Essonne : un pompier blessé par balle au cours d'une intervention

Parmi les pompiers de l'Essonne, l'onde de choc est toujours aussi vive. L'un des leurs, un soldat du feu de 49 ans, a été visé par une arme à feu qui lui a presque traversé le mollet. Le patron des lieux est aussi ému que désabusé.

FAIT-DIVERS - Un soldat du feu a été touché par un tir d'arme à feu, mardi dans la soirée à Étampes, a été transporté à l'hôpital, souffrant d’une plaie traversante au mollet. L’auteur du tir est en fuite. Une enquête est en cours.

Un sapeur-pompier, en service, a été blessé par balles ce mardi vers 23h à Étampes dans l’Essonne. Selon nos informations, les soldats du feu qui avaient été appelés pour un incendie de véhicule dans le quartier sensible de Guinette, ont essuyé plusieurs tirs par armes à feu, contraignant ces derniers à repartir en courant jusqu'à ce qu'à l'arrivée des forces de l'ordre pour assurer la protection de l'intervention.

Souffrant d’une plaie traversante au mollet, l'homme blessé a été transporté à l'hôpital mais ses jours ne sont pas en danger. L'arme ou le calibre utilisés n'ont pu être identifiés pour le moment. L’auteur du tir était toujours recherché ce mercredi matin, tandis qu'une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine du tir et confiée à la Sûreté départementale.

"J’ai veillé à ce qu’une plainte soit déposée. Ces actes odieux ne doivent pas rester impunis", a tweeté ce mercredi le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, assurant "ceux qui nous protègent au péril de leur vie", de son "soutien indéfectible".

"Encore un cran au dessus"

"C'était tendu depuis un moment dans ce secteur d'intervention, où il y a déjà eu des agressions envers les pompiers", nous précise le secrétaire de la CGT du Sdis 91, Yohan Martin, ajoutant qu'"on a encore passé un cran au dessus".

Et de contextualiser : "aujourd'hui la problématique, c'est qu'on intervient et qu'on arrive bien souvent avant les forces de l'ordre parce qu'on est obligés d'intervenir même si l'on sait qu'il y a un danger tant que l'on n'a pas été confrontés au danger  ; et donc pour respecter notre ordre de mission, même si l'on a de gros doutes sur un guet-apens on va devoir aller voir sur place pour recevoir au minimum des cailloux."

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