EN DIRECT - Immeubles effondrés à Marseille : la ville ouvre un "lieu unique pour accueillir les sinistrés"

Police
CATASTROPHE - Deux immeubles se sont effondrés rue d'Aubagne, dans le centre-ville de Marseille, lundi 5 novembre, avant qu'un troisième, fragilisé, ne s'écroule également. Le bilan définitif fait état de huit morts. Des perquisitions ont visé des propriétaires des logements et les experts qui les avaient visités avant le drame.
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MAIRIE


Dix jours après le drame, la mairie ouvre un "lieu unique pour accueillir les sinistrés". "Les services publics de différentes collectivités, de l'État et de plusieurs organismes publics y seront présents pour renseigner, aider et accompagner les personnes sinistrées dans leurs démarches administratives - hébergement, relogement provisoire ou définitif, assurance notamment", précise la ville dans un communiqué.

RÉACTION


Renaud Muselier tacle son ancien mentor Jean-Claude Gaudin. le président du conseil régional  a "l'impression que Gaudin est lâché par les Marseillais", affirme-t-il vendredi dans le Figaro. L'ex-premier adjoint du maire de Marseille a dit comprendre la "colère" des Marseillais. "Tout le monde est sous le coup de l'émotion. Ma ville est endeuillée". "Face à sa conscience, il traverse probablement des moments épouvantables. Il doit souffrir énormément", lâche Renaud Muselier au sujet de Jean-Claude Gaudin, aux manettes de la ville depuis 23 ans. 

ENQUÊTE


Selon La Provence et La Marseillaise, des perquisitions sont en cours ce vendredi matin chez huit experts, judiciaires ou non, qui ont eu à délivrer des conclusions concernant les immeubles effondrés de la rue d'Aubagne.

ÉVACUATIONS 


Pour l'heure, 83 immeubles ont été évacués à Marseille depuis le 5 novembre, date de l'effondrement des bâtiments de la rue d'Aubagne. Dans un communiqué, la mairie de Marseille précise que 46 immeubles ont été évacués dans le périmètre où s'est produit l'effondrement tandis que 37 autres bâtiments ont été évacués hors de ce périmètre. Au total, 834 personnes ont été préventivement mises en sécurité, dont 694 hébergées dans 15 hôtels de la commune.

CONSÉQUENCES

Les sanctions tombent, dans le milieu politique marseillais. Le président de la région Paca Renaud Muselier a décidé de priver deux de ses vice-présidents de leurs délégations et responsabilités à la Région. Le premier est le LR Xavier Cachard, propriétaire d'un appartement au 65, rue d'Aubagne, dont le domicile a été perquisitionné ce matin. 


La seconde est Arlette Fructus, vice-présidente en charge du Logement à la Ville, la Métropole et la Région, mais également adjointe au logement à la ville de Marseille, présidente de Marseille Habitat, le bailleur social responsable d'un des immeubles, et... propriétaire d'un appartement au 63, rue d'Aubagne.

REPORTAGE

Les équipes de Sept à Huit ont eu accès à une vidéo d'un habitant de cet immeuble, montrant son état de délabrement avancé.

Immeubles effondrés à Marseille : la vidéo alarmante d’un habitant du 65 rue d’Aubagne juste avant le drame

Immeubles effondrés à Marseille : la vidéo alarmante d’un habitant du 65 rue d’Aubagne juste avant le drame
Info tf1/lci

ENQUÊTE

Des perquisitions simultanées sont en cours chez les propriétaires d'un des immeubles effondrés à Marseille, au 65, rue d'Aubagne.

INTERPELLATIONS 


Selon la préfecture de police, cinq personnes ont été interpellées lors des échauffourées survenues à l'issue de la marche de la colère ce soir devant l'hôtel de ville. 

HEURTS


A l'arrivée devant l'hôtel de ville, des incidents ont éclaté. Alors que la marche se déroulait calmement, la tension est montée quand les manifestants se sont heurtés au cordon des forces de l'ordre interdisant l'accès à la mairie.


Des fumigènes, des pétards et des jets de canettes ont été lancés sur les forces de l'ordre qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Vers 21 heures, la plupart des manifestants étaient partis mais 200 à 300 personnes continuaient à occuper le pavé face à la mairie, avant d'être peu à peu dispersées. Le calme est revenu en fin de soirée. 

COLÈRE ET DÉBORDEMENTS 


Selon La Marseillaise, des manifestants ont brûlé des sapins de Noël floqués de blanc installés aux abords de la mairie en criant "Gaudin, Gaudin ça sent le sapin". 

Mais après des échanges tendus, le parvis de mairie a été évacué. Les manifestants qui faisaient face au CRS depuis plus d'une heure ont été repoussés mètre après mètre vers le quai du port côté Canebière, selon le journal. 

8.000 MANIFESTANTS 


Les manifestants étaient plus de 8.000 selon la Préfecture de police à descendre la rue d'Aubagne vers l'hôtel de ville, sur le Vieux Port, en brandissant les portraits des huit victimes du drame. 


"Gaudin assassin, Gaudin démission", ou encore "Mairie, métropole, région, tous coupables", scandaient les manifestants. 

IMAGES


Jean-Luc Mélenchon, député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, a publié des photos sur son compte Twitter de la marche de la colère à laquelle il a participé. 

RASSEMBLEMENT

RASSEMBLEMENT

INCIDENTS


Une membre du collectif encadrant le rassemblement vient d'inviter la foule au calme, demandant aux manifestants de ne rien casser et de rentrer chez eux.

INCIDENTS


Les CRS sont en train de charger la foule, pour éloigner celle-ci du parvis de la mairie. Les gaz lacrymogènes volent à nouveau.

INCIDENTS


Le cortège a reculé, en raison des gaz lacrymogènes. Les CRS occupent l'esplanade devant la mairie. Des manifestants se sont repliés et continuent de scander des slogans hostiles au maire, Jean-Claude Gaudin.

Urgent

HEURTS


La manifestation est en train de dégénérer devant la mairie, où certains manifestants ont jeté de projectiles sur les forces de l'ordre, présentes pour sécuriser la mairie devant laquelle le rassemblement se déroule.

SOLIDARITÉ


Mardi, une institutrice marseillaise a raconté sur les réseaux sociaux l’émouvante histoire de l’un de ses élèves, El Amine. Un fan de Mbappé, dont la mère est morte dans l'accident. Selon l'institutrice, l'enfant souhaiterait rencontrer le joueur. Son vœux pourrait bientôt être exaucé, selon France Bleu.

RASSEMBLEMENT


Très critiqué depuis le drame, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, aux commandes de la ville depuis 1995, avait pour la première fois reconnu dimanche n'avoir "pas assez fait" pour lutter contre l'habitat insalubre, au lendemain d'une "marche blanche" qui avaient rassemblé des milliers de Marseillais qui avaient appelé à sa démission, sous les balcons de l'hôtel de ville déjà.

RASSEMBLEMENT

RASSEMBLEMENT


Les manifestants descendent la Canebière en scandant "Qui sème la misère récolte la colère" ou "Gaudin salaud, Marseille aura ta peau".

RASSEMBLEMENT


Le cortège est arrivé sur la Canebière. Il doit rejoindre le port, avant de se diriger vers la mairie. Parmi les slogans visibles sur les pancartes : "Sang sur les mains, menottes aux poignets", "Elus, responsables, que la justice passe".

RASSEMBLEMENT


La "marche de la colère" a débuté dans le quartier de Noailles. Des centaines de personnes sont attendus. Les portraits des victimes du 65 de la rue d'Aubagne sont portés sur des pancartes en tête de cortège, où les familles ont pris place. 

Urgent

PERQUISITIONS

Le procureur de Marseille a annoncé la tenue de perquisitions, mardi 13 novembre, dans les services municipaux de la ville et au siège du bailleur social Marseille Habitat. Des actions prises dans le cadre de l'enquête confiée à la police judiciaire, qui doit déterminer les causes des effondrements, les responsabilités et les éventuelles négligences qui ont mené à ce drame, causant la mort de huit personnes.

#BALANCETONTAUDIS

En soutien aux habitants de ces taudis, le journal La Marseillaise a lancé une plateforme en ligne pour réunir les différents témoignages.

#BALANCETONTAUDIS

#BALANCETONTAUDIS

#BALANCETONTAUDIS

#BALANCETONTAUDIS

Sur les réseaux sociaux, des habitants de Marseille dénoncent leurs conditions de logement. L'insalubrité est totale.

SOLIDARITÉ


L'Olympique de Marseille a officiellement annoncé, par voie de communiqué, avoir fait un don de 40.000 euros à la Croix Rouge "destiné à l’achat de produits d’aménagement et/ou d’électroménager pour les sinistrés" victimes de l'effondrement. 

MANIFESTATION

Le maire Jean-Claude Gaudin, au coeur des colères des manifestants.

MANIFESTATION

Les Marseillais rendent hommage aux habitants de Noailles.

Urgent

EFFONDREMENT

3 personnes ont été légèrement blessées dans l'effondrement du balcon boulevard Garibaldi, rapporte l'AFP.

EFFONDREMENT


Alors qu'une marche blanche a lieu à Marseille pour exprimer la tristesse et la colère de la population, un balcon s'est effondré au passage du cortège sur le boulevard Garibaldi.

BILAN DÉFINITIF


"Nous avons terminé les opérations de secours et de recherche", a déclaré le vice-amiral Charles-Henri Garié, samedi, quelques dizaines de minutes avant le départ d'une marche blanche en l'honneur des victimes de la catastrophe. Les secours ont donc désormais la "certitude" qu'il n'y a "aucune autre victime" dans les décombres des immeubles qui se sont effondrés à Marseille lundi. Pour rappel, les corps de 5 hommes et 3 femmes, tous identifiés, ont été retrouvés ensevelis.

EXCLUSIF


TF1 s'est procuré des images exclusives de l'intérieur des immeubles effondrés avant le drame. Ces images témoignent de l’insalubrité totale des lieux.

ACCUSATIONS CONTRE LA MAIRIE


Un énième rapport à charge contre la mairie de Marseille, datant d'avant l'effondrement, fait surface ce vendredi 9 novembre. Après les chiffres sur l'insalubrité, une note confidentielle de l’Agence régionale de Santé (ARS) Provence Alpes Côte d’Azur - consultée par Le Monde - confirme l'insuffisance des mesures prises par la ville pour repérer et sécuriser les logements dangereux.


Alors que 40 000 logements sont potentiellement "indignes" à Marseille, aucun arrêté préfectoral d’insalubrité n'a été déposé en 2016. Le problème ? Les équipes du service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville, en charge de repérer les situations d'insalubrité, n'ont aucune des qualifications normalement requises pour évaluer l'état des logements.

Urgent

BILAN 


Un 8e corps, celui d'une femme, a été retrouvé sous les décombres ce vendredi, a annoncé le parquet de Marseille à l'AFP. 


Les corps de cinq hommes et deux femmes avaient déjà été découverts depuis l'effondrement lundi des deux immeubles vétustes. Les autorités recherchaient potentiellement huit personnes ensevelies.

RELOGEMENT TEMPORAIRE 


Les personnes évacuées de l'immeuble de la rue d'Aubagne ce vendredi matin sont relogées dans des hôtels de La Joliette et près du Vélodrome pour une dizaine de jours, indique La Provence. 

EVACUATION D'UNE CENTAINE DE PERSONNES 


De nouveaux immeubles sont en cours d’évacuation ce vendredi matin rue d’Aubagne, rue Jean-Roque à Noailles et au Cours Lieutaud, selon les informations du site MarsActu et nos informations. Ces immeubles se trouvent près de ceux qui se sont effondrés rue d’Aubagne. 


"C’est une extension du périmètre de sécurité pour expertise", ont expliqué les marins-pompiers au site. Les résidents sont en cours d'évacuation. Une centaine de personnes sont concernées selon nos informations. 

INDIGNATION


Depuis plusieurs heures, des images provoquent l'indignation sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté phocéenne. Mardi soir, pendant que les pompiers tentaient de retrouver des victimes, le maire des 6e et 8e arrondissements de Marseille Yves Moraine, accompagné de l'adjointe à l'urbanisme, Laure-Agnès Caradec, participaient à une soirée autour du chocolat, avec dégustation.

COLÈRE


Les habitants marseillais sont très en colère.

Urgent

BILAN


Le corps d'une septième victime a été découvert jeudi soir dans les décombres des deux immeubles mitoyens qui se sont effondrés lundi à Marseille, ville dont le maire LR Jean-Claude Gaudin a défendu son action face aux nombreuses critiques.

Au total, les corps de cinq hommes et deux femmes ont été retrouvés morts depuis l'effondrement lundi de deux immeubles vétustes de la rue d'Aubagne, dans le quartier populaire et central de Noailles.

Deux immeubles se sont effondrés lundi matin rue d'Aubagne, dans le 1er arrondissement de Marseille. Selon nos informations, une trentaine de marins pompiers et une brigade cynophile sont sur place à la recherche d’éventuelles victimes. Une première personne a été retrouvée morte ce mardi matin sous les décombres, avant la découverte de quatre autres corps entre mardi et mercredi. Les opérations de secours se poursuivent à la recherche des disparus. 

Une cellule de suivi mise en place

La préfecture des Bouches-du-Rhône a mis en place une cellule de suivi. 


D'après les secours, douze personnes pourraient potentiellement vivre à ces différentes adresses. Sur place, l'adjoint au maire de Marseille Julien Ruas, responsable du Bataillon de Marins-Pompiers, a indiqué à l'AFP que l'un des deux immeubles faisait l'objet d'un arrêté de péril depuis "une dizaine de jours", "suite à une difficulté sur une cloison au 1er étage". Ses occupants devaient donc a priori avoir été évacués.

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Marseille sous le choc après l’effondrement de trois immeubles du centre-ville

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