VIDÉO - Grasse : des caméras de surveillance dégradées, des policiers pris à partie par des projectiles

VIDÉO - Grasse : des caméras de surveillance dégradées, des policiers pris à partie par des projectiles
Police

VIOLENCES – Des dizaines de jeunes ont dégradé des caméras de surveillance dans la nuit de lundi à mardi à Grasse, avant de s’en prendre aux forces de l’ordre qui intervenaient. Des situations jugées "choquantes et inacceptables" par le maire de cette ville de la Côte d’Azur.

Caméra de surveillances sciées ou visées par des projectiles et policiers pris à partie. Des tensions ont éclaté dans un quartier de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 décembre, entre des dizaines de jeunes et les forces de l’ordre. Des dégradations que le maire n’explique pas, tant il estime qu'elles tendent à se raréfier dans ce quartier de la Blaquière. 

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Des actions "préméditées"

Ils sont une cinquantaine, selon le récit de plusieurs journaux locaux, à s’être livrés à des dégradations urbaines. Les vidéos, notamment publiées sur Snapchat, ne laissent d’ailleurs aucun doute sur les intentions de ces individus : mettre hors de service des caméras de surveillance. Sur les images, certains tentent de scier le poteau qui les retient à l’aide d’une disqueuse thermique, tandis que d’autres les visent directement avec des feux d’artifices.

Puis, lors de l’intervention des forces de l’ordre, ils lancent des pétards et des projectiles. Du mobilier urbain a également été incendié au cours de cet affrontement qui n'aura duré que quelques minutes, mais pour lesquels tout le quartier a été bouclé.

Des agissements jugés "choquants" par le maire de Grasse, Jérôme Viaud, pour qui ce quartier s’était pourtant "apaisé depuis cinq ans". Elu Les Républicains, il a fait savoir sur Franceinfo que sur les seize caméras qui "maillent" le quartier, sept ont été mises hors service. Des casses " inacceptables" et à caractère "prémédité", qui prouvent selon lui que ces appareils de vidéo-surveillance "doivent gêner" et que ça "dérange". Mais celui qui "condamne fermement" ces violences reste intransigeant. "Bien loin de nous faire fléchir, ça va nous faire redoubler d'efforts". 

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Une riposte à un accident ?

Plusieurs sources policières citées par France Bleu estiment que ces dizaines d'individus tentaient en fait simplement de dissimuler un trafic de drogue. Cependant, du côté des habitants du quartier, on avance une toute autre théorie. Eux parlent d’une réponse aux forces de l’ordre, qui auraient engagé une course-poursuite dans la nuit de vendredi à samedi avec des jeunes. Encastrés dans un arbre, le passager et le conducteur du véhicule auraient été blessés au cours de cette opération. La police dément. 

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