Dijon : une vaste opération de police dans le quartier des Grésilles

Dijon : une vaste opération de police dans le quartier des Grésilles
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VIOLENCES - Après un week-end de violences inédites dans la ville de Dijon qui a suscité de vives réactions politiques, six membres de la communauté tchétchène ont été interpellés dans plusieurs villes de France. Suivez les dernières informations.

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CONTRÔLE JUDICIAIRE POUR DEUX HOMMES


Suite aux infractions commises le week-end du 12 au 14 juin 2020, le parquet de Dijon a ouvert le samedi 20 juin 2020 une information judiciaire confiée

à deux juges d’instruction des chefs notamment de : "association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits" punis de 10 ans d’emprisonnement,  "participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations", "violences aggravées par trois circonstances (arme, réunion, en raison de l’appartenance, vraie ou supposée des victimes, à une ethnie, une nation ou une prétendue race), "dégradations aggravées".


Deux personnes ont notamment été placées en garde à vue et présentées jeudi 2 juillet 2020 à un des magistrats instructeurs.Ainsi, un homme de 49 ans, demeurant Dijon a été mis en examen pour participation à une

association de malfaiteurs en vue de commettre des violences aggravées, participation à un groupement en vue de la préparation de violences et de dégradation. Ainsi, un homme de 19 ans, demeurant aussi à Dijon a été mis en examen pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des violences aggravées, participation à un groupement en vue de la préparation de violences et de dégradations, complicité de violences

aggravées et complicité de violences commises en raison de l’appartenance, vraie ou supposée des victimes, à une ethnie, une nation ou une prétendue race".


Le premier a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction sur réquisitions du procureur. La détention provisoire du second était sollicitée par le parquet, mais il a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention de Dijon.

11 PERSONNES CONDAMNEES LE 26 JUIN DERNIER


Onze personnes ont été condamnées le vendredi 26 juin pour trafic de stupéfiants ou "délit de de participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage", à la suite de l'enquête sur les violences survenues du 12 au 15 juin à Dijon.


Six hommes de 18 à 51 ans ont été condamnés pour trafic de stupéfiants à des peines allant de six mois d'emprisonnement à domicile à 18 mois de prison dont 8 avec sursis, détaille le procureur de la République de Dijon Eric Mathais dans un communiqué. Deux autres jeunes ont demandé un délai pour préparer leur défense. Ils ont été placés sous mandat de dépôt et seront jugés le 28 juillet. Un mineur de 17 ans, a été placé en centre éducatif fermé.


Dans l'autre volet de l'enquête, qui concerne la détention d'armes, cinq autres personnes, âgées de 21 à 41 ans et demeurant en Côte d'Or, ont écopé de 3 à six mois de détention à domicile avec bracelet ou de 140 heures de travail d'intérêt général. Tous ont interdiction de porter ou détenir une arme pendant cinq ans.

5 GARDES À VUE SE POURSUIVENT


Dans un communiqué ce jeudi matin, le procureur de la République de Dijon indique dans un communiqué que suite aux interpellations survenues en début de semaine dans le cadre des violences survenues à Dijon, "deux personnes ont été mises hors de cause et ont donc été remises en liberté mercredi 24 juin 2020 au soir, une  personne a fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur de Dijon pour le 2 juillet 2020, afin de mettre en œuvre une composition pénale, pour délit de participation avec arme à un

attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée. Elle a été remise en liberté mercredi 24 juin 2020 au soir".


Le magistrat ajoute que "les gardes à vue pour délit de participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée, infraction punie de cinq ans d’emprisonnement, se poursuivent pour les 5 autres personnes".

NOUVELLES INTERPELLATIONS CE MERCREDI


Suite aux événements violents survenues dans le quartier des Grésilles de Dijon et dans la ville de Chenôve, l’après-midi et la nuit du lundi 14 au mardi 15 juin 2020, de nouvelles interpellations ont eu lieu ce mercredi 24 juin à Dijon. 

Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. 


Des perquisitions ont eu lieu.  "Elles ont permis de saisir une réplique factice d’arme semi-automatique, une réplique factice de pistolet mitrailleur,

un pistolet d’ordonnance (de collection) 1873, six cartouches de 11 mm, un bâton, un poing américain, un couteau et une matraque télescopique", précise le procureur de la République de Dijon Eric Mathais dans un communiqué.

8 GARDES Á VUE PROLONGÉES


Dans un communiqué ce mercredi matin, le parquet de Dijon indique que suite aux interpellations menées lundi, "une garde à vue d’un mineur a été levée". "Huit gardes à vue ont fait l’objet d’une nouvelle prolongation d’une

durée maximum de 48 heures, par le juge des libertés et de la détention, à la demande du parquet de Dijon", ajoute le parquet. L’enquête se poursuit.

NEUF NOUVELLES INTERPELLATIONS


Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue ce lundi matin dans le quartier sensible des Grésilles et à Saint Apollinaire, dans la banlieue de Dijon, a indiqué le procureur de la République, Eric Mathais, dans un communiqué.


L'opération, la deuxième en trois jours aux Grésilles, a permis de saisir trois carabines démontées et des sacs contenant entre 2 et 3 kg de cartouches, dont des cartouches à blanc et des cartouches de calibre 9 mm. Ont également été découverts des tubes servant de lanceurs à tirs de mortiers, armes souvent utilisées contre les forces de l'ordre.


Du cannabis, de la cocaïne, de l'héroïne et 2.153 kg de produits de coupe ont également été saisis, ainsi qu'une somme totale de 3.150 euros. 

POLICE


Une vaste opération de recherche d'armes mobilisant 140 membres des forces de l'ordre a été menée vendredi matin dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve, à la suite des violences survenues du 12 au 15 juin.

ENQUÊTE


Les gardes à vue de quatre membres de la communauté tchétchène interpellés jeudi après les violences survenues à Dijon du 12 au 14 juin ont été prolongées, a annoncé vendredi le procureur Eric Mathais.


Ces quatre suspects faisaient partie d'un groupe de six interpellés jeudi dans le cadre de l'enquête sur les actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène désirant se venger de l'agression d'un jeune par, selon eux, des habitants du quartier sensible des Grésilles.


Les deux autres suspects ont été mis hors de cause et libérés, a indiqué M. Mathais dans un communiqué.

TROUBLES


Une vaste opération de perquisitions mobilisant 140 CRS était en cours vendredi matin dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve, à la suite des violences survenues du 12 au 15 juin dans l'agglomération, a indiqué le préfet.


"Les opérations de police visent à rechercher des armes, des munitions et des stupéfiants", a indiqué Bernard Schmeltz, préfet de région. 


Sur réquisitions du parquet, elles mobilisent deux compagnies de CRS, soit environ 140 fonctionnaires, a-t-il ajouté, précisant que le but n'était pas d'interpeller mais de procéder à des perquisitions.


Le procureur de la République Eric Mathais avait indiqué mercredi que les investigations se poursuivaient "pour parvenir à identifier les participants" aux violences qui ont secoué les Grésilles mais aussi Chenôve, dans la banlieue sud-ouest de Dijon, lundi soir.

OPÉRATION DE POLICE


Une semaine après le début des violences à Dijon entre des membres de la communauté tchétchènes et des habitants d’un quartier dijonnais, la police organise, ce vendredi 19 juin au matin, une vaste opération dans le quartier des Grésilles.

DEVANT LE COMMISSARIAT


Selon le journal local Le Bien Public,  "entre 20 et 30 Tchétchènes sont actuellement réunis devant le commissariat de la place Suquet, à Dijon, dont des membres de la famille d'un homme interpellé ce jeudi matin". 


Rasoul Timirguiriev, le fils d'un des gardés à vue, s'est exprimé devant les médias réunis place Suquet. "On ne touche pas à un Tchétchène", a-t-il lancé.

CONNUES DES SERVICES DE POLICE


 Les six interpellations ont été menées tôt jeudi matin par le RAID et la BRI à Dijon, Dole, Troyes, Saint-Etienne et Saverne, près de Strasbourg. Une opération de police a également eu lieu à Besançon mais elle n'a mené à aucune arrestation.


Les interpellés sont des personnes déjà connues des services de police et notamment, selon des sources concordantes, un homme suspecté d'être à l'origine de l'appel à l'expédition punitive sur les réseaux sociaux. Le rôle exact des suspects dans ce dossier reste toutefois à préciser.

6 GARDES À VUE EN COURS


Dans un nouveau communiqué, le procureur de la République de Dijon Eric Mathais précise qu'une nouvelle interpellation suivie d'un placement en garde à vue a eu lieu ce jeudi. Six personnes sont désormais en garde à vue dans le cadre de l'enquête de flagrance ouverte des chefs notamment de "tentative de meurtre en bande organisée", "dégradation en réunion",  "violences aggravées",  "association de malfaiteurs" et "participation à un groupement armé".

Violences à Dijon : plusieurs interpellations ce jeudi dans la communauté tchétchène

PLUSIEURS INTERPELLATIONS


Plusieurs membres de la communauté tchétchène ont été interpellés tôt jeudi matin à Dijon et ailleurs en France à la suite des violences survenues récemment dans la capitale bourguignonne.


"Six objectifs" ont été ciblés à travers la France, tous en régions et dans la communauté tchétchène, selon une source proche de l'enquête qui n'a pu préciser si la totalité des suspects avait pu être interpellée. Une arrestation au moins a été réalisée à Dijon. 

POLICE


"A Dijon, nous avons tous constaté que des bandes pouvaient tenter de contrôler un territoire. Depuis trois nuits, la situation est calme grâce au travail visible et invisible des forces de l’ordre. (…) Nous avons montré pendant les attentats que la police nationale répondait présente et était suffisamment armée. Nous répondons toujours présents" a déclaré le porte-parole de la police nationale, Michel Lavaud, ce matin sur LCI.

UNE CONDAMNATION


Trois des quatre personnes qui avaient été interpellées lundi lors des violences urbaines survenues dans le quartier sensible des Grésilles, à Dijon, ont été remises en liberté, a-t-on appris mercredi de source policière.


La seule personne condamnée, un homme de 32 ans sans antécédents judiciaires, a écopé de 90 jours-amendes à 5 euros et d'une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans. Il s'est vu confisquer la matraque télescopique dont il était porteur. 


Les investigations "se poursuivent pour parvenir à identifier les participants" aux violences urbaines qui ont secoué les Grésilles mais aussi Chenôve par la suite, dans la banlieue sud-ouest de Dijon, a indiqué dans un communiqué le procureur de la République Eric Mathais.

CHRISTOPHE CASTANER S'EXPRIME


Les violences commises ce weekend à Dijon à la suite d'une expédition punitive menée par des membres de la communauté tchétchène ne resteront "pas impunies", a déclaré mercredi Christophe Castaner, en dénonçant une "horde sauvage".


Le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il avait demandé aux services de police en charge des investigations d'identifier "les auteurs de ces exactions commises dès samedi". "Ils ne resteront pas impunis", a-t-il ajouté lors des questions au gouvernement au Sénat.


Il a salué l'action des forces de l'ordre et justifié la stratégie d'ordre public pour "faire en sorte qu'il n'y ait pas d'échauffourées bande contre bande". "Et encore, je ne sais pas si on peut qualifier comme ça cette horde sauvage totalement insupportable". 


"Il n'y avait pas eu d'anticipation en matière de renseignement", a-t-il admis, "et pourtant les forces de sécurité intérieure qui n'étaient pas numériquement en capacité de faire face ont répondu présent". "Ce qui s'est passé est totalement inacceptable où que cela soit en France, nous ferons reculer ces pratiques de voyous", a déclaré Christophe Castaner, au lendemain de la visite à Dijon de son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez.

ÉDOUARD PHILIPPE


Interrogé par le sénateur Les Républicains Roger Karoutchi lors des questions au gouvernement ce mercredi, Edouard Philippe a reconnu des "difficultés sérieuses, économiques, sociales et politiques".


"Nous avons manifestement une difficulté à nous projeter" dans l'unité de la nation, a-t-il dit. "Certains remettent explicitement en cause les fondements du pacte républicain, d'autres de façon plus insidieuse et dangereuse", a indiqué  le Premier ministre.


Le chef du gouvernement a regretté que le civisme - qui signifie que "chacun est dépositaire d'une parcelle de bien commun" - "progressivement se dissout, "le respect de l'Etat progressivement est mis en cause".


"La loi doit prévaloir dans la République, et on voit que parfois la force la met en cause. Telle bande, tel individu, veut la faire céder. C'est un combat qui peut-être se pose avec encore plus d'acuité que dans les années qui précèdent", a-t-il clamé.

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INTERVENTION TARDIVE DES FORCES DE L'ORDRE? 


Interrogée ce mercredi sur l'intervention tardive des forces de l'ordre à Dijon, la porte-parole affime que tout a été fait à temps. 


"Il est erroné de dire que nous n'avons pas pris en compte la situation dijonnaise dans le quartier des Grésilles avec énormément d'attention. Cette attention nous l'avons portée avec une attention proportionnée compte-tenu de la situation sur place, a-t-elle expliqué ce mercredi. Vous le savez, Laurent Nuñez a évidemment condamné les violences qui ont été perpétrées à Dijon et il a condamné le fait que d'aucun souhaite se faire justice par eux-mêmes. Il a également annoncé le déploiement de deux forces d'intervention mobiles ce qui conduit à ce qu'on ait 150 fonctionnaires de police et de gendarmerie qui opèreront sur place et qui permettront je l'espère dans les plus brefs délais de rétablir l'ordre sur place. Mais vous le saver hier soir la situation était déjà beaucoup moins tendue."


A la question pourquoi Christophe Castaner ne s'est-il par rendu sur place Sibeth Ndiaye a répondu: "Je crois que vous n'êtes pas sans ignorer que chaque semaine ont lieu les questions au gouvernement. Christophe Castaner avait pour sa part je crois près d'une dizaine de questions qui lui étaient adressées. Le ministre de l'Intérieur était présent à l'Assemblée nationale pour répondre à ces questions".

COMMUNAUTÉS RÉUNIES


Selon Marianne,  une quinzaine de représentants des communautés tchétchène et maghrébine se sont réunis dans le jardin de la Mosquée de la Fraternité, à Quétigny, dans la banlieue de Dijon pour convenir d’un arrêt des affrontements, en présence du père du jeune garçon de 19 ans dont l’agression a engendré par la suite de nombreuses violences.

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NOTE CONFIDENTIELLE


Selon les informations du Parisien, une note de la Direction centrale de la police judiciaire datée du 16 juin indique que  "ces dernières années, les affrontements entre les Tchétchènes et les autres communautés, principalement d'origine maghrébine, se sont développés."


"Ces conflits relèvent bien souvent du domaine de l'honneur ou résultent d'enjeux clandestins sur fond d'économie grise », explique cette note du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée  (Sirasco).


Depuis mardi, les policiers spécialisés de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) ont d'ailleurs repris la main sur l'enquête dijonnaise selon nos confrères.

"DÉPASSÉS PAR CETTE AFFAIRE"


Le père du jeune homme Tchétchène âgé de 19 ans et dont l’agression serait à l’origine des violences qui ont embrasé Dijon en Côte-d'Or, a appelé mardi au calme. " Cette affaire nous a totalement dépassés, dit-il. Nous espérons désormais le retour au calme.", dit-il dans les colonnes du Parisien.


Agé de 49 ans, ce père de quatre enfants revient sur la chronologie des événements dont les prémices remonteraient à la nuit de mardi à mercredi. " Apparemment tout a commencé lorsque le petit frère d'un ami de mon fils, d'origine albanaise, est passé devant la terrasse d'un bar à chicha du centre-ville. Les clients, d'origine maghrébine, lui ont demandé pourquoi il les regardait et des insultes sont parties. Le garçon a ensuite raconté ça à son grand frère qui a voulu retrouver ces garçons. Mais ça s'est mal passé et il a reçu un coup de bouteille à la tête. C'est à ce moment-là qu'il a appelé mon fils à l'aide."


L 'adolescent selon son père aurait ensuite retrouvé son ami à Dijon mais, très vite, deux voitures arrivent avec une dizaine d'hommes armés. "Mon fils a reçu un coup de crosse sur la tête puis dans le dos. Il est tombé au sol où il a reçu des coups au visage. Ensuite on lui a mis un pistolet dans la bouche et on l'a insulté. Ils sont partis en le laissant par terre." Le jeune homme a ensuite été hospitalisé. 


Le déchainement de violences qui a suivi s'explique notamment par la diffusion de ces événements sur les réseaux sociaux. 

LE PEN


A Dijon mardi, Marine Le Pen, qui a dénoncé le "laxisme" des autorités, a vu sa voiture brièvement bloquée par des militants antifas.

NUIT CALME


Aucun incident n'a été signalé dans la nuit de mardi à mercredi.

CE QU'IL S'EST PASSE 


Retour sur les affrontements violents qui ont marqué la ville de Dijon.

REPORTAGE 


Des groupes d’hommes armés et cagoulés qui s’affrontent depuis quatre jours et nuit, des habitants terrifiés… Tout indique que ce qu’il se passe à Dijon est hors de contrôle. Retour sur ces événements qui ont fait plusieurs blessés. 

ENQUÊTE


Les ressortissants Tchétchènes déplorent être assimilés aux voyous mis en cause à Dijon. Combien de d’entre-eux vivent dans l’hexagone ? Quand et pourquoi ont-ils quitté leur pays ? Éléments de réponse dans ce portrait d’une communauté très peu connue et discrète.

RÉACTIONS 


A droite, les représentants politiques n'ont pas manqué de réagir aux événements de ces derniers jours. La président du RN Marine Le Pen et le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti se sont ainsi fait écho, dénonçant notamment l’inaction du gouvernement. 

MARINE LE PEN 


"Un plan de reconquête des quartiers délaissés et de démantèlement des réseaux criminels doit être entrepris sans plus attendre, poursuit Marine Le Pen. Le premier signe à donner, c'est un moratoire sur l'immigration qui indiquera à chacun que la France n'entend plus supporter chez elle des pratiques, des contre-valeurs ou des porteurs de querelles qui lui sont totalement étrangères".


"C'est ensuite un plan complet de reprise en mains des territoires perdus qu'il nous faut mettre en oeuvre. Les réseaux mafieux doivent être démantelés, tout comme les bandes qui préfigurent les gangs et peut-être les Maras de demain. Des services de renseignements doivent s'implanter au cœur de ces quartiers, avec des agents sur place. Les caméras à l'évidence ne suffisent pas".


Elle ajoute  : "Une loi sur les repentis doit peut-être ouvrir la voie au démantèlement des réseaux criminels et de leur complicité éventuelle y compris politique. Des cartes de séjours doivent être retirées. Des droits d'asile doivent être annulés. Des interdictions de séjour prononcées. Des expulsions diligentées".


Marine Le Pen a invité les Français à "concevoir la France d'après". La France d'après "ne peut peut être la France d'avant en pire. Dijon vient par le contre-exemple nous indiquer la voie à suivre".

MARINE LE PEN 


La présidente du Rassemblement national dénonce "un gouvernement de somnambules qui sombre dans le mutisme et l'inertie".


"Le maire de Dijon habituellement si prolixe lorsqu'il s'agit de vanter le mérite du multiculturalisme dont il a fait de certains quartiers de coûteux laboratoires, 135 millions d'euros viennent d'être investis dans le quartier des Grésilles, est apparu bredouillant et groggy. C'est en fait toute une classe politique de droite et de gauche qui se trouve aux prises avec la réalité monstrueuse dans laquelle 30 ans d'errements idéologiques ont entraîné la France", ajoute-elle.


"J'appelle les Français à regarder la vérité en face, il ne s'agit pas de s'interposer entre des communautés mais de mettre fin à cette triste séquence", dit Marine Le Pen.


Elle poursuit :" Cette situation est inouïe. Elle dépasse le fait divers et doit s'envisager pour notre nation comme un avertissement".


 "La France d'après ne doit pas être la France d'avant en pire" , estime-t-elle.

MARINE LE PEN 


"La séquence du Covid à peine achevée, voilà que la France est prise d'une fièvre communautariste qui révèle un mal plus profond, un mal moins sanitaire qu'identitaire et sécuritaire et qui se manifeste par de multiples symptômes" tous inquiétants", déclare la présidente du rassemblement national au cours d'une conférence de presse à Dijon.


"La France qui croyait tranquillement revenir à la vie après une période d'enfermement imposé s'est réveillée dans les vociférations de haine indigéniste. Cette haine raciste, raciale sous couvert d'anti-racisme et cette haine communautariste anti-française, le tout s'accompagnant de violences urbaines", ajoute-t-elle.


"C'est avec stupeur que les Français découvrent les images effarantes d'ensauvagement de la capitale des Ducs de Bourgogne à l'occasion de rixes intercommunautaires surréalistes entre Tchétchènes et Maghrébins".


Citant les "exhibitions d'armes de guerre et d'armes de poing, fusils à pompe ou pistolets mitrailleurs", les "parades viriles de malfrats éructant devant les caméras", les "tirs d'armes automatiques en l'air ou contre des installations de vidéo-protections", la présidente du Rassemblement national a commenté en disant " On ne sait plus si on est au far west ou à Bagdad, dans Orange Mécanique ou dans Mad Max". 


"Derrière ce chaos sécuritaire, il y a l'humiliation de tout un peuple français", estime-t-elle.

De Dijon à Sein, Marine Le Pen à l'assaut sur les sujets sécuritaires et mémoriels

MACRON VEUT EXPULSER LES ÉTRANGERS IMPLIQUÉS


"Si des étrangers sont impliqués dans des troubles à l'ordre public, nous examinerons systématiquement, dans le respect des procédures administratives et le cas échéant judiciaires, la possibilité de les expulser", a fait savoir l'Elysée à LCI.


Le ministère de l'Intérieur a confirmé nos informations et a annoncé qu'il examinera "systématiquement la possibilité d'expulser des étrangers impliqués" dans les violences survenues à Dijon.

Après Dijon, de nouveaux affrontements impliquant la communauté Tchétchène à Nice

"MANQUE DE MOYENS POLICIERS"?


Le maire socialiste sortant de Dijon, François Rebsamen, a dénoncé le manque de moyens des policiers, face à quelque 200 Tchétchènes, munis de barres de fer, battes de baseball et parfois d'armes à feu.


"Puisque la justice passe trop tard et que la police n'a pas les moyens de son action, la communauté tchéchène est venue faire respecter elle-même son droit", a analysé le maire, en campagne pour un quatrième mandat.

Violences à Dijon : les dispositifs policiers restent mobilisés

"DES MESURES FORTES"


Le président des Républicains Christian Jacob a écrit mardi au Premier ministre pour lui demander de "réaffirmer sans ambiguïté" son soutien aux forces de l'ordre et "prendre enfin des mesures fortes" face à l'"explosion de violences dans plusieurs quartiers".


"Ces images insoutenables, à Dijon et à Nice, sur fond de communautarisme délétère, montrent des individus cagoulés, portant des armes lourdes, semant la terreur et imposant leur loi, dans la plus grande impunité", affirme M. Jacob dans cette lettre à Edouard Philippe dont l'AFP a obtenu copie. 


"A l'heure où notre pays traverse une crise inédite, nous ne pouvons y ajouter un climat mêlant la division au chaos", ajoute-t-il.

SÉCURITÉ


Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur s'est rendu ce mardi à Dijon après les violences qui ont secoué le quartier des Grésilles.

"Notre réponse sera extrêmement ferme", promet Laurent Nuñez

BIENVENUE


Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce direct consacré à l'évolution de la situation à Dijon, après quatre nuits consécutives de violences impliquant des dizaines de personnes, de la communauté tchétchène notamment, armées de barres de fer et d'armes de poing - dont on ne sait si elles sont factices ou non - dans le quartier sensible des Grésilles. 

Contrairement aux nuits précédentes, la nuit de mardi à mercredi a été calme. Lundi soir, Dijon avait été de nouveau la proie de tensions, les forces de l'ordre ayant dû disperser un attroupement d'hommes cagoulés et armés voulant défendre leur quartier après trois expéditions punitives menées par des membres de la communauté tchétchène au cours du week-end, suite à l'agression d'un adolescent. Des véhicules et poubelles ont été brûlés, une équipe de France 3 Bourgogne agressée (elle a porté plainte) ainsi qu'un autre conducteur, selon la préfecture. Quatre personnes ont été interpellées, a annoncé la préfecture.

Selon la police, un premier raid aurait été lancé vendredi soir dans le centre-ville à la suite de l'agression, le 10 juin, d'un jeune homme de 16 ans issu de cette communauté.

Emmanuel Macron souhaite des expulsions

Alors que la polémique enfle sur le plan politique, Marine Le Pen allant jusqu'à comparer la situation à Dijon à la guerre civile au Liban , le chef de l'Etat a demandé au ministère de l’Intérieur l'expulsion des étrangers qui ont été ou seront interpellés. L’Elysée précise que les procédures administratives seront respectées.

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"Si des étrangers sont impliqués dans des troubles à l'ordre public, nous examinerons systématiquement, dans le respect des procédures administratives et le cas échéant judiciaires, la possibilité de les expulser", a précisé le ministère de l'Intérieur peu après.

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