Prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe : le détenu s'est rendu, les deux otages libérés

Police
AGRESSION - Un détenu a pris en otages deux surveillants pénitentiaires à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) ce lundi soir, selon nos informations. Après l'intervention du Raid sur place, l'homme s'est rendu et a libéré successivement le surveillant et la stagiaire retenus.

Fin de la prison d'otage à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne). Le détenu qui avait pris en otages deux surveillants pénitentiaires lundi en début de soirée s'est rendu après plusieurs heures et a libéré les deux otages, selon l'administration pénitentiaire. Aucun blessé n'est à déplorer. Des membres des Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) sont sur place, de même que le Raid. Peu avant minuit, l'un des deux otages avait été libéré. Le second, une stagiaire du centre pénitentiaire, a a fini par être relâchée après minuit.


Selon nos informations, le détenu, Francis Dorffer, est passé à l'acte au moment du dîner à l'aide d'une arme artisanale. Le surveillant et la stagiaire ont été enfermés. Le détenu, lui, réclame des médicaments ainsi qu'une rencontre avec un négociateur. Son but ? Obtenir un transfert pour se rapprocher de sa famille. Mais discussions avec Francis Dorffer seraient compliquées, l'homme tenant des propos incohérents.

Francis Dorffer est bien connu de la justice. Il est incarcéré depuis l'âge de 16 ans dans une vingtaine de prisons différentes après des condamnations pour vols, viol et assassinat d'un codétenu, est aux yeux des personnels de l'administration pénitentiaire le "champion de la prise d'otage carcérale". En 2006, il a retenu une psychiatre à la prison de Nancy, en 2009 un surveillant à Clairvaux (Côte d'Or), en 2010 un psychiatre à la Santé (Paris) et en 2011 un gardien à Poissy (Yvelines). 


A son dernier procès, Francis Dorffer avait déclaré à la cour d'assises de Paris : "Mettez-moi à Ensisheim et vous n'entendrez plus parler de moi". Une requête justifiée par le fait que son épouse et leur enfant demeurent à Mulhouse, tout près d'Ensisheim. Selon nos informations, il est considéré comme un "détenu psychiatrique" par l'administration pénitentiaire, en raison de troubles dont il souffre. Il prend d'ailleurs des médicaments et fait l'objet d'un suivi.


En mars dernier, deux surveillants du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe avaient été attaqués au couteau par Michaël Chiolo, 27 ans. L'assaillant, qui purgeait une peine de trente ans et s'est radicalisé en prison, s'était ensuite retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale (UVF) de l'établissement. Une attaque qui avait donné lieu à une forte mobilisation des surveillants de prison pour réclamer davantage de moyens et de sécurité. 

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