Enseignant décapité dans les Yvelines : qui sont les onze personnes placées en garde à vue ?

Enseignant décapité dans les Yvelines : qui sont les onze personnes placées en garde à vue ?
Police

ENQUÊTE - Onze personnes étaient désormais en garde à vue ce dimanche, dont des membres du cercle familial du terroriste et un prédicateur soupçonné d'avoir joué un rôle clé dans la fronde contre l'enseignant décapité en pleine rue vendredi en fin d'après-midi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), une course contre la montre est engagée pour tenter de faire la lumière dans cette affaire. Vendredi 16 octobre, dans la soirée, une enquête a été ouverte  pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Les enquêteurs antiterroristes ont maintenant moins de 96 heures devant eux pour déterminer d'éventuelles implications ou complicités parmi les onze personnes arrêtées et placées en garde à vue après l'assassinat par décapitation d'un professeur qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, dans un collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). 

Un parent d'élève à l'origine de la fronde

Quatre personnes issues de l’entourage familial de l’assaillant ont été interpellés à Evreux (Eure), dans la nuit de vendredi à samedi. Parmi eux, figurent les parents, le grand-père et le petit frère du terroriste. Tous disent tomber des nues et n’avoir rien vu venir. Une cinquième personne - décrite comme un ami de l'assaillant - a également été placée en garde à vue dimanche matin. 

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Egalement placé en garde à vue, le parent d’élève ayant appelé à la mobilisation contre l'enseignant, en mentionnant son nom sur les réseaux sociaux. Il s'était également rendu au commissariat pour porter plainte contre le professeur d'histoire pour diffusion d'images pornographiques et avait fait l'objet, en retour, une plainte pour diffamation. 

L'homme a été interpellé, ce samedi à l'aube à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Le procureur du parquet national antiterroriste (PNAT), Jean-François Ricard, a indiqué qu’il avait une demi-sœur qui était partie en 2014 rejoindre l'organisation Etat islamique en Syrie et faisait l'objet d'un mandat de recherche.  Les vidéos mises en ligne par ce parent d'élève sont "mensongères" et "faites pour créer du conflit" a dénoncé Jean-Michel Blanquer. 

Abdelhakim Sefriou, un militant islamiste à la réputation sulfureuse

Parmi les gardés à vue, l'homme qui l'avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, est lui aussi entendu par les enquêteurs. Il a été interpellé avec sa compagne à Pantin (Seine-Saint-Denis) ce samedi en milieu d'après-midi. C'est lui qui avait interviewé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux la fille de ce parent d'élève.

Se revendiquant du conseil d’administration du Conseil des imams de France, un organisme non représentatif de l'islam de France, ce prédicateur, très actif en France (Libération se fait l'écho de ses coups de pression réguliers contre les institutions républicaines) depuis le milieu des années 2000, a été l’un des chefs de file de la contestation qui visait l’enseignant décapité vendredi en fin d’après-midi. Cet imam est présenté par les services de renseignement comme un "gourou de la cause", un "homme dangereux à la réputation sulfureuse". Selon les enquêteurs, il a joué un rôle clé dans la fronde contre l’enseignant. Au point de déclencher l'action fatale à ce dernier ? C'est que cherchent à savoir les policiers.

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Enfin, trois personnes se sont présentées spontanément au commissariat d'Evreux vendredi soir. Tous trois ont été en contact téléphonique avec l'agresseur dans les heures qui ont précédé son passage à l’acte. Les enquêteurs veulent savoir s’ils étaient ou non dans la confidence. 

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