Fantasmes ou dizaines de victimes ? Les récits des carnets du chirurgien de Jonzac soupçonné de pédocriminalité

Police

ENQUÊTE - Les carnets retrouvés dans la maison Joël Le Scouarnec dévoilent de nouveaux éléments et précisent la psychologie du chirurgien accusé de pédocriminalité sur plusieurs mineures, dévoile ce dimanche le JDD.

Ce sont des récits sordides, contenus dans des carnets auxquels ont eu accès les gendarmes dès le mois de mai 2017. La maison du chirurgien Joël Le Scouarnec, à Jonzac (Charentes-Maritimes), a été fouillée de fond en comble par les enquêteurs, après les accusations de viol  portées contre lui par sa voisine, une petite fille âgée de 6 ans.

Depuis, l'enquête suit son cours, l'accusé est en détention provisoire, et les 200 noms listés dans des cahiers laisseraient penser que ses victimes sont bien plus nombreuses. "Des fantasmes, pas la réalité", répond Thibault Kurzawa, avocat chargé de la défense du chirurgien. Au domicile de ce dernier, les découvertes faites par les gendarmes sont des plus effarantes :  200 noms inscrits dans un répertoire donc, mais aussi des journaux intimes qui décrivent soit des fantasmes soit des violences sexuelles infligées potentiellement à des enfants, des godemichés, des films le mettant en scène coiffé d'une perruque, ou encore une vingtaine de poupées destinées à assouvir ses désirs sexuels. 

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Outre les faits sur sa petite voisine, le chirurgien a avoué cinq agressions sexuelles, dont certaines correspondent à des noms inscrits dans son répertoire. Les faits de trois d'entre-elles sont prescrits. Joël Le Scouarnec, 68 ans, a été renvoyé en mars dernier devant la cour d’assises de Charente-Maritime, à Saintes, où il devrait être jugé début 2020, pour des viols et des agressions sexuelles sur quatre mineurs de moins de 15 ans. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle pour ces premiers faits. Mais l'affaire n'en est sans doute qu'à ses débuts. 

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