EN DIRECT - Mort de Steve Maia Caniço : le rapport de l'Inspection générale de l'administration prend du retard

Police

ENQUÊTE - Alors que l'Inspection générale de l'administration a été saisie par Edouard Philippe pour comprendre les conditions de l'organisation de la Fête de la musique à Nantes, au cours de laquelle Steve Maia Caniço a trouvé la mort, le secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que le rendu du rapport était repoussé "au plus tard au 15 septembre".

Live

RAPPORT DE L'IGA RETARDÉ


Il faudra s’armer d’encore un peu de patience. Le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) sur la mort de Steve Maia Caniço après une intervention des forces de l’ordre lors de la Fête de la Musique à Nantes ne sera pas rendu ce mercredi comme prévu. La date a ainsi été décalée "au plus tard au 15 septembre", selon une annonce de Laurent Nuñez ce lundi 2 septembre.


"Le chef de service a demandé au ministre de l'Intérieur un délai complémentaire pour rendre ses conclusions", a expliqué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Interrogé sur Cnews, il détaille que ce délai a "naturellement été accordé". Et pour cause, avec un décès dans la Loire et une intervention très controversée de la police ce soir-là, cette affaire est "complexe", comme l’a relevé l’homme d’Etat. S’ajoute à ce contexte celui des répercussions possibles sur la place Beauvau. Christophe Castaner a d’ores et déjà assuré la semaine dernière qu'il rendrait "publiques" les conclusions de l'enquête et qu'il en tirerait "toutes les conséquences".

VIDÉO 


Plusieurs dizaines de personnes se sont une nouvelle fois rassemblées ce samedi à la mi-journée à Nantes pour rendre hommage à Steve Maia Caniço.

LE RÉCIT DE LA JOURNÉE EN IMAGES


Voici les images de cette journée d'hommage qui s'est poursuivie par des affrontements.

RÉACTION


Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, salue sur Twitter la mobilisation des forces de l'ordre ce samedi.

NANTES 


Selon David Olivier Reverdy, délégué national du syndicat Alliance-Police Nationale invité de LCI ce samedi après-midi, cinq membres des forces de l'ordre ont été blessés ce samedi lors de la manifestation à Nantes. 

NANTES


La préfecture de Loire-Atlantique fait savoir que plus de 900 véhicules et près de 1500 personnes ont été contrôlés ce samedi par les forces de l'ordre dans les environs de Nantes.

RÉACTION


La maire de Nantes (PS), Johanna Rolland, a déclaré samedi qu'"aucune violence n'avait sa place aujourd'hui à Nantes, alors que toute la ville souhaitait se recueillir" pour Steve Maia Caniço, en condamnant "les dégradations commises par certains".

NANTES


Selon la préfecture, un commissaire de police a été "attaqué" et "blessé" par un manifestant ce samedi. Ce dernier a été interpellé. 

RÉACTION

Mort de Steve Maia Caniço : la cheffe de l'IGPN réfute avoir "dédouané la police"

Mort de Steve Maia Caniço : la cheffe de l'IGPN réfute avoir "dédouané la police"

NANTES 


Alors que la tension reste prégnante entre forces de l'ordre et manifestants, la police de Loire-Atlantique fait désormais état de 40 interpellations, précisant par ailleurs que un policier blessé a été touché au visage. 

NANTES 


34 personnes ont été interpellées à Nantes depuis ce matin, essentiellement pour port d’armes prohibées, jets de projectiles et incendies de mobilier urbain, rapporte la préfecture de Loire-Atlantique. Un membre des forces de l’ordre a été blessé, de même qu'un manifestant. 

NANTES


La manifestation est actuellement en train de se terminer. D'après France Bleu, qui est sur place, les forces de l'ordre encerclent actuellement les derniers manifestants dans le centre-ville de Nantes

RÉACTION


Dans une interview accordée ce samedi à l'Obs, la patronne de l'Inspection générale de la police nationale Brigitte Jullien a estimé que l'enquête administrative n'a pas "dédouané la police".  "Les gens attendaient absolument une condamnation de la police, aucune autre réponse n’était entendable à ce moment-là", a-t-elle ajouté, précisant que le rapport "n'a pas été écrit sur un coin de table".


Selon une synthèse rendue publique mardi, le rapport de la "police des polices" n'a pu établir de lien entre l'action des forces de l'ordre le soir du 21 juin quai Wilson à Nantes et la disparition dans le même secteur de Steve Maia Caniço, dont le corps a été retrouvé lundi dans le fleuve. Le document suscite depuis de vives critiques et interrogations, tant chez l'avocate de la famille du jeune homme que chez des responsables politiques ou des participants à cette soirée, dont aucun n'a été auditionné dans cette procédure.

NANTES


Les forces de l'ordre ont procédé, selon la police, à 33 "interpellations préventives". A l'arrivée du cortège devant la préfecture, les forces de l'ordre ont eu recours aux lances à eau et les premiers tirs de grenades lacrymogènes ont été entendus. Au total, 1.700 personnes ont été recensés dans le cortège, selon les autorités.

BARRICADE

TENSIONS À NANTES


Des affrontements ont eu lieu devant la préfecture de Loire-Atlantique à Nantes. Voici les images et le récit de l'une de nos envoyées spéciales, Tiphaine Pioger. 

VIDÉO


La manifestation s'est élancée dans le centre ville de Nantes avec plusieurs centaines de personnes. Le climat est beaucoup plus tendu que ce matin. Voici les images. 

INTERPELLATIONS


L'ambiance est beaucoup plus tendue ce que matin à Nantes où démarre la manifestation en hommage à Steve. Une vingtaine de personnes ont déjà été interpellées. 

NANTES 


Plusieurs centaines de personnes se sont  retrouvées samedi à Nantes près de la grue jaune, derrière une grande banderole  avec le portrait de Steve Maia Caniço et l'inscription "Interdits de vivre", au  début de la marche prévue à proximité du lieu où le corps du jeune homme a été  retrouvé lundi dans la Loire.

HOMMAGE


Un rassemblement est actuellement en cours à Nantes. Une minute de silence a été respecté en hommage de Steve Maia Caniço. 

ENQUÊTE


VIDÉO - Sur LCI, Me Marianne Rostan, avocate de 89 participants à la soirée de Nantes lors de laquelle Steve Maia Caniço a perdu la vie, s'est interrogée sur le rapport de l'IGPN.

"ON EST EN TRAIN DE NIER LE B.A-BA DE CE QU'IL S'EST PASSÉ"


Invitée sur le plateau de LCI samedi, Me Marianne Rostan, avocate de 89 participants à la soirée de Nantes lors de laquelle Steve Maia Caniço a perdu la vie, est revenue sur les circonstances du drame. "Il y a beaucoup de contestation et de flou autour de cette intervention", a-t-elle indiqué, affirmant que le rapport de l'IGPN "est en train de nier le b.a.-ba de ce qu'il s'est passé" en déclarant qu'il n'y a "pas la preuve d'un mouvement de foule". 

RASSEMBLEMENTS


VIDÉO - Sur LCI, Aymeric Seasseau, adjoint à la maire de Nantes, est revenu sur l'interdiction de rassemblements émise par la préfecture de Loire-Atlantique.

"FAIRE REDESCENDRE LA TENSION"


Interrogé sur LCI samedi, Aymeric Seasseau, adjoint à la maire de Nantes, a commenté l'interdiction des rassemblements émise par la préfecture de Loire-Atlantique. "Je crains que cette décision rajoute à une situation très tendu, un peu confuse encore, après une opération policière contestable et contestée (...) On ne répond pas par un nouvel interdit", a-t-il estimé. "Il est temps de faire redescendre la tension et d'aller dans une désescalade."

RASSEMBLEMENTS


VIDÉO - Sur LCI, Me Cécile de Oliveira, l'avocate de la famille de Steve Maia Caniço, a évoqué les rassemblements prévus aujourd'hui partout dans le pays.

"LA FAMILLE NE PARTICIPERA PAS" AUX RASSEMBLEMENTS


Jointe par LCI samedi, Me Cécile de Oliveira, l'avocate de la famille de Steve Maia Caniço, a annoncé que les proches ne participeront pas aux rassemblements prévus dans une dizaine de villes en France. "La famille de Steve est dans un deuil terrible. Les questions politiques liées aux rassemblements qui sont prévus aujourd'hui ne la concernent pas directement", a-t-elle indiqué. "La famille n'appelle pas du tout à ces rassemblements, n'y participera pas et elle se situe dans un temps de deuil extrêmement difficile dans ces circonstances médiatiques et politiques."

"CHANTEZ, DANSEZ, MAIS PAS DE VIOLENCE"


La soeur de Steve, Johanna Maia Caniço, appelle au calme les participants aux rassemblements prévus ce samedi. Dans une interview à Presse Océan, elle décrit la gentillesse de son frère. "Il était généreux, détestait le conflit [...]. Si vous voulez lui rendre hommage, alors chantez, dansez, portez des affiches mais pas de violence. "


L'interview est à lire ici. 

DIJON


A Dijon, près de 200 personnes se sont retrouvées pour une marche, ballons blancs à la main, dans les rues du centre-ville. "Ce qui est arrivé à Steve m'a beaucoup touché. Ça aurait pu être n'importe qui, un de mes frères, un ami à moi. On a voulu lui rendre hommage", a témoigné une participante.

LILLE


Un rassemblement s'est tenu ce vendredi soir à Lille pour rendre hommage à Steve Maia Caniço mais aussi pour protester contre les violences policières. Entre 250 et 500 personnes ont pris part à un moment de recueillement avant de manifester dans les rues de la ville.

LIGUE DES DROITS DE L'HOMME


La requête de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), qui visait à obtenir la suspension d'un arrêté interdisant une manifestation dans le centre ville de Nantes en hommage à Steve Maia Caniço, a été rejeté par le tribunal administratif.

FAMILLE

L'avocate de la famille de Steve, Cécile De Oliveira, indique vendredi que les proches du jeune homme ne soutiennent pas le rassemblement prévu samedi. "La famille ne soutient pas du tout le rassemblement. [Ses proches] n’acceptent qu’un soutien amical, artistique et pacifique", a-t-elle indiquée à l'AFP. Un ami du défunt, également interrogé, a annoncé : "Nous n'y serons pas". 

JUSTICE

Les deux juges d'instruction de Nantes ont demandé à être dessaisis du dossier, apprend-on vendredi. 


Dans un communiqué de la cour d'appel de Rennes, le procureur général précise que "la poursuite des investigations va nécessiter de rechercher toutes les responsabilités dans la mort du jeune homme et donc, potentiellement, celles de partenaires institutionnels habituels du tribunal de grande instance de Nantes. Le dépaysement du dossier vise à garantir la sérénité de l'information judiciaire et l'impartialité objective de la juridiction saisie".


"C'est assez logique, vues la situation locale et la pression médiatique dans cette affaire", explique une source judiciaire à LCI. Les demandes de dessaisissement ne sont pas exceptionnelles. Ce qui est plus rare, nous indique-t-on, c'est de faire la demande à ce stade de l'enquête, lorsque les investigations ne font que commencer.


La demande des deux juges va conduire le parquet général de Rennes à nommer d'autres juges en dehors de leur juridiction

CASTANER

VIDEO - "Il faut faire toute la vérité, nous le devons aux parents", a également promis Christophe Castaner

CASTANER

VIDEO - Interrogé vendredi à propos des rassemblements prévus samedi, Christophe Castaner appelle au "calme" et au "respect". "Je comprends cette volonté de rendre hommage", explique le ministre de l'Intérieur. "Il n'y a pas d'hommage qui se passe dans la violence"

INTERDICTION DE MANIFESTER A NANTES : LE PRÉFET DE LOIRE-ATLANTIQUE S'EXPRIME SUR LE DISPOSITIF DE SÉCURITÉ 


Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, a interdit les rassemblements demain, dans le centre-ville de Nantes. Lors d'une conférence de presse il donne des détails sur le dispositif de sécurité prévu. "J'ai pris 3 arrêtés d'interdiction d'acquisition et de détention d'artifices, d'essence et de détention d'armes par destination". Si il n'a pas donné de détails sur le dispositif policier, il assure que " le gouvernement et le ministre de l'intérieur nous a donné ce dont nous avions besoin (...) Nous savons qu'il y a un risque que s'agrège un noyau d'activistes (...) c'est un aléa que l'on prend en compte, l'effectif est calibré sur le risque maximum".


Le préfet a également annoncé que des contrôles seront effectués sur les axes routiers et dans les gares SNCF.

HOMMAGE


La prochaine Techno Parade rendra hommage à Steve Maia Caniço, ont annoncé jeudi les acteurs des musiques électroniques. "Le 28 septembre, le cortège de tête de la Techno Parade sera spécialement dédié à la mémoire de Steve Maia Caniço, et portera un appel clair pour un changement de posture des pouvoirs publics", écrivent-ils dans une tribune publiée dans le magazine spécialisé Trax. Un texte signé par Média'son, la CNS (Coordination nationale des sons), Technopol, Le Socle, Nuits Parallèles et Freeform. "Nous tenons à exprimer notre indignation devant un usage excessif de la force et une application de la loi sans considération pour la vie humaine. Nous n'acceptons pas qu'aujourd'hui, on puisse mourir pour avoir voulu danser quelques minutes après le couvre-feu", déclarent-ils encore.

   

Selon eux, depuis 25 ans, "il existe une forte tendance des pouvoirs publics à considérer" la culture des musiques électroniques comme une "nuisance".     "Unis, nous disons : Ça suffit, plus jamais ça !". "D'annulation de festivals et de soirées en lois d'exception, de pressions d'élus en descentes de police ou en jets de grenades lacrymogènes, nous ne voulons plus subir cette intolérance et les excès auxquels elle peut mener", disent-ils.

LE GENDRE


Gilles Le Gendre, président du groupe LaRem à l'Assemblée nationale, n'est "pas favorable" à l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire après la mort de Steve Maia Caniço. "Ce n'est pas par le canal de l'enquête parlementaire que les choses doivent être traitées. Elles doivent être traitées par la procédure normale de la justice, de l'enquête de police", a-t-il déclaré sur l'antenne de France Info. Plusieurs élus et députés, notamment ceux de La France insoumise, demandent l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire après la découverte du corps du jeune homme.

À LA LOUPE 

Mort de Steve à Nantes : les zones d'ombre du rapport de l'IGPN

Mort de Steve à Nantes : les zones d'ombre du rapport de l'IGPN

MANIFESTATIONS INTERDITES SAMEDI À NANTES


Alors que plusieurs appels à un rassemblement en hommage à Steve ont été lancés pour ce samedi à Nantes, la préfecture a décidé d'interdire toute manifestation dans le centre-ville de 10h à 20h. Dans un communiqué, elle justifie la mesure en indiquant qu'aucune déclaration n'a été faite et par la présence attendue de manifestants ultras et d'individus extrêmement radicaux de type "black bloc".

MANIFESTATION


Un rassemblement est prévu et déclaré en préfecture pour demain, vendredi 2 août à 15 heures, devant les locaux de l'IGPN, dans le 12e arrondissement de Paris. 

DÉCRYPTAGE


Invité politique de La Matinale ce jeudi matin sur LCI, le politologue Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'institut de sondage Ifop, est revenu sur les critiques adressées à Christophe Castaner depuis la mort de Steve Maia Caniço. "On constate que depuis sa nomination, un procès en illégitimité lui est fait, à tort ou à raison par l'ensemble des oppositions", estime-t-il.

RASSEMBLEMENTS


"Tous à Nantes pour Steve", "Ni oubli, ni pardon", "Nous demandons des réponses" : plusieurs mots d'ordre appellent à se rassembler, donnant pour la plupart rendez-vous dans le centre-ville de Nantes, samedi à 13H, là d'où partent habituellement les manifestations des Gilets jaunes depuis l'automne dernier. 

TOURMENTE


Si le chef du gouvernement lui a renouvelé sa confiance mercredi 31 juillet, Christophe Castaner est la cible des critiques de l'opposition sur les circonstances de la mort de Steve Maia Caniço. Une nouvelle affaire qui fragilise un peu plus le ministre de l'Intérieur. 

Mort de Steve, Gilets jaunes, Pitié-Salpêtrière... Castaner, ministère amer

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TENSIONS À TOULOUSE


Un rassemblement s'est tenu ce mercredi soir à Toulouse pour rendre hommage à Steve Maia Caniço mais également pour dénoncer les violences policières. Si le rassemblement se voulait pacifique, plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux montrent un face à face tendu entre manifestants et forces de l'ordre.

Info tf1/lci

POLÉMIQUE


Des captures embarrassantes ont été partagées par un média alternatif local

Mort de Steve moquée sur Facebook : un gendarme convoqué dans le cadre d'une enquête administrative

L'IGPN SE DÉFEND


"Quelle que soit la pression qu'on peut ressentir de l'opinion, des faits, du drame, il faut qu'on reste technique." C'est en ces mots qu'un cadre de l'IGPN défend le rapport remis par l'inspection mardi. Auprès de l'AFP, cette source se dit confiante, malgré les - très - nombreuses critiques qui affluent depuis 24 heures. "On est là pour faire du droit, pas pour se substituer au législateur ou être moraliste", a-t-il ajouté auprès de l'agence. 


"Il n'y a aucune autre inspection en France qui fait des enquêtes administratives aussi fouillées et avec autant d'investigations que l'IGPN", a-t-il ajouté, assurant que la "police des polices" est l'une des seules entités à "faire des auditions directes". "On peut aussi entendre des gens qui ne sont pas de l'administration en enquête administrative".

ENQUÊTE IGPN


Selon le journal local Ouest France, les enquêteurs de l’IGPN - la "police des polices" - ont multiplié les auditions afin de publier leur rapport, sans toutefois entendre l'un des principaux concernés. A savoir le préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, en poste depuis novembre dernier.

HOMMAGE


Un rassemblement aura lieu ce samedi dès 13h dans le centre-ville de Nantes en hommage à Steve Maia Caniço, après que de nombreux appels ont été diffusés dans ce sens sur les réseaux sociaux. Les mots d'ordre : "ni oubli, ni pardon", ou encore "nous demandons des réponses". 


Des membres du mouvement des Gilets jaunes, eux aussi critiques depuis des mois de la répression policière, ont prévu d'être de la partie. "Acte 38: tous à Nantes pour Steve", appelle ainsi la page "Gilets jaunes 44".

 

Quant à la famille du jeune homme de 24 ans, leur avocate a indiqué à l'AFP qu'elle ne savait pas si elle participerait à ce rassemblement. "C'est une possibilité", a-t-elle expliqué, car "ils sont touchés par leur solidarité".

VERS UN RASSEMBLEMENT SAMEDI À NANTES


De nombreux appels ont été diffusés sur les réseaux sociaux depuis l'identification du corps de Steve Maia Caniço appelant à rendre hommage samedi à Nantes au jeune homme disparu au moment d'une intervention controversée des forces de l'ordre le soir de la Fête de la musique.


"Tous à Nantes pour Steve", "Ni oubli, ni pardon", "Nous demandons des réponses": plusieurs mots d'ordre appellent à se rassembler, donnant tous rendez-vous au centre-ville de Nantes, samedi à 13h. C'est le point de rassemblement d'où partent habituellement le samedi les manifestations des Gilets jaunes depuis l'automne dernier à Nantes.

Infos précédentes

Le verdict faisait peu de doute, des éléments d’identification retrouvés sur le cadavre – notamment une chaussure et des chaînes en or autour du cou selon nos informations – correspondant au signalement de Steve Maia Caniço au moment de sa disparition. L’autopsie pratiquée mardi matin le confirme : le corps en état de décomposition extrême repéré lundi par un bateau Navibus dans la Loire, non loin du quai Wilson où le jeune animateur périscolaire de 24 ans avait été vu la dernière fois dans la nuit du 21 au 22 juin, est bien le sien, a-t-on appris de source proche du dossier. Une information judiciaire pour "homicide involontaire" a par ailleurs été ouverte, a annoncé le procureur de la République dans un communiqué. 

Reste à présent à éclaircir les circonstances de sa mort. La disparition de Steve avait coïncidé avec une intervention controversée des forces de l'ordre lors de la Fête de la musique. Cette nuit-là, des échauffourées avaient en effet éclaté vers 4h30 entre des participants à un concert techno et les policiers venus exiger l'arrêt de la musique sur le quai Wilson, un endroit sans parapet sur la Loire. Plusieurs personnes avaient alors chuté dans le fleuve. Alors que la police affirme n'avoir mené "aucune charge", cinq procédures sont en cours pour faire la lumière sur le déroulé des faits, dont une enquête administrative conduite par l'IGPN, la police des polices. Mardi, cette dernière a été dévoilée, indiquant que l'intervention de la police était "justifiée" et pas "disproportionnée". Pas de quoi éteindre la polémique pour autant. 

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Suivez avec nous les derniers développements de l'enquête dans le live ci-dessus.

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