Fusillade à Marseille : "Elle avait la vie devant elle", les proches de Sarah, 19 ans, sous le choc

Fusillade à Marseille : "Elle avait la vie devant elle", les proches de Sarah, 19 ans, sous le choc
Police

VIOLENCE - Après une fusillade dimanche soir à Marseille, sans doute liée au trafic de drogue, une adolescente de 19 ans, criblée de balles, est toujours entre la vie et la mort. Pour les proches de cette jeune fille sans histoire, c'est l'incompréhension.

Des dizaines d'impacts de balles de 9 mm criblent le pare-brise de la voiture. A l'intérieur, deux jeunes femmes ont été blessées et emmenées à l'hôpital : Ambre, 17 ans, touchée aux bras et aux jambes. "Grièvement atteinte" selon la procureure Dominique Laurens, elle "a pu être opérée", et son pronostic vital n'est pas engagé. Et Sarah, 19 ans, qui est aujourd'hui entre la vie et la mort.

Deux jours après cette fusillade dans une rue du 3ème arrondissement de Marseille, les proches de Sarah ne comprennent toujours pas ce qui a pu se passer. "C'est une fille qui avait tout l'avenir devant elle, qui voulait faire des études, qui souhaitait voyager, qui était aimante de sa famille, qui n'a jamais eu aucun problème. Et à l'heure d'aujourd'hui, les jeunes ne peuvent plus sortir dans la rue, sinon on se retrouve criblé de balles", se lamente Linda, une proche de la famille.

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Pourquoi tirer sur une jeune fille de 19 ans qui semble-t-il n'est pas connue des services de police, et pourquoi lui tirer dessus à dix reprises ?- Rudy Manna, syndicat Alliance des Bouches-du-Rhône

Que faisaient ces deux jeunes filles dans cette voiture, accompagnées de deux autres passagers, deux hommes, dont l'un était connu des services de police, et à proximité d'un point de revente de stupéfiants ? Sous couvert d'anonymat, certains habitants ont accepté de raconter la scène : "Il y a une voiture qui est venue, la voiture des victimes, il y en a un qui est sorti, qui est rentré dans le quartier, et la voiture des tireurs est revenue, elle a tiré. Après elle est partie, et la voiture des victimes est partie aussi. Les tirs je les ai entendus mais je ne les ai pas vus. C'est choquant", témoigne l'un d'eux.

Lundi matin, les enquêteurs de la police judiciaire ont commencé leurs investigations, et leur interrogation majeure reste le mobile. "Pourquoi tirer sur une jeune fille de 19 ans qui semble-t-il n'est pas connue des services de police, et pourquoi lui tirer dessus à dix reprises ?", se demande ainsi Rudy Manna, le secrétaire départemental du syndicat Alliance des Bouches-du-Rhône. "Parfois on a des victimes collatérales qui prennent une balle perdue, mais là on ne peut pas parler de balles perdues, on parle de dix balles", poursuit Rudy Manna.

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Le 20h

La piste du règlement de compte reste pour l'heure privilégiée. Les points de vente de stupéfiants peuvent en effet rapporter gros, et sont donc très convoités par les réseaux concurrents de trafiquants. "Ça doit être pour faire passer un message sûrement. S'ils ont tiré sur deux filles qui n'ont rien à voir, c'était pour faire peur à tout le monde, même les gens qui viennent ici. Pour leur faire peur, pour ne plus revenir", tente d'expliquer un habitué des lieux.

A Marseille, les règlements de compte ont déjà fait neuf morts depuis le 1er janvier. Si les faits sont avérés, ce serait le onzième cette année.

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