EN DIRECT - Appels au boycott, provocations d'Erdogan : le quai d'Orsay hausse le ton

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RIPOSTE - Une semaine après l'assassinat de Samuel Paty, les prises de position du gouvernement sur les caricatures suscitent ds réactions hostiles dans plusieurs pays musulmans, notamment la Turquie. Suivez les dernières informations en direct.

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L'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire

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MACRON

Dans une série de tweets, le président de la République, ciblé ces derniers jours par des manifestations d'hostilité en provenance de certains pays musulmans, a rappelé sa détermination à défendre les devises de la République. "Notre histoire est celle de la lutte contre les tyrannies et les fanatismes", a-t-il également écrit. Et d'assurer, alors que ces manifestations viennent l'accuser d'islamophobie : "Nous respectons toutes les différences dans un esprit de paix. Nous n’acceptons jamais les discours de haine et défendons le débat raisonnable."

DIPLOMATIE

Le quai d'Orsay a appelé, dimanche 25 octobre, les gouvernements des pays concernés à faire "cesser" les appels au boycott dont font l'objet les produits français depuis qu'Emmanuel Macron a apporté son soutien aux caricatures représentant le prophète Mahomet, interdit selon certaines interprétations du Coran, le texte fondateur de l'islam. 


Affirmant que ces appels et autres manifestations hostiles à la France sont le fait d'une "minorité radicale", le ministère des Affaires étrangères a également demandé à ces mêmes exécutifs d'"assurer la sécurité" des ressortissants français dans ces pays, à l'instar de la Jordanie, du Koweït ou du Qatar.


"Les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale", a déclaré la diplomatie française.

REACTIONS FRANCAISES

Plus tôt dans la journée, les propos du dirigeant turc avaient suscité la consternation dans les rangs politiques français : "M. Erdogan a choisi de ne pas présenter de condoléances après la décapitation d’un professeur et préfère insulter gravement le Président de la République alors que la France est en deuil, a ainsi tweeté Marine Le Pen. Le rappel de notre ambassadeur était inévitable et doit être salué". Un rappel qui n'est cependant pas "un geste fort", a-t-elle poursuivi sur LCI.


Député de la France insoumise, Adrien Quatennens a lui confié qu'il ne "support[ait] pas qu'une puissance étrangère insulte le président de la République de [s]on pays, c'est inacceptable".


A droite, Damen Abad, patron des députés LR, a accusé Erdogan de mettre en oeuvre "un amalgame volontaire pour encourager l'islamisme : d'un côté Erdogan le fait au nom de la défense des musulmans, à tort, d'un autre côté vous avez Mme Le Pen du Rassemblement national qui le fait elle aussi et qui confond les musulmans et l'intégrisme, qui sont deux choses bien différentes".


Virulent et ironique, l'eurodéputé marcheur Stéphane Séjourné a également critiqué le président turc : "Une semaine après l’assassinat du professeur Samuel Paty, le dictateur Erdogan sort de son silence pour présenter ses condoléances... ah, non, pour insulter le Président français ! Mégalomane, intempestif, narcissique, dangereux et maintenant grossier, de pire en pire...".

ERDOGAN

Le président turc a de nouveau attaqué son homologue français Emmanuel Macron, dimanche 25 octobre. Lors d'un discours télévisé à Malatya, en Anatolie, à l'Est du pays, Recep Tayyip Erdogan a jugé que le président français était "obsédé par Erdogan jour et nuit. [...] C'est un cas, et en conséquence, il a vraiment besoin de subir des examens".

TENSION DIPLOMATIQUE


Le soutien d'Emmanuel Macron aux caricatures de Mahomet, ainsi que le projet de loi contre le séparatisme islamiste, vaut à la France d'être l'objet de virulentes critiques de la part de plusieurs pays du monde arabo-musulman. Retour sur de précédents épisodes de tension.

Caricatures, loi sur le voile, mise à l'honneur d'Israël... quand la France est visée par un boycott

BLOIS 


Un jeune homme de 22 ans, d'origine tchétchène et domicilié à Blois, a été mis en examen dimanche pour "apologie  d'actes terroristes" par le biais des réseaux sociaux et placé en détention, annonce le procureur de la République de Blois Frédéric Chevallier  dans un communiqué.


Après la mort de Samuel Paty, ce jeune homme, né en Russie, a été identifié après des propos tenus sur un compte Twitter utilisant un pseudonyme. Il était  déjà connu des services de la justice pour avoir été "condamné en 2017, lorsqu'il était mineur, pour des faits d'apologie d'actes terroristes, à la  suite des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015", a précisé Frédéric  Chevallier.

 

 "Au terme des nombreuses investigations menées dans le temps de la garde à  vue, le jeune homme était déféré ce dimanche matin 25 octobre 2020 devant le  magistrat du parquet de permanence de Blois qui ouvrait une information  judiciaire du chef d'apologie d'actes terroristes aggravée par la circonstance  que ces faits ont été commis en utilisant un service de communication au public  en ligne. Mis en examen de ce chef par le magistrat instructeur de permanence,  il était, sur réquisitions conformes du parquet, placé en détention  provisoire", a ajouté le parquet. Au cours de sa garde à vue, l'intéressé a récusé "toute radicalisation".

PAKISTAN 


Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a accusé dimanche Emmanuel Macron d'"attaquer l'Islam", le président français ayant défendu la publication de caricatures du prophète Mahomet après la décapitation la semaine dernière d'un professeur qui en avait montré certaines à ses élèves.


"Le président Macron aurait pu jouer l'apaisement et refuser l'espace aux extrémistes plutôt que de créer une polarisation et une marginalisation supplémentaires qui conduisent inévitablement à la radicalisation", a écrit Imran Khan sur Twitter.


"Il est regrettable qu'il ait choisi d'encourager l'islamophobie en s'attaquant à l'Islam plutôt qu'aux terroristes qui pratiquent la violence, qu'il s'agisse de musulmans, de tenants de la suprématie blanche ou d'idéologues nazis", a poursuivi le Premier ministre pakistanais.

TENSIONS 


Depuis les déclarations d'Emmanuel Macron sur les caricatures lors de l'hommage à Samuel Paty, des tensions se sont fait jour avec plusieurs pays musulmans notamment la Turquie. Ce samedi 24 octobre, des manifestations ont aussi eu lieu et à Gaza, et des portraits du président de la République ont été brûlés. 

VIDÉO - Caricatures : les tensions s'exacerbent avec la Turquie, le portrait de Macron brûlé à Gaza

LIBYE


Des appels à manifester se multiplient, ce dimanche en Libye pour dénoncer les propos du président français Emmanuel Macron au sujet de caricatures du prophète Mahomet, jugés "provocateurs".


Le mouvement a surtout pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux avec des internautes appelant à manifester dimanche après-midi sur la grande Place des Martyrs, dans le centre-ville de Tripoli. Côté médias, la chaine de télévision religieuse "al-Tanasuh", porte-voix du mufti Sadek al-Ghariani, a relayé cet appel sur le bandeau d'information en bas de l'écran.

Urgent

LE DRIAN CONDAMNE "LA PROPAGANDE CALOMNIEUSE" DE LA TURQUIE


Dans un communiqué publié ce dimanche 25 octobre, le Quai d'Orsay annonce le rappel de son ambassadeur en Turquie, dès ce jour, "pour consultation". Le ministre des affaires étrangères français dénonce "une propagande haineuse et calomnieuse" contre la France, de la part de l'Etat turc. 


"A l’absence de toute marque officielle de condamnation ou de solidarité des autorités turques après l’attentat terroriste de Conflans Sainte-Honorine, s’ajoutent désormais depuis quelques jours une propagande haineuse et calomnieuse contre la France, témoignant d’une volonté d'attiser la haine contre nous et en notre sein, et des insultes directes contre le Président de la République, exprimées au plus haut niveau de l’Etat turc. Ce comportement est inadmissible, a fortiori de la part d’un pays allié. L’ambassadeur de France en Turquie a en conséquence été rappelé et rentre à Paris dès ce dimanche 25 octobre 2020 pour consultation", indique le communiqué.

TRIBUNE 


Dans une tribune publiée dans le JDD, 48 personnalités, dont Elisabeth Badinter, Marcel Gauchet, l'essayiste Caroline Fourest, l'ex-ministre Jean Glavany ou l'avocat de Charlie Hebdo Richard Malka, appellent les responsables politiques à prendre des mesures pour rétablir une "laïcité pleine et entière".

"INACCEPTABLES"


L'Elysée a jugé "inacceptables" les propos d'Erdogan sur Macron. L'Ambassadeur de France à Ankara a été rappelé pour consultation à Paris et il sera reçu par le chef de l'Etat pour évaluer la situation.  

CARICATURE

Le soutien affiché du président à la tradition irrévérencieuse des caricatures a suscité la colère de plusieurs pays du Moyen-Orient.

Soutien de Macron aux caricatures : des produits français boycottés au Moyen-Orient

BRAS DE FER

Déjà exécrables, les relations entre la France et le président turc se sont à nouveau dégradées.

Erdogan invite Macron à "se faire soigner", l'Élysée dénonce des "propos inacceptables"

PARIS NOTE "L'ABSENCE DE CONDOLÉANCES D'ERDOGAN"


Les tensions entre la Turquie et la France s'exacerbent après l'assassinat terroriste de Samuel Paty. Après avoir qualifié d'inacceptables les propos  du leader turc, Paris note "l'absence de condoléances d'Erdogan".

Urgent

"INACCEPTABLE"


L'Elysée dénonce à l'instant les propos "inacceptables" d'Erdogan contre Macron.

APPEL AU BOYCOTT DES PRODUITS FRANÇAIS


 Les appels au boycott de produits français  se sont multipliés samedi dans plusieurs pays du Moyen-Orient, après l'émoi  suscité par les propos du président Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas  "renoncer aux caricatures" du Prophète Mahomet. La Turquie, l'Iran, la Jordanie ou encore le Koweït ont dénoncé la  publication des caricatures du Prophète. L'Organisation de coopération  islamique, qui réunit les pays musulmans, a déploré "les propos de certains  responsables français (...) susceptibles de nuire aux relations  franco-musulmanes". 


L'Université du Qatar a annoncé vendredi sur Twitter le report de la  semaine culturelle française à la suite de "l'atteinte délibérée à l'islam et  ses symboles".   Au Koweït, des images montrant les fromages Kiri et Babybel retirés des rayons de certains magasins ont été relayées sur les réseaux sociaux.

TURQUIE 


Erdogan, président de la Turquie dénonce l'attitude d'Emmanuel Macron envers les musulmans de France. Il l'appelle à subir un "examen de santé mentale". "Tout ce qu'on peut dire d'un chef d'Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c'est : allez d'abord faire des examens de santé mentale", a déclaré M. Erdogan, dans un discours télévisé.

CONSEIL FRANÇAIS DU CULTE MUSULMAN 


Le Conseil français du culte musulman (CFCM) annonce, ce samedi,  travailler à l'élaboration d'un "programme commun de formation des imams" et d'un "plan de lutte" contre le radicalisme, une semaine après la décapitation d'un professeur à Conflans-Sainte-Honorine.


Le CFCM, principal interlocuteur des pouvoirs publics sur l'islam, est "conscient de ses responsabilités" et "entend participer à la refondation du culte musulman en prenant en considération ses implications culturelles et sociales", a expliqué son président Mohamed Moussaoui dans un communiqué.


Dans cette optique, l'instance annonce qu'elle va "élaborer un plan de lutte contre toutes les formes de radicalisme et d'extrémisme à même d'immuniser la jeunesse française face à la propagande des prêcheurs de la haine et de la division". Le CFCM compte réunir le 1er novembre sa "commission de prévention contre le radicalisme" à ce sujet.

APOLOGIE DU TERRORISME 


A Amiens, un homme de 43 ans - déjà détenu - a été jugé pour apologie du terrorisme et condamné ce vendredi 23 octobre, à huit mois de prison ferme par le tribunal judiciaire.

Amiens : huit mois de prison pour avoir estimé que la mort de Samuel Paty était "méritée"

CASTEX APPELLE À RÉGULER DAVANTAGE LES RÉSEAUX SOCIAUX


En déplacement à Bruxelles, Jean Castex a souligné l'urgence d'une "régulation beaucoup plus forte" des réseaux sociaux, une semaine après l'assassinat de Samuel Paty non loin de son collège de Conflans-Sainte-Honorine.


Le chef du gouvernement a rencontré le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique, Thierry Breton, qui doit présenter le 2 décembre une législation sur les services numériques ("Digital Services Act), destinée à mieux réguler les géants de la tech, en matière de gestion des données, de désinformation et discours de haine notamment. "Je lui ai fait valoir l'importance pour la France de progresser très rapidement sur une régulation beaucoup plus forte de ces réseaux", a déclaré le Premier ministre. "Il est impossible et inconcevable qu'ils puissent permettre de porter des incitations au terrorisme, à la haine et à tout vecteur qui puisse de près ou de loin favoriser la commission d'actes comme ceux dont hélas la France a été victime ces jours derniers."


À ses côtés, Thierry Breton a fait valoir que les "préoccupations légitimes" et "les ambitions" de Paris sur cette question "rejoignent celles de la Commission européenne", promettant d'"en tenir compte" dans le Digital Services Act.

UNE UNITÉ POUR CONTRER LE DISCOURS


La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé la création d'une "unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux" pour tenter de lutter contre "le cyber-islamisme", mis en cause depuis l'assassinat de Samuel Paty.


Dans une interview à L'Obs mise en ligne vendredi, la ministre précise que cette unité sera placée "sous l'autorité du comité interministériel à la prévention de la délinquance et de la radicalisation et de la lutte contre les dérives sectaires" présidée par le préfet Christian Gravel.


Lundi, l'entourage de Mme Schiappa avait insisté sur la nécessité pour l'Etat de ne pas être absent du net et d'organiser "un contre-discours" pour répondre aux propos haineux. "On voit se développer des discours d’islamistes sur la toile, de victimisation systématique, sans que personne ne les démente", souligne Mme Schiappa dans son interview, en ajoutant que le gouvernement veut porter "un discours de contre-propagande".

Info tf1/lci

JUSTICE 


Mis en examen mercredi pour "complicité d'assassinat terroriste" dans l'enquête sur la mort de l'enseignant Samuel Paty, le parent d'élève Brahim C.  qui avait mis en ligne une vidéo dans laquelle il appelait "tous les musulmans" à faire pression autour du professeur, a été placé en détention provisoire par le juge des libertés. 

REACTION

Sarah Massoud, du syndicat de la magistrature, réagit aux annonces du Premier ministre : "Je suis sans voix. Il n'y a rien de nouveau, c'est une opération de communication puisque ces infractions qui doivent être sanctionnées existent déjà. Surtout, le renforcement d'un pôle spécialisé au sein du parquet de Paris, je vous précise que la loi de finances en 2021 ne prévoit que 50 postes de magistrats supplémentaires alors que nous sommes déjà en manque criant de magistrats. On est déjà un service public extrêmement pénalisé et on nous annonce des mesures qui ne pourront pas être mises en oeuvre".

CE N'EST PAS FINI

D'autres mesures seront encore à l'étude, prévient Jean Castex : "Le travail se poursuit sans relâche. Un prochain conseil de défense sera convoqué par le président de la République et décider des mesures nécessaires".

PHAROS

Castex annonce le renforcement des effectifs de la plateforme Pharos. Un pôle sera créé au parquet de Paris pour centraliser les poursuites et améliorer son efficacité, poursuit Jean Castex.

NOUVELLES MESURES


A l'issue du Conseil de défense, ce jeudi, Jean Castex a annoncé vendredi un renforcement du projet de loi contre les séparatismes : 


▶️Un renforcement de la protection des fonctionnaires et agents publics "en pénalisant ceux qui font pression sur eux par des propos ou des comportements comme cela s'est produit à Conflans Sainte-Honorine".


▶️ La possibilité de sanctionner ceux qui mettent en ligne les informations personnelles mettant en danger la vie d'autrui. 


▶️ Le renforcement des effectifs de la plateforme Pharos. "Un pôle sera créé au parquet de Paris pour centraliser les poursuites et améliorer son efficacité", a ajouté le chef du gouvernement.

BILAN COMPTABLE

"123 visites domiciliaires ont été décidées et 56, réalisées", liste le Premier ministre. "27 interpellations" ont été permises à partir des 1279 signalements effectués sur Pharos, la plateforme de surveillance des contenus radicalisés sur les réseaux sociaux.


Après la fermeture de la mosquée de Pantin et la dissolution de l'association Cheikh Yassine, d'autres mesures du même ordre sont à attendre, dit le chef du gouvernement.

CONSEIL DE DEFENSE

Jean Castex, accompagné de Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti sortent de réunion.

REPONSE A L'ATTENTAT

Jean Castex, Gérald Darmanin, et Eric Dupond-Moretti doivent tenir un point presse à l'issue du Conseil restreint de défense et de sécurité nationale. Selon nos informations, la question d'un délit de séparatisme aura été soulevée pendant la réunion.

PRÊCHE

Les imams de France ont reçu, jeudi 22 octobre, une proposition de texte dont ils pourront s'inspirer lors de leur prêche, ce vendredi. Le texte, envoyé comme il s'y était engagé par le Conseil français du culte musulman (CFCM), renvoie à la volonté de l'instance de marquer son engagement et celui des musulmans de France contre le terrorisme islamiste.


Revenant sur "l’assassinat horrible de notre concitoyen Samuel Paty, professeur d’histoire au collège Le Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine", le CFCM rappelle que cet attentat marque "les irruptions du radicalisme, de la violence et du terrorisme se réclamant de l'islam". 


Fustigeant "les promoteurs de la haine" qui "font miroiter" à leurs adeptes "l'illusion d'être élus", le texte insiste sur l'attachement des musulmans à la République "laïque, indivisible, démocratique et sociale", qui permet aux "musulmans de France d'exercer librement [leur] culte ou de n'exercer aucun culte". 


Réfutant que les musulmans soient "persécutés en France", le texte reconnait qu'ils sont "parfois cibles d'actes antimusulmans", et demande que, face à ces "provocations", les pratiquants de l'islam restent "dignes, sereins et lucides".

PÉDAGOGIE


Un sondage Ifop datant du 22 octobre indique que près de huit Français sur dix approuvaient l'utilisation des caricatures se moquant des religions comme support pédagogique pour évoquer la liberté d'expression. Une idée particulièrement approuvée par les sympathisants du RN, du PS, de LaRem et de LR, à plus de 80% chacun, quand ceux de LFI l'approuvent à 69%.

ENQUÊTE


Selon une source proche du dossier, le terroriste et assassin de Samuel Paty a été en contact avec un djihadiste russophone en Syrie, a appris l'AFP, confirmant une information du Parisien.

ENQUÊTE


Pour avoir aidé le terroriste à identifier sa victime, les deux mineurs sont poursuivis pour complicité d'assassinat terroriste, des faits qui les exposent à 20 ans d'emprisonnement.

Assassinat de Samuel Paty : que risquent les deux collégiens mis en examen ?

ATTAL SUR LCI


"Il n'y a pas eu d'unité nationale", a regretté Gabriel Attal. "J'ai été heurté par le comportement d'une partie de l'opposition". "Il y a une colère, j'espère qu'on la partage tous, mais je refuse qu'on dise que c'est un enjeu qu'on découvre à l'instant. On a mis en place des dispositifs pour fermer des lieux de radicalisation. Je ne dis pas que tout est parfait, mais il y a une action et j'aimerais qu'on le reconnaisse".

ANALYSE


Cette qualification signifie que "le juge d'instruction a des indices graves laissant à penser que ces jeunes étaient informés des objectifs, faire du mal à cet enseignant, et qu'ils l'ont partagé", estime l'ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny Jean-Pierre Rosenczveig, qui rappelle qu'ils encourent 20 ans d'emprisonnement. 


"C'est une peine très lourde, une qualification extrême qui a été retenue. Généralement, le parquet, à l'orée d'une instruction, tape très fort, très haut, avant de faire la part des choses et vérifier si les indices sont confirmés ou pas. Il faut vérifier auprès de ces jeunes et de leur entourage quelle confiance ils avaient de ce qui se tramait et quelles intentions ils avaient de participer. C'est pas simplement le fait d'avoir reçu 300 euros. Là, ils sont accusés d'être des participants actifs d'un assassinat, un meurtre avec préméditation".


Jean-Pierre Rosenczveig tient toutefois à souligner le fait que les deux jeunes gens n'ont pas été placées en détention provisoire, comme le veut la loi : "La qualification est très forte, mais on peut penser que la réalité est plus nuancée".

MINEUR MIS EN EXAMEN


LCI a pu contacter Me Charles-Emmanuel Herbière, l'avocat d'un des deux collégiens mis en examen pour avoir permis à Anzorov d'identifier Samuel Paty avant de l'assassiner. Selon le conseil, l'heure est aux regrets pour le suspect mineur, qui risque 20 ans de prison pour complicité d'assassinat terroriste. "Il a exprimé des regrets vis-à-vis de ce que le professeur avait subi. Il a dit : 'Si je pouvais me faire pardonner, je voudrais me faire pardonner, mais je suis impardonnable'. Avant de pleurer sur son sort, il a pleuré sur celui du prof. Il était effondré par ce qui venait d'arriver".

ENQUÊTE


L'analyse du téléphone du terroriste de Conflans a permis d'établir qu'il a été en contact avec des djihadistes en Syrie. Il aurait, selon des informations du Parisien, communiqué sur Instagram avec un internaute au nom codé et qui a été localisé à Idlib, région majoritairement occupée par des groupes terroristes. Il aurait plongé dans l'islam radical voilà un an : changement d'apparence, propos sans équivoque sur le djihad, refus du contact avec les femmes, fréquentation très assidue de la mosquée. En garde à vue, sa famille a confié aux enquêteurs qu'elle craignait de le voir partir en Syrie.

PROFILS DES SUSPECTS


Mis en examen hier soir, les sept profils se voient reprocher différentes choses, qui pourraient leur valoir la perpétuité pour les majeurs, ou 20 ans de prison pour les mineurs.

Attentat de Conflans : qui sont les suspects mis en examen ?

Urgent

MISES EN EXAMEN


Le parquet antiterroriste fait savoir que les sept personnes déférées ce jour ont été mises en examen. Les deux collégiens, deux proches de l'assaillant, Naïm B. et Azim E., Brahim C., le père d'une élève qui avait tourné une vidéo appelant à la mobilisation contre Samuel Paty, ainsi que le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui sont tous les six visés du chef de "complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste", tandis que le septième individu présenté au juge d'instruction, Yussuf C., un autre proche de l'assaillant, a, lui, été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes".


Les cinq adultes ont été placés en détention provisoire. Les deux mineurs ont, eux, été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire. 

RETROSPECTIVE


LCI a retracé le déroulé des événements.

Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : ces jours décisifs qui ont précédé le meurtre de Samuel Paty

EDUCATION


Quelques minutes après l'hommage national à Samuel Paty, le ministre de l'Éducation nationale a répondu aux questions de LCI depuis la Sorbonne.

VIDÉO - Jean-Michel Blanquer sur LCI : "Aucun professeur ne doit se sentir seul"

SOUVENIRS


Les anciens élèves et les collègues de Samuel Paty étaient rassemblés ce mercredi, au collège Jacques Prévert en Seine-et-Marne, pour saluer sa mémoire.

Hommage à Samuel Paty : ils se souviennent de leur ancien professeur

RESEAUX SOCIAUX


Intervenant dans le débat, la présidente de l'Union des Etudiants Juifs de France Noémie Nadar affirme qu'il faut au moins cinq jours, en moyenne, pour qu'un tweet signalé soit supprimé des réseaux sociaux. "Nous avons lancé pendant le confinement un testing sur plus de 1000 tweets racistes, antisémites et homophobes avec d'autres associations et nous avons avons montré qu'entre 10 et 15% des tweets seulement étaient supprimés dans un délai de 3 à 5 jours. C'est-à-dire que plus de 80% des tweets n'étaient pas supprimés et donc continuaient à se propager sur les réseaux", indique-t-elle.


Depuis l'assassinat de Samuel Paty, nombreux sont ceux qui pointent la responsabilité des grandes plateformes. 

MENACES


Lors de son intervention sur LCI, Manuels Valls fait savoir que depuis qu'il a dissolu en 2013 L'Œuvre françaises et les Jeunesses nationalistes, deux mouvements d'extrême droite, il est encore aujourd'hui protégé. "Je reçois directement des menaces de l'une de ces organisations et de l'un de ces leaders qui est toujours dans la rue", indique-t-il.


"Ca veut bien dire qu'il ne suffit pas de dissoudre. Il faut mener le combat", insiste l'ancien Premier ministre. Pour lui, le "seul moyen d'avancer ensemble" est de le faire "avec les policiers, les magistrats" et de "trouver les voies de l'unité nationale entre les partis politiques".

MANUELS VALLS SUR LCI


Invité sur du débat "La République menacée : que faire ?" sur LCI, Manuel Valls revient sur le cas de Mila, menacée de mort pour avoir critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. "Elle, c'est un symbole vivant encore (...) C'est la France de demain, c'est l'avenir. C'est une jeune, donc notre devoir c'est de la protéger, mais c'est qu'elle puisse s'épanouir dans la société". L'ex-premier ministre considère que jusqu'à maintenant, la République n'a pas fait ce qu'il fallait pour la protéger.

UNEF


Jointe par LCI, la présidente de l'UNEF Mélanie Luce rejoint Jean-Michel Blanquer, qui s'exprimait un peu plus tôt à l'antenne, sur la nécessité de sanction pour les élèves qui refusent de respecter une minute de silence ou l'enseignement de la Shoah. "Bien sûr qu'il faut sanctionner quand on a des personnes qui soutiennent le terrorisme et qui s'opposent à l'enseignement de la Shoah", mais, insiste-t-elle la meilleure solution serait la "prévention" et de la "pédagogie". Elle propose notamment la mise en place d'un "parcours citoyen" tout au long de la scolarité pourrait être l'une des solution pour lutter contre l'islamisme à l'école.

DEBAT SUR LCI


L'imam théologien Abdelali Mamoun note un décalage de mentalités entre les musulmans "issus de l'immigration" qui se sont imprégnés "d'un islam totalement dévoyé" et les musulmans installés de plus longue date en France. Il regrette que cette "minorité" fasse beaucoup de bruit. "Dans la forêt qui pousse, c'est l'arbre qui tombe qu'on entend", dit-il.

DEBAT SUR LCI


Georges Bensoussan, auteur du livre "Les territoires perdus de la République", estime que la situation actuelle "dépasse très largement le problème de l'école". "En réalité, c'est bien en amont qu'il faut prendre tous les problèmes. C'est de savoir pourquoi depuis 40 ans cette situation s'est détériorée, pourquoi et en quoi la législation française l'a laissée se détériorer, pourquoi et en quoi une certaine lâcheté politique a laissé les choses se déliter totalement, pourquoi et en quoi certains sujets ont été frappés d'interdits...", énumère-t-il.

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