Ecstasy surdosé, cocaïne... Enquête sur les ravages des drogues "récréatives"

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DANGER - Facilement accessibles dans les soirées électro, les drogues "récréatives" comme la cocaïne ou l'ecstasy inquiètent par leur recrudescence. Certaines drogues sont parfois surdosées et peuvent conduire à la mort.

C'est une proportion inédite. Selon une étude menée sur l'addiction, 500.000 jeunes, entre 14 et 24 ans, auraient déjà consommé de la cocaïne ou de l'ecstasy. Un événement récent vient rappeler le risque d'une consommation de drogue récréative telle que l'ecstasy : début septembre, un jeune homme de 21 ans est mort d'une overdose après avoir ingéré  de l'ecstasy surdosé. 

Ses parents ont depuis créé une page Facebook pour sensibiliser sur les ravages de l'utilisation de ces drogues y compris dès la première prise. 

Les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour homicide involontaire et confiée à la brigade des stupéfiants, confortent l'hypothèse d'un décès par overdose, a indiqué une source judiciaire, sans préciser la nature des substances ingérées par la victime de 21 ans. "Ce n'était pas un drogué, c'était un aventurier de la vie, qui se croyait invincible", témoigne Martin Chassang, le père du jeune décédé. Il se désole de ne pas "avoir su le protéger". 

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L'une des difficultés pour faire face à ce problème est notamment la facilité à se procurer certaines de ces drogues dans les soirées. Chez les jeunes consommateurs, ces produits peuvent avoir à long terme des dommages psychologiques importants comme des dépressions, de l'anxiété, ou encore des insomnies.

L'autre danger de ce type de consommation est qu'il est très difficile de savoir quelle est réellement la dose prise. "On vous dit que le comprimé comprend telle concentration, et puis quand on teste en laboratoire, on ne retrouve pas forcément la même molécule, ni la même teneur" que ce qui a été indiqué lors de la vente, rapporte Jean-Claude Alvarez, du service de toxicologie à l'Assistance publique des hôpitaux de Paris. 

Ecstasy surdosé

Le "Collectif action nuit", composé d'experts et de professionnels de la nuit, s'était alarmé début septembre, dans un communiqué de la "recrudescence de consommation de produits stupéfiants particulièrement dangereux" et notamment d'ecstasys "largement surdosés (qui) circulent ces dernières semaines en France". Dans son texte, le collectif explique que des produits vendus comme ecstasys "largement surdosés" - aussi appelés "ecstasys chinois" - circulent ces dernières semaines en France, "particulièrement nocifs" et provoquant "des réactions graves, amenant l'hospitalisation des consommateurs et consommatrices, voire pire".

Selon eux, il pourrait s'agir de N-Ethylpentylone, un produit susceptible selon l'OMS d'être vendu comme étant de l'ecstasy (qui contient normalement une autre molécule, appelée MDMA), "sous forme de poudre, cristal, capsule ou cachets", et "dont les effets seraient davantage désastreux". Le Collectif action nuit souligne que 125 décès ont été attribués à cette drogue au Royaume-Uni et qu'elle a été liée à 25 décès aux Etats-Unis ces trois dernières années.

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