Gilets jaunes : un manifestant frappé par un policier lors de l'"acte 44" à Nancy, l'IGPN saisie

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VIOLENCE POLICIÈRE - La police des polices a été saisie par le procureur de Nancy, mardi 17 septembre, suite à la publication d'une vidéo montrant un CRS portant un coup de matraque à un manifestant, samedi 14 septembre, à Nancy, à l'occasion de l'"acte 44" des Gilets jaunes.

L'inspection générale de la police nationale a été saisie, mardi 17 septembre, par le procureur de la République de Nancy, afin d'enquêter sur des faits de violence commis par un policier sur un manifestant, dans le centre-ville de Nancy, lors de l'"acte 44" des Gilets jaunes, samedi 14 septembre. Des faits captés à deux reprises (ici et ci-dessous), et retrouvés sur la page Facebook du "Média Jaune de Lorraine". 

On y voit un homme, au milieu de plusieurs membres des forces de l'ordre, recevoir subitement un coup de matraque en plein visage. Selon la légende publiée sous la vidéo, l'homme frappé venait de lui demander "son RIO [le matricule permettant d'identifier les policiers] car celui-ci n'était pas visible." Après le coup, ce dernier, désorienté, se réfugie dans un immeuble voisin, suivi par le CRS qui vient de lui asséner un coup.

Le CRS, non identifié sur la vidéo, serait un commandant de compagnie, a annoncé Le Républicain Lorrain. De son côté, l'homme frappé "ne s'est pas signalé auprès d'un service de police ou de gendarmerie pour déposer plainte", a poursuivi le procureur François Pérain, qui a ensuite cerné les enjeux de l'enquête déclenchée : "Il reviendra à l’IGPN d’identifier le policier mis en cause ainsi que le manifestant. Il lui reviendra également de rendre compte du contexte dans lequel s’inscrit l’usage du tonfa."

Un "durcissement de la réponse policière"

Le "Média Jaune de Lorraine", de son côté, indique avoir reçu un message de la personne qui a reçu le coup de matraque, dans lequel ce dernier, tout en se disant "déboussolé", dédouane les collègues du CRS : "Ils ont été très gentils dans l'entrée, ils ont pas compris pourquoi le CRS a fait ça, j'ai juste demandé le R.I.O". 

De manière plus générale, cette nouvelle saisine vient s'ajouter à la liste des 313 enquêtes judiciaires (décompte à la fin du mois d'août) dont a été saisie l'IGPN pour des "suspicions de violences policières" à l'occasion du mouvement des Gilets jaunes. La mobilisation de ce samedi, marquée "par un durcissement de la réponse policière", selon Le Républicain Lorrain, a été la scène de dégradations et d'interpellations. Trois blessés légers ont été également recensés, avait relevé la préfecture dans son bilan.

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