Herblay : deux policiers blessés par balles, leurs armes dérobées par leurs agresseurs

Herblay : deux policiers blessés par balles, leurs armes dérobées par leurs agresseurs

POLICE - Deux policiers de l’antenne de police-judiciaire de Cergy-Pontoise ont été blessés par balle ce mercredi soir à Herblay (Val-d’Oise) après avoir été agressés par trois individus ayant subtilisé leurs armes.

"Cette affaire nous révolte et nous bouleverse". Dans un courrier adressé à l'ensemble des fonctionnaires de police, le patron de la police nationale Frédéric Veaux, a traduit l'émoi et la colère provoquée par l'agression de deux agents du Val d'OIse la nuit dernière. Deux policiers de l’antenne de police-judiciaire de Cergy-Pontoise, rattachée à la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles, ont en effet été blessés par balles mercredi soir à 22h30 à Herblay (Val-d'Oise). Selon nos informations, les deux policiers, l'un gardien de la paix, l'autre un major, auraient été agressés par trois individus qui leur ont volé leurs armes de service puis leur ont tiré dessus, notamment dans les jambes. 

Le pronostic vital de l'un des deux policiers n'est plus engagé. Le premier, qui a reçu deux balles, a été transporté au Centre hospitalier à Pontoise. Le second a été touché par quatre tirs et a été transféré à l'hôpital Beaujon à Clichy.

Les agresseurs, en fuite, sont recherchés. La brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles a été saisie de l’enquête. 

Les deux policiers étaient "en civil, en planque, sur une enquête"

"Un drame terrible" pour Philippe Rouleau, maire LR de Herblay-sur-Seine, interrogé ce jeudi matin sur LCI, évoquant "trois agresseurs". "J'étais sur place hier soir, la police nationale est venue en appui de la police nationale pour essayer de voir aux alentours" afin de trouver les agresseurs. "Il y a une émotion particulière au sein de la police nationale. Les deux policiers étaient en civil, en planque, sur une enquête", explique-t-il. 

Selon nos informations, les policiers se trouvaient devant un garage pour repérer une adresse en vue d’une future opération policière.  

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A VOIR. Deux policiers blessés par balle : réaction de Philippe Rouleau, maire LR de Herblay-sur-Seine

Selon le maire, "il n'est pas certain que les contrevenants savaient qu'il s'agissait de policiers nationaux" mais "cela n'explique rien, ne pardonne rien".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a réagi ce jeudi matin sur Twitter : "Soutien total à nos 2 policiers violemment attaqués cette nuit dans le Val d’Oise durant leur service. Ces actes - des tirs à l’arme à feu sur nos forces de l’ordre - sont d’une violence inouïe. Tout est mis en œuvre pour retrouver leurs auteurs" écrit le ministre qui a vu les deux policiers dans la matinée.

Les deux policiers attaqués et grièvement blessés par balles ont été "massacrés", avec "selon toute vraisemblance la claire intention de tuer". "Ce sont des actes de grande sauvagerie (...) une sauvagerie qui est devenue quotidienne", a-t-il ajouté devant le commissariat de Cergy-Pontoise auquel étaient rattachés les deux fonctionnaires. L'un d'eux, atteint de quatre balles, est hospitalisé entre la vie et la mort.

Les Républicains et le RN taclent le gouvernement

Les Républicains et le Rassemblement national s'en sont pris à Emmanuel Macron et au gouvernement jeudi au lendemain de l'agression des deux policiers à Herblay, fustigeant leur "laxisme" face, selon eux, à une violence grandissante. "Hier nos pompiers agressés, cette nuit une tentative d’assassinat contre deux policiers. La situation devient gravissime", s'est alarmée la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen dans un tweet. "Que faut-il faire pour que le gouvernement prenne la situation au sérieux et décrète un énorme tour de vis contre la criminalité ?".

A droite, le président des Républicains Christian Jacob a accusé Emmanuel Macron et le gouvernement de "laxisme, laisser-faire, manque de réaction", jugeant qu'ils n'avaient "pas pris la mesure de l'explosion de violence" en France ces dernières années selon lui, en particulier "contre les forces de l'ordre". "Il n'y a pas d'actes, pas de mesures prises" pour l'endiguer, a-t-il estimé sur Europe 1.

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a dénoncé dans un tweet "une agression ultra violente qui rappelle à tous ceux qui l’oublient que faire respecter la loi sur le territoire est un engagement au péril de sa vie !" A gauche, l'ancien ministre socialiste et maire du Mans Stéphane Le Foll a dénoncé des actes "intolérables", "d'une violence inouïe", reprenant le terme utilisé par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

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