Meaux : enquête ouverte après le commentaire d'un employé administratif menaçant une femme voilée

Police

FAIT DIVERS - Un employé administratif de la ville de Meaux a posté sur Facebook un commentaire dans lequel il profère des menaces sous la photo d'une femme voilée présente à la manifestation contre l'islamophobie samedi à Paris. Le maire, Jean-François Copé, a réagi ce lundi dans un communiqué. Une enquête a été ouverte.

Le contenu a été supprimé, mais les captures d'écran sont toujours là. Ce week-end, un agent administratif de la ville de Meaux aurait posté un commentaire qui n'est pas passé inaperçu sous une photo. 

Sur le cliché en question apparaît une femme portant le voile, et arborant une pancarte sur laquelle est écrit : "Française musulmane voilée,  si je vous dérange, je vous invite à quitté mon pays" (sic).  Sous la photo, prise durant la manifestation contre l'islamophobie organisée à Paris le 19 octobre, les mots de l'agent : "Couper la tête à cette pouff (sic)".

Sanctions administratives?

Suite à l'avalanche de critiques et dénonciations sur les réseaux, plusieurs contenus associés à ce post ont été supprimés. Le compte Facebook de l'adjoint a disparu, tout comme son message sur Facebook. 

La mairie de Meaux n'a toutefois pas tardé à réagir. Dans un communiqué, le maire LR de la ville Jean-François Copé indique : "Il n’est pas dans mes habitudes de commenter les images ou les propos diffusés sur les réseaux sociaux qui suscitent des polémiques et des tensions aussi inutiles que choquantes. Le fait que ces propos intolérables aient été tenus par un employé administratif de la ville de Meaux m’amène à réagir et je les condamne fermement !"

Jean-François Copé conclut son communiqué en indiquant qu'il avait "demandé" à ses " services d’étudier la possibilité que des sanctions administratives soient prises à l’égard de cet agent".  Selon le service de presse de la Ville, l'agent en question n'était pas en mairie ce lundi. 

Une enquête a été ouverte

Contactée par LCI, la procureure de la République de Meaux confirme "l’ouverture d’une enquête du chef de 'provocation à la haine ou à la violence à l’égard ‘une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une religion déterminée', faits prévus et réprimés par les articles 23, 24 42 43 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse". 

La magistrate ajoute que "cette enquête doit être transmise au parquet compétent sur le lieu de domiciliation de la personne en cause celle-ci étant en congé au moment des faits". Le procureur de Soissons est saisi. 

 L'employé en question devrait être entendu très prochainement par les enquêteurs de police.

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