Nancy : tabassé par un groupe de jeunes, un homme de 62 ans dans un état critique

Police

FAIT DIVERS - Dimanche soir à la gare de Nancy, un groupe de jeunes a passé à tabac un homme de 62 ans, toujours dans un état critique. Six suspects, dont trois mineurs, ont été interpellés.

La sûreté départementale de Nancy, chargée de l'enquête, a lancé un appel à témoins. Elle veut comprendre ce qu'il s'est passé dimanche soir en gare de Nancy, où un homme de 62 ans a été passé à tabac et est toujours aujourd'hui dans un état critique.  

"Un groupe d'une demi-douzaine de jeunes s'en sont pris pour une raison inexpliquée à cet homme", a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Nancy François Pérain. La victime est âgée de 62 ans, et non pas née en 1962 comme indiqué précédemment par le parquet. Il s'agit d'un homme "en grande précarité", "pris en charge par l'hôtel social (dispositif d'hébergement pour les personnes en difficultés financières et sociales, ndlr)", a-t-il précisé.

Une première scène de violence s'est déroulée dans la gare, puis sur le parvis, où une bicyclette a été lancée en direction du quinquagénaire. Selon une source policière, les jeunes ont importuné la victime, puis l'ont fait tomber au sol et lui ont porté des coups à la tête.

La victime a été déclarée en état de mort cérébrale dans la nuit de dimanche à lundi. "Son état évoluant au cours de l'après-midi, le médecin légiste a conclu à un pronostic vital fortement engagé" a souligné le procureur. "Le médecin légiste a révélé l'existence d'un saignement intracrânien avec œdème majeur et engagement cérébral". 

Lire aussi

Des suspects âgés de 14 et 15 ans

Trois des suspects ont été interpellés dimanche peu après les faits et placé en garde à vue, dont deux sont des ressortissants kosovar et turc. Deux sont âgés de 14 ans, un de 15 ans. Ils sont hébergés dans un foyer pour mineurs, selon la source policière. Une jeune majeur de 19 ans et deux hommes âgés de 23 ans ont été aussi interpellés lundi après-midi et placés en garde à vue. Deux d'entre eux ont été identifiés à la suite de l'exploitation des images de vidéosurveillance de la gare.

Lors de leur garde à vue, les trois adolescents ont évoqué "une rumeur portant sur une exhibition sexuelle commise par la victime" pour expliquer les violences, reconnues par deux d'entre eux. La victime est défavorablement connue de la justice, mais elle n'avait jamais été mise en cause pour des faits de nature sexuelle, a indiqué François Pérain.

Lire et commenter