Nantes : elle se défenestre avec son bébé pour échapper aux violences de son conjoint

Police

FAIT DIVERS – Dans la nuit de dimanche à lundi, une femme âgée de 29 ans, victime de violences conjugales, a sauté avec son enfant de 2 ans du 3e étage d’un immeuble de Nantes (Loire-Atlantique). La maman a été grièvement blessée, son bébé légèrement. Le conjoint a été interpellé.

Ils étaient hébergés au domicile d’une connaissance, rue Jacques-Cartier à Nantes. Dans la nuit de dimanche à lundi, un homme et une femme se sont disputés aux alentours de 2 heures du matin. Très vite, les mots auraient été remplacés par des coups. Le logeur, un Guinéen de 41 ans, a alors tenté de s’interposer entre les deux personnes après avoir vu, selon son témoignage, le mari tenant sa femme par les cheveux en la secouant. Il aurait alors été menacé d’un couteau de cuisine avant d’être mordu par l'individu qu’il logeait avec sa compagne. 

" Prise de panique, la femme s’est défenestrée du 3e étage avec son enfant de 2 ans dans les bras, précise une source policière. La  chute a été  amortie par des buissons mais la victime, qui est d’origine gabonaise et qui a 29 ans, a été grièvement blessée. Dans le même temps, le mari, âgé de 25 ans, a tenté de prendre la fuite avant d’être interpellé et placé en garde à vue". 

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45 jours d’ITT

Conduite au Centre hospitalier universitaire, la mère de famille s’est vue prescrire 45 jours d’ITT. "Le bébé, une petite fille, n’a elle été que légèrement blessée. Elle a eu deux jours d’ITT", précise une source à LCI. 

Selon la source policière, citant les déclarations du suspect, la "jalousie" serait à l’origine de la dispute. Le mari était par ailleurs alcoolisé au moment des faits (0,43 mg d’alcool par litre d’air expiré). "Cet individu d'origine nigériane fait l'objet d'une mesure de reconduite frontière avec une obligation de quitter le territoire français, notifiée le 29 janvier 2016, ajoute la source. Face aux enquêteurs, il a reconnu les faits qui lui été reprochés". 

Déféré en début d'après-midi, il devait faire l’objet d’une comparution immédiate mardi mais a demandé un délai pour sa défense. "Il devrait être jugé le 15 novembre", selon une source proche du dossier. Le parquet de Nantes a requis son placement en détention provisoire. La victime, elle n’a pas souhaité déposer plainte. 

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