Un haut fonctionnaire du Sénat arrêté pour soupçons d'espionnage au profit de la Corée du Nord

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INFO QUOTIDIEN - C'est une affaire rare et elle se passe dans une des plus hautes institutions françaises : le Sénat. Un de ses hauts fonctionnaires a été interpellé lundi 26 novembre par la DGSI. On le soupçonne d'intelligence avec une puissance étrangère : la Corée du Nord.

Un espion nord-coréen au cœur du Sénat ? C'est une affaire d'espionnage inédite que révèle Quotidien, lundi 26 novembre. D'après les informations de l'émission de TMC, des policiers de la DGSI, le renseignement intérieur, ont interpellé à son domicile Benoît Quennedey, haut-fonctionnaire à la Haute Assemblée. Administrateur principal de la direction de l'architecture, du patrimoine et des jardins au Sénat, il a été placé en garde à vue et a vu son bureau être perquisitionné ce lundi matin.


Le président du Sénat a confirmé cette information dans un communiqué et a indiqué qu'il avait été "demandé aux deux Secrétaires généraux du Sénat d’établir un rapport complet sur les activités et les fautes que (Benoît Quennedey) aurait pu commettre en relation avec ses fonctions." Il a par ailleurs été relevé de ses fonctions. "Il convient maintenant de laisser la justice suivre son cours dans la sérénité" a ajouté Gérard Larcher.


Benoît Quennedey est soupçonné d'"intelligence avec une puissance étrangère", avec la volonté de transmettre des informations ultra-sensibles à la dictature dirigée d'une main de fer par Kim Jong-Un. Des agissements gravissimes qui, s'ils avaient une suite judiciaire, pourraient déboucher sur une peine de 30 ans de prison.

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EXCLU QUOTIDIEN - Un haut fonctionnaire du Sénat soupçonné d'espionnage pour la Corée du nord

 Le président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, Christian Cambon (LR), a

qualifié cette affaire d'"étonnante à tous égards, par la personnalité de celui qui est mis en cause et par le pays qui est concerné." "C'est très inquiétant", a-t-il ajouté sur Public Sénat. "Il faut laisser la justice faire son travail parce qu'on ne met pas

en cause quelqu'un avec des accusations aussi graves sans qu'il y ait certainement des éléments."


Militant du Parti radical de gauche, Benoît Quennedey est par ailleurs président de l'association d'amitié franco-coréenne. Passionné par le pays péninsulaire, il porte dans les médias qui l'invitent à en parler, ou dans les présentations du livre qu'il y consacre, une parole qui jure avec les commentaires autour d'un régime décrit comme l'un des plus répressifs au monde. 

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