Gilets jaunes : placé sous contrôle judiciaire, Eric Drouet sera jugé le 5 juin 2019

Police
ENQUÊTE - Déjà sous le coup d'une enquête, Eric Drouet, l'une des figures des Gilets jaunes a été placé en garde à vue samedi pour "organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique", "port d'arme prohibé", et "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". Remis en liberté sous contrôle judiciaire dimanche, il sera jugé le 5 juin prochain.

C'est l'une des figures des Gilets jaunes depuis plusieurs semaines. Arrêté samedi dans le quartier de la Madeleine à l'occasion du sixième week-end de mobilisation à Paris et placé en garde à vue par la suite, Eric Drouet a été remis en liberté ce dimanche. Il sera jugé le 5 juin 2019.  


Dans l'attente de ce procès, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de porter une arme. Il n'est cependant pas interdit de se présenter à Paris contrairement à ce que le parquet de Paris avait demandé.  Il sera jugé pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque, et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations".

Celui qui est à l’initiative du premier "acte" sur Facebook, et dont le groupe Facebook rassemble près de 260.000 membres, avait initialement proposé de se rendre à Versailles samedi, en précisant que le lieu définitif du rassemblement devait être décidé au dernier moment. Et de fait, c'est à Montmartre que les Gilets jaunes ont afflué. Un stratagème similaire avait déjà été mis en place la semaine dernière, lorsqu'un "sit in"  avait été organisé sans préavis sur la place de l’Opéra. 

Déjà visé par une enquête

Eric Drouet fait déjà l'objet d'une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit et organisation d'une manifestation illicite." Il avait indiqué lors d'un débat télévisé : "Si on arrive à l'Elysée... on rentre dedans".  


L'homme avait déclenché de vives réactions après ce qui a été considéré comme un appel à la violence envers un des symboles de la République. La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa  - sur le même plateau de télévision - avait dénoncé des propos d"inacceptables". D'autant que cette phrase semble mûrement pesée. Le chauffeur routier avait aussi déclaré sur Facebook que la manifestation de ce samedi à Paris devait être "l'aboutissement final" du mouvement des "Gilets jaunes" : "Samedi c'est l'Elysée (...). Il faudra vraiment que samedi (...) on avance en direction de l'Elysée", ajoutait-il. L'intéressé avait tenté par la suite de s'expliquer, indiquant qu'il n'avait dit qu'il voulait aller à l'Elysée pour casser mais "pour se faire entendre".

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