Mort suspecte dans une maison de retraite : l'autopsie penche pour un décès naturel, la garde à vue d'un pensionnaire levée

Police
FAITS DIVERS - Le pensionnaire d'une maison de retraite de Maisse (Essonne) a été placé en garde à vue mardi après la mort d'une résidente de 87 ans. Une aide-soignante a également été placée en garde à vue. Selon nos informations, les gardes à vue ont été levées mercredi dans l'attente des résultats d'autopsie.

Ni trace d'asphyxie, ni traces de coups et un état de santé fragile, notamment sur le plan cardiaque. L'autopsie conduite mercredi 14 août sur la pensionnaire de la maison de retraite de Massais, dans l'Essonne, viennent indiquer une mort naturelle, a appris LCI de source judiciaire. Et annihiler les premières pistes explorées par l'enquête dans la mort de cette femme de 87 ans. Pistes qui avaient amené les enquêteurs à procéder à l'interpellation et au placement en garde à vue d'un résident de la maison de retraite, mardi 13 août, quelques heures après la découverte de la dépouille de cette dernière.


Le Parisien avait révélé que cet homme avait été interpellé sur la foi du témoignage d'une aide-soignante, qui l'avait aperçu, lundi 12 août autour de 23h, dans le couloir de l'établissement, un oreiller à la main, à proximité de la chambre de l'octogénaire. La salariée, alertée par ses cris, avait alors découvert celle-ci en train de suffoquer. Elle avait ensuite essayé de joindre, sans succès, sa hiérarchie, mais n'avait pas songé à appeler les secours. C'est le lendemain que le corps de la senior a été retrouvée, aux alentours de 8h.

Deux garde à vue levées

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de l'Essonne. Une autopsie de la victime avait commencé mercredi en milieu de journée, selon des informations communiquées à LCI. 


Toujours selon Le Parisien, l'homme tenant le coussin aurait passé la nuit dans la chambre de la victime, et les gendarmes l'auraient trouvé sur place à leur arrivée. Il a été interpellé mardi après-midi, le temps de réaliser les premières constatations et de recouper des témoignages, et placé en garde à vue. Le parquet a requis une expertise médicale et psychiatrique, l'homme ayant tenu des propos incohérents. L'aide-soignante a également été interpellée et placée en garde à vue, suspectée de non-assistance à personne en danger. Expérimentée, elle aurait assuré aux enquêteurs que la victime était encore en vie quand elle a quitté la chambre la veille. 


Selon nos informations, les deux gardes à vue avaient été levées mercredi dans l'attente des résultats de l'autopsie. La garde à vue de l'homme, lui aussi âgé de 87 ans, a été jugée incompatible avec son âge et son état de santé. Après les résultats de l'autopsie, l'enquête se poursuit. Des expertises médico-légales complémentaires vont être menées, toxicologiques mais aussi anatomo-pathologiques (analyse des organes au microscope) pour s'assurer que rien n'a été loupé. Les deux mis en cause, dont les gardes à vue ont été levées plus tôt, seront réentendus, mais librement, ainsi que d'autres membres du personnels soignants.


"Toute l'équipe présente ses plus sincères condoléances à la famille de la résidente", a réagi un porte-parole de la maison de retraite de Maisse auprès de LCI. "Toute l'équipe est mobilisée aujourd'hui pour le bien-être et la sécurité de l'ensemble des résidents", a-t-il assuré. "Il y a une enquête en cours et nous ne pouvons pas faire d'autres déclarations." Une autopsie de la victime était attendue mercredi. 

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