Un ado blessé au cou avec des ciseaux lors de son interpellation : la police des polices saisie

Police

ENQUÊTE - Après qu'un adolescent de 17 ans a été blessé au cou avec une paire de ciseaux lors de son interpellation samedi en Seine-Saint-Denis, la "police des polices" a été saisie "afin de faire toute la lumière sur cette affaire".

Les faits remontent à samedi, lorsqu'une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC) a contrôlé, dans la petite commune de Vaujours, en Seine-Saint-Denis, un groupe de jeunes suspecté d'avoir proféré des insultes sur son passage. Alors que les récits sur la suite des événements divergent selon les sources, l'un des adolescents, cité par Le Point, affirme qu'un fonctionnaire s'est avancé vers lui avec une paire de ciseaux qu'il venait de récupérer lors du contrôle et l'a blessé au cou.  Il "me les a plantés dans la gorge, à droite de la pomme d'Adam", affirme ce dernier, précisant avoir dû endiguer le saignement avec son t-shirt puis reçu trois points de suture à l'hôpital avant d'être placé en garde à vue.

"Afin de faire toute la lumière sur cette affaire", le préfet de police a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a indiqué la préfecture de police (PP) à l'AFP.

Une plaie "peu profonde et sans danger"

Sur le déroulé de l'interpellation, la préfecture de police indique de son côté que le jeune homme s'est "rebellé" et a été "blessé par une paire de ciseaux qu'il avait en sa possession". Et d'évoquer une plaie "peu profonde et sans danger". Soulignant que le fonctionnaire avait "écarté" la paire de ciseaux qui pouvait devenir "une arme par destination", une source policière a insisté sur le fait que la blessure du lycéen est "accidentelle". 

La préfecture de police ajoute que le père du lycéen, arrivé rapidement sur place, a "insulté puis menacé à son tour le policier", lui valant d'être placé en garde à vue le lendemain. Il a fait l'objet d'un rappel à la loi, a précisé à l'AFP le parquet de Bobigny. Le policier a déposé plainte pour "menaces de mort et outrages", a ajouté le parquet, précisant qu'il n'était pas, à ce stade, saisi d'une plainte déposée par l'adolescent ou son père. La procédure visant l'adolescent a, quant à elle, été transmise au parquet "pour analyse".

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