Femme poignardée à mort à Toulouse : son conjoint mis en examen et écroué

Police

FEMINICIDE - Dimanche 25 août à Toulouse, une jeune femme de 26 ans a été tuée par son conjoint, dans le hall de son immeuble. L’homme l’a poignardée à plusieurs reprises avant d’essayer de se tuer à son tour. Il a été placé en détention.

Jeudi 29 août, le conjoint d’une femme tuée d’une vingtaine de coups de couteau dimanche soir à Toulouse a été mis en examen et écroué. Âgé de 36 ans et de nationalité ivoirienne, le suspect est poursuivi pour "homicide volontaire par conjoint". La victime, Eliane, avait 26 ans et était originaire du Burkina Faso. Elle a été mortellement blessée au niveau du visage et du cou. Son conjoint avait tenté ensuite de mettre fin à ses jours en se donnant plusieurs coups de couteau au niveau de la poitrine.

"J'étais chez moi et j'ai d'abord entendu hurler", a témoigné une voisine dans La Dépêche du Midi. "En bas de l'immeuble, dans le hall, je vois une jeune femme au sol, sur le ventre, nue et ensanglantée. À côté d'elle, se tient un homme grand, torse nu et lui aussi couvert de sang. Il avait un regard vide et froid, comme s'il était possédé", a-t-elle ajouté. 

"Je hurle en lui disant: 'mais qu'est-ce que vous lui avez fait !' Il venait juste de donner des coups de couteau à la victime et s'était lacéré le haut du corps. Je suis montée chez moi pour appeler les secours. Quand je suis redescendue, la victime était recouverte de sang. Elle me tendait le bras et me disait: 'aidez-moi ! aidez-moi !'".

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Violences conjugales : quelles mesures pour protéger les femmes ?

121 victimes en 2018

Selon la Dépêche du Midi, la victime avait déposé le 19 mai 2018 une main courante dans un commissariat de Toulouse à la suite d'un différend avec son conjoint. Des policiers l’avaient accompagnée pour reprendre ses affaires au domicile de l’homme.

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En 2018, 121 femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l'Intérieur. Un "Grenelle des violences conjugales", qui réunira ministres, administrations, associations et familles de victimes, s'ouvrira le 3 septembre afin de permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain".

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