Plusieurs véhicules prennent feu devant le siège du journal Le Parisien

Police

FAIT DIVERS - Un incendie impliquant plusieurs voitures a eu lieu ce samedi 29 décembre en fin de journée boulevard de Grenelle, à Paris, près des locaux du journal Le Parisien. Un événement sans lien, selon les premières constatations, avec les Gilets jaunes qui ont défile dans le quartier pendant la journée.

Un incendie a eu lieu devant le siège du journal Le Parisien samedi soir. Plusieurs voitures ont brûlé à proximité du siège du quotidien dans le XVe arrondissement de la capitale sans que les immeubles alentours soient touchés. Ce "feu conséquent" serait parti d'un véhicule avant de se propager à sept autres voitures à proximité et à une moto, ont précisé les pompiers à LCI. La piste accidentelle de l’incendie est privilégiée, selon une source policière à LCI. Avant 20h30, les pompiers avaient réussi à éteindre l'incendie, tandis que la station de métro à quelques mètres était fermée.

Les autorités n'ont pas fait dans l'immédiat de lien avec les Gilets jaunes, dont plusieurs groupes ont défilé dans ce quartier dans la journée. Un groupe de plusieurs centaines de protestataires avaient décidé de venir manifester au pied du siège de plusieurs médias parisiens pour dénoncer leur traitement de cette mobilisation, conspuant les "journalistes collabos". 

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La thèse accidentelle privilégiée

Sur les réseaux sociaux, l'incendie a fait beaucoup réagir, de nombreux internautes se demandant si c'était "accidentel ou criminel". Dans l'empressement, et sans attendre les conclusions de l'enquête, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a ainsi tweeté "son soutien aux rédactions des journaux Le Parisien et Les Echos et aux riverains" qualifiant l'incendie d'"inadmissible". Après avoir effacé son premier tweet, où il déclarait qu'un "moteur en surchauffe" était à l'origine du feu, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour en "déterminer les causes" de l'incendie.

Interrogé par l'AFP, Stéphane Albouy, directeur des rédactions du quotidien Le Parisien, a expliqué qu'il "n'y avait pas de certitude sur l'origine" appelant à ne pas "tirer de conclusions hâtives". "L'enquête dira si c'est vraiment une coïncidence, après les insultes contre d'autres rédactions aujourd'hui... Pendant ce temps des journalistes préparent le journal de demain. Merci aux messages de soutien", a tweeté, pour sa part, Pierre Louette, PDG du groupe Les Échos-Le Parisien.

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