Espagne : les cinq Français accusés de viol inculpés pour abus sexuel, pour l'instant

Police

JUSTICE - La justice espagnole devra démêler le vrai du faux dans cette histoire. Les cinq français accusés de viol par deux touristes norvégiennes, à Benidorm en Espagne, ont été mis examen pour abus sexuel. Trois d'entre eux ont été incarcérés, les deux autres ont été relâchés.

Les cinq touristes français âgés de 18 à 19 ans et accusés de viol par une jeune touriste norvégienne ont été mis en examen, ce jeudi 8 août, pour abus sexuel, "sans préjuger d'une ultérieure requalification" des faits, ont souligné les autorités judiciaires. Après avoir été entendus par une juge d'instruction, trois d'entre eux ont été placés en détention provisoire.

 Les faits se seraient déroulés dans le huis-clos de leur appartement de location dans la station balnéaire de Benidorm en Espagne. C'est le centre de santé dans lequel s'est rendu la jeune femme qui les accuse de viol, qui a donné l'alerte à la Garde Civile qui a pu procéder à l'interpellation des cinq jeunes hommes, juste avant qu'ils ne rentrent en France, le lendemain. 

La jeune fille a raconté aux policiers qu'elle avait été contacté par les Français, via l'application Tinder, puis a décidé de passer la soirée en leur compagnie, dans leur appartement de location. Elle convie une amie à cette soirée mais dans la nuit, une des deux Norvégiennes avait quitté le logement précipitamment après que l'un des touristes français lui aurait montré son sexe et tenté de la caresser. L'autre jeune femme est restée dans l'appartement avec les cinq jeunes hommes qu'elle accuse de l'avoir ensuite violée. 

Lire aussi

Selon l'avocat de l'un des accusés, Me Frédéric David, son client a reconnu un "rapport sexuel" avec la plaignante mais assure qu'il s'agissait d'une relation sexuelle "consentie et pas en réunion". A nos confrères du Parisien, Me David explique qu'au lendemain de cette relation sexuelle, la jeune femme, vierge, précise l'avocat, se serait rendue dans un centre médical qui aurait alors alerté la Garde civile et permis leurs arrestations. 

Les cinq accusés "sont des bacheliers, des gentils gosses, pas des jeunes à problèmes en France", a affirmé à l'AFP Me Frédéric David. "Les faits se sont passés dans un contexte très alcoolisé de part et d'autre", a ajouté Me David, évoquant aussi le "contexte particulier de Benidorm", connu comme "un lieu de fête entre jeunes" et le "caractère très explicite de l'application de rencontre, Tinder", utilisée pour le rendez-vous.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter