Meurtre de Sandra, retrouvée dans un coffre : le corps caché dans une chambre froide pendant 3 jours ?

Meurtre de Sandra, retrouvée dans un coffre : le corps caché dans une chambre froide pendant 3 jours ?
Police

FAIT DIVERS – Le dimanche 13 mai, le corps sans vie de Sandra, 23 ans, était retrouvé dans le coffre de sa Peugeot 206, le visage couvert de scotch et les pieds entravés. Selon les enquêteurs, la jeune femme aurait pu être séquestrée puis entreposée dans la chambre froide d’un Franprix de l’Essonne.

Les investigations se poursuivent et c’est un scénario terrible qui s’esquisse. Plus d’un mois après la découverte du corps sans vie de Sandra, 23 ans, à Valenton (Val-de-Marne), les enquêteurs commenceraient en effet à comprendre ce qu’il s’est passé entre le jeudi, jour de la disparition, et le dimanche, jour où a été retrouvé le cadavre. 

Car si le 4 juin dernier, Shamran, un Pakistanais de 33 ans, soupçonné d’avoir tué la jeune femme, a été mis en examen et placé en détention provisoire après s’être présenté de lui-même à la police, les interrogations sont nombreuses.  

Mercredi dernier, le suspect était convoqué pour la deuxième fois par la juge d’instruction dans le cadre de l'enquête menée par la brigade criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration, suivi de mort commis en bande organisée, recel de cadavre et modification de la scène de crime. Il aurait  gardé le silence, selon les informations du Parisien

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12h54, le portable est éteint

Justice et police espéraient obtenir des éléments notamment sur la journée du 9 mai. Ce jour-là, la jeune fille a quitté au petit matin l’appartement qu’elle partageait avec sa mère et sa sœur à Créteil. Stagiaire dans une entreprise spécialisée dans les glaces, la jeune fille part à bord de sa Peugeot 206 fait la tournée des supérettes Franprix de son secteur, notamment celui de Quincy-sous-Sénart (Essonne). 

"À 12h19, elle appelle sa mère pour lui dire qu'elle va bientôt rentrer. C'est son dernier signe de vie. À 12h39, son téléphone ne borne plus. À 12h54, révèle l'enquête, quelqu'un éteint le portable de la jeune femme", détaillent nos confrères. Son corps sans vie sera retrouvé trois jours plus tard, dans le coffre de sa 206. Son visage est recouvert de ruban adhésif et ses pieds entravés. L’autopsie pratiquée a révélé que la jeune femme était décédée par asphyxie, à la suite d'un étranglement.

Déclarations confuses

Les enquêteurs ont regardé de près le parcours de la jeune femme et très vite ils se sont concentrés sur ce dernier Franprix où elle s’est rendue et où travaillait le Pakistanais mis en examen depuis, mais aussi trois membres de sa famille. 

Entendus, ces derniers indiqueront que la vidéosurveillance ne fonctionnait pas malheureusement. "C'est faux. Comme le reconnaîtront finalement les membres de la famille, elle était encore en état de marche trois jours avant la découverte du corps. Pire, le disque dur présente des signes de détérioration", révèle Le Parisien.

Le quotidien ajoute que des membres de la famille de Shamran ont peut-être aidé le suspect. "L'analyse des lignes téléphoniques permet de relever l'extinction des portables des proches de Shamran le samedi soir. Le scénario du drame se précise. La voiture de Sandra aurait été garée à Valenton dans un premier temps, puis nettoyée dans un second temps avant qu'un autre véhicule vienne déposer le cadavre. Les policiers ont retrouvé, lors d'une perquisition chez le responsable du Franprix, le certificat d'immatriculation d'une voiture dont il n'avait pas parlé".

Avis de recherche

Interrogés par le quotidien, des proches de Sandra ont également expliqué que le personnel de ce Franprix leur avait semblé "étrange". Le 11 mai en effet, alors que Sandra est portée disparue depuis deux jours ils s’étaient rendus dans ce magasin pour discuter avec le personnel et coller un avis de recherche. 

L’employé aurait refusé sans raison, avant d’accepter et de le scotcher sur la porte coulissante de l’entrée. La mère de Sandra déclare également été intrigué par son comportement. "Son attitude était étrange, estime-t-elle. Il était stressé et se postait comme un gardien, qui voulait protéger quelque chose".  La présence d'un cadavre dissimulé depuis des heures dans la chambre froide du magasin pourrait-elle expliquer cette attitude ? L'enquête se poursuit. 

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