Violences à Chanteloup-les-Vignes : deux individus, dont un mineur, mis en examen

Police

FAITS DIVERS - Déférés devant un juge d'instruction lundi, deux individus, dont un mineur, soupçonnés d'avoir participé aux violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes, ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans la soirée.

Pendant que politiciens et syndicats de police débattent de la pertinence (ou non) du terme "imbéciles" employé lundi par le Premier ministre Édouard Philippe, la justice suit imperturbablement son cours. Après l'incendie d'une école de cirque lors d'une nuit de violences durant laquelle les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles samedi 2 novembre à Chanteloup-les-Vignes, deux individus, dont un mineur, tous deux soupçonnés d'avoir pris part à ces incidents, ont été interpellés et placés en garde à vue samedi. Déférés devant un juge d'instruction lundi, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans la soirée, a fait savoir le parquet de Versailles.

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Une information judiciaire a été ouverte notamment pour "destructions ou dégradations de biens par incendie" en bande organisée, "embuscade en réunion" et "violences volontaires avec arme en bande organisée" sur "personnes dépositaires de l'autorité publique". En parallèle, un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD), créé et animé par le procureur de la République de Versailles, doit être mis en place à Chanteloup "dans quelques semaines", vraisemblablement début décembre, et "a priori pour un an". 

Un dispositif censé permettre à la police, aux élus locaux et aux autres partenaires de la justice (Education nationale, bailleurs institutionnels, fisc, douanes, etc.) de pouvoir mieux se coordonner sur l'action publique à mener dans un quartier donné. Au-delà des mots.

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