Pyrénées-Atlantiques : la cathédrale d'Oloron-Sainte-Marie pillée après une attaque à la voiture-bélier

Police

VOL - La Cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été attaquée dans la nuit par un commando de malfaiteurs encagoulés. Un des joyaux de la région, ce monument est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La cathédrale d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), classée au patrimoine mondial de l'Unesco, a été prise pour cible par des malfaiteurs qui ont enfoncé la porte de l'édifice à la voiture-bélier pour y dérober une partie de son trésor, dans la nuit de dimanche à lundi, selon une information d'Europe 1, confirmée à LCI par le Parquet de Pau. 

Le pillage de ce monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco a eu lieu aux alentours de deux heures du matin, selon le directeur général des services de la municipalité, Laurent Pari. Des riverains ont contacté la gendarmerie après avoir entendu du bruit et aperçu des personnes encagoulées près de l’église. Quand les gendarmes sont arrivés sur place, ils ont trouvé un véhicule abandonné avec un tronc d’arbre à l'avant du capot d'un véhicule pour enfoncer une porte secondaire de cette cathédrale, a expliqué à l'AFP, Laurent Pari. 

C'est ce tronc d'arbre qui aurait permis aux malfaiteurs de fracturer l’entrée de l’édifice, avant de scier des barreaux et de casser des vitres. Comme en témoigne cette photo publiée par nos confrères de "La République des Pyrénées", montrant une porte en bois moyenâgeuse enfoncée, située sur un des côtés de la cathédrale.

Des objets de grande valeur dérobés

Les auteurs qui ont pris la fuite ont tout de même eu le temps de dérober des pièces d'orfèvrerie. Selon La République des Pyrénées, "les voleurs ont dérobé des objets de grande valeur (calices, ostensoirs…), dont de l’orfèvrerie qui a appartenu aux évêques d’Oloron et d’autres objets ont été cassés et abandonnés sur place". 

"Les barreaux protégeant la salle contenant les objets de culte, notamment des calices et des habits de messe étaient sciés.

Deux vitrines y étaient brisées et des objets de valeur volés. La liste et le préjudice sont en cours de

recensement, détaille la procureure de Pau Cécile Gensac ce lundi soir dans un communiqué. Le véhicule bélier était laissé sur place tandis qu’une autre automobile était utilisée par le ou les malfaiteurs pour quitter les lieux".

"Ces personnes au nombre de trois selon les témoins, savaient très bien ce qu'elles faisaient et ce qu'elles venaient chercher, déclare Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, joint par LCI ce lundi. Enfoncer une porter, scier des barreaux en fer, casser des vitrines, il faut des outils spécifiques pour faire cela. Et puis il fallait savoir où se trouvaient les objets... Reste à savoir où ces calices, ostensoirs et autres objets de valeurs dérobés vont finir. On espère qu'ils vont être retrouvés, on garde espoir, mais bien sûr, rien n'est certain".

"Éventuels commanditaires"

La brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie d’Oloron-Sainte-Marie et la section de recherches de Pau sont saisies de l’enquête de flagrance ouverte par la procureure de la République près le tribunal de grande instance de Pau du chef de "vol de biens culturels avec effraction en réunion accompagné ou suivi de dégradations. Ces unités sont en relation avec l’office central de lutte contre le trafic des biens culturels".

"L’enquête qui mobilise d’importants moyens vise à déterminer l’exact préjudice et à permettre l’identification des auteurs et éventuels commanditaires", indique la procureure de Pau, Cécile Gensac. 

Étape des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, la cathédrale, un des joyaux touristiques du Béarn, à quelque 50 km de la frontière espagnole, est inscrite par l'Unesco depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité.

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