C. reconnait avoir été contacté par Séfroui, le 7 octobre, après la publication d'un message. Un contact a été établi depuis le 25 septembre, entre les deux hommes. Puis 53 contacts, entre le 8 et le 16 octobre. Il réfutait toute idée de violence à l'encontre du professeur. Brahim C. et Anzorov ont, selon le procureur, échangé à plusieurs reprises, du 9 au 13 octobre.

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Concernant Abdelhakim Séfrioui et Brahim C, le procureur insiste sur le lien de causalité entre leurs agissements et la mort de Samuel Paty. "Il est clair que le professeur a été désigné comme cible sur les réseaux sociaux, par les deux hommes", indique Mr Ricard. Un premier cours sur la liberté d'expression, avec la diffusion des caricatures a lieu, le 5 octobre. La fille de Brahim C. n'appartenait pas à cette classe de 4e. C'est le 6 octobre que la leçon a été dispensée dans la classe de la jeune fille, absente pour maladie. 


"La polémique enclenchée par Brahim C. reposait sur des faits, factuellement inexacts", dit-il. Le 7 octobre au soir, il publie trois messages dans lesquels il raconte les faits, selon la version de sa fille, laissant ses coordonnées. Il liait l'exclusion de sa fille à ces faits. En réalité, l'exclusion n'avait rien à voir avec ces faits. Le lendemain, il publie une vidéo sur Facebook, reprise sur Youtube ensuite. L'abonné mentionnait alors le nom de l'enseignant et celui du collège. Certains abonnés ont tenu des propos menaçant à l'encontre du professeur, détaille le procureur.

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Il résulte qu'à l'arrivée d'Anzorov aux abords du collège, il cherchait à identifier, Samuel Paty. Il a abordé un élève en lui proposant 300 euros. Le collégien accepte et reste avec Anzorov jusqu'à l'arrivé de ses camarades. Certains élève se joignent à lui, après avoir expliqué sa mission, d'autres partent. Les deux mineurs décrivent alors Samuel Paty au terroriste. Il explique avoir l'intention de filmer le professeur qui devait s'excuser pour la présentation de ces caricatures, "de l'humilier et le frapper". Peu avant 17h, des adolescents désignent Samuel Paty, qui sort du collège et Anzorov se lance à la poursuite de la victime.


Deux autres personnes sont soupçonnées d'avoir aider Anzorov et accompagner dans une coutellerie à Rouen. Cette arme sera retrouvée à proximité du terroriste. Il a reconnu avoir été démarché pour l'achat d'une arme à feu. Le second a accompagné Anzorov dans la coutellerie, puis véhiculé le terroriste, dans deux magasins d'Osny, où il a acheté deux pistolets AirSoft. A ce stade, ils contestent avoir eu connaissance des "projets mortifères" d'Anzorov.


Un troisième homme est déféré et mis en examen pour partager des positions radicales de l'auteur. Ces trois hommes ont reconnu avoir constaté un changement de comportement d'Anzorov et d'apparence physique. 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Jean-François Ricard entame sa conférence de presse. Il explique que les faits demeurent plus précis, en raison des investigations menées par les policiers. 16 personnes ont été placées en garde à vue. 9 d'entre elles ont été levées. 7 personnes dont deux mineurs ont été déférés pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", du chef  de "complicité d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "d'association de malfaiteurs terroristes en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes". 


Parmi les sept personnes qui ont été déférées devant la justice se trouvent également deux collégiens de 14 et 15 ans, soupçonnés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant Abdoullakh Anzorov, en échange d'une somme d'argent de 300 à 350 euros, a expliqué le magistrat lors d'une conférence de presse. "L'identification du professeur a été possible par deux mineurs dont l'implication dans  l'identification de la victime est apparue comme probante", explique le procureur. 

CONFÉRENCE DE PRESSE 


Dans quelques minutes, le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard va tenir une conférence de presse, sur cette attaque. Cette conférence est à suivre en direct sur LCI.fr et sur LCI.

HOMMAGE


La ville de Nice a rendu hommage à Samuel Paty.

Nice a rendu hommage au professeur d'histoire-géo ce mercredi matin

HOMMAGE


Anne Hidalgo, Marine Le Pen, François Hollande, Edouard Philippe, Manuel Valls ou encore Lionel Jospin seront présents ce mercredi soir à l'hommage national rendu à Samuel Paty.

RÉACTION


"Il faut nous protéger, nous Français de confession musulmane" a réagi Hassen Chalghoumi, président de la Conférence des imams de France, sur le plateau de LCI ce mercredi.

MACRON


Le président Emmanuel Macron a de nouveau rendu hommage à Samuel Paty en postant une photo de l'enseignant sur son compte Twitter.

EDUCATION NATIONALE


"C'est une rentrée qui sera historique à bien des titres et nous entendons prendre un moment pour aborder ces questions-là" indique Attal concernant d'éventuelles décisions prises concernant la rentrée des élèves à partir du 2 novembre prochain, à savoir d'éventuels cours de sensibilisation à la caricature.

SÉPARATISME : DES MESURES BIENTÔT ANNONCÉES


"Des annonces seront faites le plus rapidement possible" a annoncé Gabriel Attal concernant le projet de loi sur le séparatisme. "D'autres dissolutions seront prononcées dans les prochaines semaines" a ajouté le porte-parole du gouvernement. Cela pourrait concerner le CCIF et BarakaCity.

LE COLLECTIF CHEIKH YASSINE OFFICIELLEMENT DISSOUT


"Nous avons ce matin prononcé la dissolution du collectif Cheikh Yassine, impliquée dans l'attentat de vendredi dernier" a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce mercredi au Palais de l'Elysée, ajoutant : "Trop longtemps, des associations dites culturelles ont été le cheval de Troie des islamistes. (...)  Le mal a été nommé : c'est l'islamisme politique. C'est une bataille sécuritaire et culturelle qui va durer mais nous la mènerons."

MOSQUÉES MENACÉES : DARMANIN CONDAMNE


Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a condamné les menaces et actes de violences visant des mosquées de Béziers et de Bordeaux.

SIGNIFICATION


L'expression a été brandie sur des badges lors des manifestations dimanche en hommage à Samuel Paty.

Mort de Samuel Paty : pourquoi appelle-t-on les professeurs les "Hussards noirs de la République" ?

GERALD DARMANIN DÉPOSE PLAINTE CONTRE UN BLOG HÉBERGÉ PAR MEDIAPART


Gérald Darmanin a déposé plainte, ce mercredi pour "diffamation publique envers la police nationale" après la publication sur un blog hébergé par Mediapart d'un texte accusant la police de "barbarie" pour avoir "exécuté" l'assassin de Samuel Paty. Dans son courrier au procureur de la République de Paris qu'il a posté sur son compte Twitter, le ministre de l'Intérieur fait référence au blog "hors les murs" publié le 19 octobre sur le site blog-mediapart.fr.


L'article visé par le ministre intitulé "Exécution sommaire du suspect: nouvelle norme en matière de terrorisme?" commente une vidéo amateur tournée au moment où les policiers font feu sur le jeune réfugié d'origine russe tchétchène alors qu'il vient de décapiter Samuel Paty. "Par ces propos, les policiers et l'ensemble de la police nationale sont accusés de 'barbarie policière'", estime notamment M. Darmanin dans son courrier pour argumenter sa plainte.

UNE SEMAINE DE LA LAÏCITÉ DANS LES ECOLES ? 


Ce mercredi 21 octobre, la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a proposé "une semaine, dans toutes les écoles" en France dédiée à la "laïcité", quelques jours après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty en région parisienne. "Nous devons défendre notre République indivisible, laïque, démocratique et sociale", clame Anne Hidalgo dans une tribune publiée mercredi par Libération.


"Je souhaite, en lien avec les Maires de France, qu'une semaine, dans toute les écoles, les collèges et les lycées de France, soit dédiée à la laïcité et aux valeurs de la République autour du 9 décembre, journée nationale de la laïcité", écrit la maire de Paris. "Je n'accepterai pas que l'école de la République soit une cible pour ceux qui voudraient imposer une idéologie au-dessus des lois qui font la France", écrit la maire de Paris. "Nous n'avons jamais accepté de renier notre liberté de rire de tout, nous n'avons pas abdiqué notre manière de vivre, nous ne céderons pas sur notre liberté d'enseigner".

HOMMAGE EN NOUVELLE-CALÉDONIE 


Ce mercredi en Nouvelle-Calédonie, deux hommages ont été rendus à l'enseignant assassiné Samuel Paty, lors d'une cérémonie officielle dans un collège puis à l'occasion d'un rassemblement citoyen, à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme. "Parce qu'un enseignant de 47 ans a pleinement accompli son travail de pédagogue, en tentant de donner à des enfants la seule arme dont ils auront besoin pour comprendre le monde, l'instruction, il a été tué par un extrêmiste", a déclaré Thierry Santa, président du gouvernement collégial, repris par l'AFP.


Il a prononcé cette allocution en hommage au professeur d'histoire-géographie décapité le 16 octobre à Conflans-sainte-Honorine par un réfugié d'origine tchétchène, durant une  cérémonie solennelle organisée sous le préau du collège de Magenta, à Nouméa, où s'étaient rassemblés de nombreux enseignants et élèves, portant un ruban blanc, et où des affiches "Nous sommes Samuel" avaient été placardées.

SPORT : BRASSARDS NOIRS ET MINUTES DE SILENCE PRÉVUS


Après une réunion sous la direction de la ministre des Sports Roxana Maracineanu, le monde du sport va rendre hommage à Samuel Paty lors des prochaines manifestations sportives. "L’ensemble des acteurs du sport professionnel est mobilisé pour rendre hommage à Samuel Paty et afficher sa solidarité avec la communauté éducative en ces temps troublés" peut-on lire dans le communiqué.


"Les championnats de basket-ball féminin et masculin, de handball, de football, de rugby, de volley-ball et le championnat masculin de hockey-sur-glace joueront les matchs de la semaine avec un brassard noir (a minima les capitaines) tout comme l’Olympique de Marseille face à l’Olympiacos ce mercredi. La Ligue 1 de football, le Top 14 de rugby et la rencontre internationale entre l’Equipe de France de Rugby et le Pays de Galles seront également marqués par une minute de silence en mémoire de Samuel Paty" indique le ministère des Sports.

UNE MOSQUÉE DE MONTPELLIER VISÉE PAR DES MENACES


Une plainte a été déposée mardi par l'association culturelle des français musulmans de Béziers (ACFMB) après la publication sur Facebook d'un message appelant à "cramer la mosquée" de cette ville de l'Hérault, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.


L'association a découvert le 17 octobre, au lendemain de la décapitation d'un enseignant en banlieue parisienne, ce message sur "un réseau social", déclare dans un communiqué le procureur de Béziers Raphaël Balland. Cet appel ne précisait pas laquelle des cinq mosquées de la ville dirigée par le maire d'extrême droite Robert Ménard serait visée.

DISSOLUTION DE BARAKACITY : L’INTÉRIEUR ENGAGE LES PROCÉDURES


Les autorités ont officiellement engagé une procédure de dissolution visant l'ONG humanitaire BarakaCity en raison de messages de son président qui peuvent être "caractérisés comme apologiques d'actes de terrorisme", selon un document du ministère de l'Intérieur obtenu par l'AFP. 


Fondée en 2010, cette association fait partie des structures dans le collimateur des autorités depuis l'assassinat du professeur Samuel Paty, en raison de ses accointances supposées avec l'islam radical. 


La notification du ministère, envoyée mardi soir au président de l'association Driss Yemmou Sihamedi, donne à BarakaCity un délai de "cinq  jours" pour contester la demande de dissolution administrative, qui devra être formellement actée par un décret en Conseil des ministres.

HOMMAGE NATIONAL


La présidente du RN Marine Le Pen sera présente parmi les 400 invités à l'hommage national rendu à Samuel Paty, prévu ce mercredi soir à partir de 19h30.

CHRISTIAN JACOB


Le président des Républicains a estimé qu'on ne pouvait pas "éviter le débat sur le contrôle de l'immigration"

VIDÉO - Selon Christian Jacob, "il y a un lien direct entre immigration et islam radical"

CONFÉRENCE DE PRESSE


Pour rappel, le procureur de la République antiterroriste doit tenir une conférence de presse consacrée à l'assassinat de Samuel Paty ce mercredi à 15 heures.

RÉACTION


Invité de RMC ce mercredi, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand s'est exprimé sur le rôle des enseignants à l'école : "Les parents doivent donner l'éducation à leurs enfants, mais ce sont les professeurs qui sont chargés de l'instruction. Ils ne sont pas chargés de se substituer aux parents défaillants, pas plus que les parents n'ont à venir dire comment il faut enseigner." "L'école, ce n'est pas un lieu de démocratie participative", a-t-il ajouté. "Les parents devraient rester hors de l'école et foutre la paix aux profs", a-t-il jugé.

MARINE LE PEN


Marine Le Pen a affirmé mercredi qu'elle voterait "très certainement" le projet de loi en préparation contre les  séparatismes et l'islamisme radical. Interrogée sur Europe 1 pour savoir si elle voterait en faveur de ce texte renforçant la laïcité et la lutte contre les séparatismes, qui doit être présenté en Conseil des ministres le 9 décembre, la présidente du Rasemblement  national et députée a répondu: "très certainement oui". "Même si ça n'est qu'un pas sur les mille pas qu'il faut faire, de toute façon c'est mieux qu'absolument rien", a fait valoir l'élue du Pas-de-Calais et candidate à la présidentielle.

ECLAIRAGE


Mardi sur LCI, Jordan Bardella avait mis en avant de nombreuses données censées témoigner de l'emprise islamiste dans le pays.

Lutte contre l'islamisme : combien y a-t-il de mosquées "radicales" en France ?

RÉACTION


L'ancien garde des Sceaux, Robert Badinter a salué la mémoire de Samuel Paty sur France Inter ce mercredi matin : "Un héros de la liberté, un héros tranquille, anonyme. Qu'il soit salué, qu'on se taise, qu'on rende hommage, qu'on ne se déchire pas."

MARINE LE PEN


Sur Europe 1 ce mercredi matin, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a exigé "des lois d'exception, des juridictions d'exception". "Pour gérer cette problématique, il faut des magistrats spécialisés et des lois spécifiques. Tout en restant dans l'état de droit", a-t-elle insisté avant d'ajouter : "Beaucoup d'enseignants dont Samuel Paty sont abandonnés face aux atteintes à la laïcité, face aux parents imprégnés par cette idéologie islamiste."

CHRISTIAN JACOB


Samuel Paty "a bénéficié du soutien de son chef d'établissement mais au delà le doute est permis sur le soutien de sa hiérarchie, c'est le moins qu'on puisse dire en lisant la presse", a encore estimé le président des Républicains, soulignant qu'"une enquête est engagée".

CHRISTIAN JACOB


"Je pense que le voile est devenu un outil de propagande et de provocation", a estimé Christian Jacob sur LCI, se disant "favorable à ce qu'il soit interdit à l'université." Selon lui "à force d'être sur ce terrain (de la stigmatisation), on n'agit pas".

CHRISTIAN JACOB 


"C'est trop facile de dire 'taisez vous, on est dans le recueillement',"  a estimé ce mercredi le président des Républicains niant toute forme d'opportunisme, estimant qu'"il faut réagir" et "qu'Assemblée, on est là pour ça".


"Nous sommes un groupe de droite qui depuis 2015 a déposé 37 propositions de loi sous les gouvernements Hollande ou sous ce gouvernement", a-t-il rappelé également, jugeant que "ça ne se voit pas (que le gouvernement actuel agit)". Et d'insister : "depuis trois ans, qu'est-ce qui a été fait ? Et on ne peut pas dire qu'on n'ait pas alerté."

CHRISTIAN JACOB


"On ne peut pas éviter d'avoir ce débat sur l'immigration et sur le contrôle de l'immigration", a déclaré le président des Républicains et député LR de Seine-et-Marne ce mercredi sur LCI, estimant qu'"il y a un lien direct entre l’immigration incontrôlée et le communautarisme et entre le communautarisme et l'islam radical."


"Quand vous arrivez dans un pays quel qu'il soit, l'intégration est toujours un moment compliqué donc vous avez la tentation de vous regrouper par communauté et donc vous créez un mouvement de communautarisme", a-t-il ajouté. 

HOMMAGE


Voici ce qu'il faut savoir sur cette cérémonie qui aura lieu en fin de journée.

Comment va se dérouler l'hommage national à Samuel Paty

COMMENT SUIVRE LA CÉRÉMONIE


Dès 18h sur LCI et à partir de 19h sur TF1. Découvrez notre dispositif exceptionnel, avec notamment, à 21h, notre émission spéciale sur LCI (canal 26) intitulée "La République menacée : que faire. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education et l'ex-Premier ministre Manuel Valls participeront aux débats. Tous les détails ici ⤵️

Mort de Samuel Paty : l'hommage national en direct sur TF1 et LCI mercredi

LA RÉACTION DE FRANCOIS FILLON


L'ancien Premier ministre et ministre de l'Education François Fillon s'est exprimé dans une interview accordée à l'Express ce mercredi. "Une partie significative de la communauté musulmane refuse de s'intégrer, d'accepter les règles de la République et de la vie en commun. La situation à l'école n'est que la conséquence de cette situation générale" explique-t-il.

RÉACTION


"Nos lois sont obsolètes et manquent d'efficacité" estime Laetitia Avia, député LaRem de Paris, à l'origine d'une proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux sur internet, retoquée par le Conseil constitutionnel. "Il faut s'assurer que les plateformes fassent le nécessaire concernant la modération" a-t-elle ajouté, qui regrette le manque de sanctions, notamment financières, envers les plateformes de réseaux sociaux.

LES EXPLICATIONS DU MAIRE DE CONFLANS


Joint par LCI ce mercredi matin, le maire de Conflans-Saint-Honorine Laurent Brosse est revenu sur l'hommage national prévu ce mercredi soir : "Ce sera un temps fort, après l'hommage rendu hier à Conflans-Saint-Honorine, c'est important quelques jours après l'assassinat sauvage de Samuel Paty qu'on puisse rendre hommage à sa personne."


"J'ai eu l'information le vendredi 9, c'est-à-dire quatre jours après le cours délivré par Samuel Paty, des premières difficultés rencontrées par l'établissement et que quelques familles souhaitaient être rencontrées. La vidéo du père de famille commençait à circuler sur les réseaux sociaux" explique l'élu.


Avant d'ajouter : "Et j'ai en effet alerté le renseignement territorial, qui m'avait indiqué avoir déjà l'information. Une note du renseignement territorial a été écrite le 12 octobre, c'est-à-dire trois jours après que je les ai alertés."

HOMMAGE


La Première dame a tenu à saluer la mémoire de cet enseignant dans une lettre sobrement intitulée "être prof".

"Avec vous, nous sommes tous Profs" : la lettre de Brigitte Macron en hommage à Samuel Paty et aux enseignants

PATY CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR : LE DÉCRET PUBLIÉ AU JOURNAL OFFICIEL


Le professeur Samuel Paty, assassiné vendredi à Conflans-Saint-Honorine, a été fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, comme annoncé par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. Le décret a été publié au Journal officiel ce mercredi.

SEPT PERSONNES DÉFÉRÉES


Sept personnes, dont deux mineurs, ont été déférées dans la nuit pour être présentées mercredi à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles mises en examen après l'assassinat vendredi du professeur Samuel Paty.


Parmi elles, Brahim C., le parent d'élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur. Les enquêteurs antiterroristes s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, Abdoullakh Anzorov. 


Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce parent d'élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge mercredi.


Egalement déférés, deux mineurs sont soupçonnés d'avoir reçu de l'argent de l'assaillant en échange de renseignements sur la victime.

AVERTISSEMENT


Le maire de Conflans-Sainte-Honorine a révélé ce mardi avoir alerté les services de renseignement pour réclamer un dispositif de protection autour de Samuel Paty.

Assassinat de Samuel Paty : le maire de Conflans avait alerté les services de renseignement

RELIGION


Alors que le grand imam sunnite égyptien d'Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, a qualifié ce mardi d"acte criminel odieux" la décapitation de Samuel Paty, tout en estimant qu'insulter les religions au nom de la liberté d'expression constitue "un appel à la haine", le pape François a appelle de son côté sur Twitter à l'apaisement.

VERIFICATION


Selon Jordan Bardella ce mardi sur LCI, 147 lieux de culte musulman se trouvent "sous l'influence de l'islam du tabligh", 200 autres et "une quarantaine d'écoles" sous celle de l'Union des organisations islamiques en France (UOIF), sans compter "un peu plus de 150 mosquées salafistes". LCI a vérifié ses dires.

Lutte contre l'islamisme : combien y a-t-il de mosquées "radicales" en France ?

Infos précédentes

Scènes d'horreur vendredi 16 octobre aux confins des Yvelines et du Val-d'Oise. Un professeur d'histoire-géographie a été décapité en fin d'après-midi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) avant que des policiers n'abattent son meurtrier présumé dans la ville voisine d'Éragny (Val-d'Oise). Très rapidement, le parquet antiterroriste s'est saisi des faits. 

Toute l'info sur

L'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire

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