G7 de Biarritz : cinq interpellations après un appel à attaquer des gendarmes, Castaner invite "à la plus grande prudence"

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G7 : sommet mondial à Biarritz

SÉCURITÉ - Quatre hommes et une femme ont été interpellés lundi en Indre-et-Loire et dans les Landes. Ils envisageaient de s'en prendre à un établissement qui doit héberger des gendarmes durant le G7. Mardi 20 août, seul l'un d'entre eux se trouvait encore en garde à vue.

Le G7 à Biarritz, est placé sous haute protection. C'est dans ce contexte que, ce mardi, cinq personnes ont été interpellées. Trois l'ont été à Tours (Indre-et-Loire) et deux autres à Capbreton (Landes). Ils sont suspectés d'avoir lancé un appel à attaquer des gendarmes durant le sommet qui réunit les sept pays "les plus riches" du monde du 24 au 26 août 2019. 

Quatre hommes et une femmes, âgés de 24 à 25 ans et connus des services de renseignement pour appartenir à la mouvance anarcho-autonome selon RTL, ont été repérés sur les réseaux sociaux par les enquêteurs. L'enquête est partie d'un message publié sur un réseau social et désignant un hôtel réservé par les gendarmes mobilisés pour le sommet. Les autres interpellés, dont un a déjà été condamné pour des violences lors d'une manifestation, sont soupçonnés d'avoir appelé à "brûler" l'établissement, selon cette source citée par l'AFP.

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Les interpellations ont notamment eu lieu "à Tours, en gare d'Hendaye et dans un TER Hendaye-Dax", a précisé une seconde source proche de l'enquête. Le parquet de Tours, sollicité par l'AFP, a indiqué dans l'après-midi du 20 août que quatre personnes avaient été relâchées, tandis qu'une dernière se trouvait encore en garde à vue pour "provocation à la commission d'un délit ou d'un crime par moyen électronique". 

Ces arrestations interviennent dans un contexte sécuritaire tendu à l'approche du sommet, qui se tient du 24 au 26 août à Biarritz, et sur lequel pèsent plusieurs menaces, notamment de "groupes violents". Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est attendu mardi dans l'après-midi pour présenter le dispositif de sécurité du G7. Invité à réagir sur ces interpellations, il a appelé "à la plus grande prudence". "Nos services sont particulièrement attentifs à la diffusion d'appels menaçant la sécurité du territoire. C'est dans ce cadre que des enquêtes sont ouvertes. Il n'y a pas, au moment où je vous parle, de risque caractérisé, nous sommes sur des investigations classiques".

La ville balnéaire, très fréquentée pendant l'été, est placée depuis plusieurs jours sous haute surveillance, alors que plus de 5.000 délégués, personnels techniques et journalistes sont attendus pour le sommet.

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