Explosion rue de Trévise : à la rencontre des habitants des appartements dévastés

Police
SINISTRÉS - Quelques jours après l'explosion mortelle, rue de Trévise à Paris, samedi 12 janvier, LCI est allé à la rencontre des sinistrés de ce quartier du 9e arrondissement. Chacun est dans l'incertitude de son avenir immédiat.

La mosaïque au sol, à l'entrée de l'immeuble, est touchée de part en part. Les plafonds aussi, "attention à vos têtes", prévient cette habitante de la rue Bergère, dans le 9e arrondissement de Paris. Quatre jours après l'explosion qui a touché la rue de Trévise, dans l'hyper-centre de Paris, le délabrement est total dans les appartements. Bris de verre, planches de bois et débris en tout genre jonchent le sol, tandis que cette Parisienne fait des allers-retours entre l'hôtel où elle est hébergée et son appartement. 


Dans son logement que LCI a pu visiter, elle ouvre la porte d'une pièce : "La première chose qu'on a vu, c'est..." une fenêtre enfoncée par le souffle de l'explosion, au point de sortir de ses gonds et de s'effondrer, montant et carreaux, entre la table basse et des chaises. Son logement est devenu inhabitable. "Il n'y a plus d'eau, plus d'électricité, plus de gaz. J'attends la venue d'un expert et les assurances doivent venir pour évaluer ce qu'il faut nettoyer." Et quand on lui fait remarquer que tout ce travail prendra des semaines, pour ne pas dire des mois, elle répond : "Je n'ose pas y penser".

A quelques encablures de là, un vendeur de montres a pu revenir dans son magasin, dont il a rapidement fait réparer la vitrine, soufflée par l'explosion: "On a bâché et on a réparé pour pouvoir reprendre l'activité le plus vite possible." Un autre habitant ne peut pas se projeter aussi vite : il a perdu son logement et son commerce et est hébergé actuellement par sa famille. Face aux arrêtés interdisant l'accès à plusieurs immeubles, il ne sait pas quand il pourra rouvrir son établissement. "Pour le moment, tout est bloqué, le périmètre est sécurisé, on ne peut pas entamer les travaux." 


Malgré tout, ils savent pouvoir compter sur la solidarité du quartier et sur les moyens mis à disposition pour surmonter cette difficile période : la cellule de crise mise en place depuis l'explosion mortelle (4 morts dont 2 pompiers) a reçu plus de 450 personnes depuis le 12 janvier.

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Explosion rue de Trévise à Paris

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