Femme dépecée à Salon-de-Provence : "J'ai tué maman", aurait dit le fils de la victime aux pompiers

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Police

FAIT DIVERS - L'homme, âgé de 36 ans interpellé dimanche près du corps de sa mère à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), aurait reconnu le meurtre. Un juge d'instruction va être saisi pour déterminer les circonstances précises de ce drame.

"J'ai tué maman": c'est avec ces mots, avant de "s'enfermer dans un mutisme absolu", que l'homme interpellé dimanche auprès du corps de sa mère découpé en morceaux à Salon-de-Provence aurait accueilli les pompiers, a indiqué mardi dans un communiqué  le procureur d'Aix-en-Provence. Les soldats du feu intervenus sur les lieux avaient été alertés par les autres enfants de la victime, âgée de 57 ans, inquiets de ne pas avoir de nouvelles depuis deux jours.

Initialement placé en garde à vue, cet homme de 36  ans, fils aîné de la victime, a finalement vu cette mesure levée avant d'être "hospitalisé d'office dans un établissement psychiatrique", son état ne permettant pas la poursuite de son interrogatoire, a précisé le procureur de la République, Achille Kiriakides.

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Reconnaissant que cette affaire était "hors norme", le procureur a confirmé que "des restes humains (avaient) été découverts dans différentes pièces de l'habitation". Un juge d'instruction va être saisi pour "tenter de déterminer les circonstances de cet assassinat et pour établir si l'auteur présumé était ou non pénalement responsable" au moment des faits. 

Dans l'attente d'examens complémentaires, l'autopsie pratiquée lundi "n'a pas permis de dire de quelle façon la victime a été tuée", ni la date exacte de sa mort durant le week-end, a précisé Achille Kiriakides. "Déjà condamné pour usage de stupéfiants et appels téléphoniques malveillants", l'homme interpellé dimanche "aurait déjà séjourné dans des hôpitaux psychiatriques", a souligné le procureur d'Aix-en-Provence. Depuis sa dernière hospitalisation, il vivait chez sa mère à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône).

Le procureur a refusé de confirmer que l'homme aurait mangé une partie du corps de sa mère, hypothèse avancée par la presse régionale: "On ne peut dire ni que c'est vrai, ni que c'est faux".

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