Jusqu'à 150 euros net de plus par mois : accord trouvé sur la hausse des salaires des policiers

Police

Toute L'info sur

La colère des Gilets jaunes

RECONNAISSANCE - Les trois principaux syndicats de policiers ont obtenu un accord avec le ministère de l'Intérieur prévoyant des augmentations salariales dès janvier 2019. Cet accord intervient après une journée de contestation et l'importante mobilisation des forces de l'ordre face aux Gilets jaunes.

Un accord de revalorisation salariale a été trouvé ce mercredi au soir entre le ministre de l'Intérieur et les trois principaux syndicats de police, ont annoncé ces derniers. Les organisations Unité SGP FO, Unsa Police et Alliance étaient reçues par le ministre Christophe Castaner et le secrétaire d'Etat Laurent Nuñez au ministère de l'Intérieur pour demander un "retour sur investissement" après leur mobilisation face aux G>ilets jaunes. 

"On vient de signer un accord avec le ministre de l'Intérieur, un accord qui porte sur la revalorisation des salaires des gradés et des gardiens de la paix et sur l'ouverture, derrière, d'un protocole de réorganisation de la police nationale",  a déclaré le secrétaire général d'Unité-SGP Police, Yves Lefebvre, à l'issue de négociations à Beauvau qui avaient été suspendues mardi et se sont achevées tard dans la soirée de mercredi. 

Selon le syndicat, l'augmentation des salaires sera graduelle à partir de janvier et devrait aboutir au bout d'un an à une hausse en moyenne de 120 euros net par mois pour les gardiens de la paix et jusqu'à 150 euros pour les plus hauts gradés. 

Commissariats fermés

Une journée de contestation dans la police avait été organisée mercredi, et plusieurs syndicats avaient appelé à "fermer les commissariats", et à ne "sortir que sur appel d'urgence". Des actions symboliques qui avaient eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Marseille et Bordeaux. 

Lire aussi

C'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée- Jean-Claude Delage, syndicaliste Alliance

"C'est ce qu'on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d'achat", a déclaré Yves Lefebvre, indiquant par ailleurs que le chantier du paiement des millions d'heures supplémentaires en retard serait examiné à partir de janvier. 

La prime exceptionnelle proposée par le gouvernement voit, elle, son périmètre réduit et ne sera ainsi plus versée qu'aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des Gilets jaunes, a ajouté le syndicaliste.

"C'est la reconnaissance de l'Etat, c'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée", a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée "conséquente".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter