Gilets jaunes : enquêtes après des accusations de violences policières sur une femme et sur un homme en fauteuil roulant

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ENQUÊTES - Le parquet de Toulouse a annoncé avoir ouvert deux enquêtes après la diffusion de vidéos montrant un Gilet jaune en chaise roulante aspergé de gaz lacrymogène au visage par un policier et une femme frappée par des CRS.

Largement diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo avait suscité une vive émotion. On y voit un gilet jaune sur une chaise roulante, aspergé de gaz lacrymogène au visage par un policier, lors de la manifestation du samedi 2 mars à Toulouse. Une autre vidéo, filmée le même jour dans la même ville, montre une femme frappée par des CRS. Le parquet de Toulouse a annoncé lundi avoir ouvert deux enquêtes sur ces faits, qualifiés sur les réseaux sociaux de violences policières.

Le parquet a affirmé "comprendre le caractère possiblement choquant" de ces deux incidents, mais a indiqué que leur remise en contexte était nécessaire. Les enquêteurs effectuent actuellement un "travail d'identification du policier" qui asperge de gaz lacrymogène l'homme en fauteuil roulant. Ce dernier s'appelle Pascal Bouré et est âgé de 55 ans. Hémiplégique et souffrant de problèmes respiratoires depuis 2014 à la suite d'un AVC, il indique qu'un "dépôt de plainte est en cours".

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Il affirme qu'il tentait de récupérer ses lunettes de ski

Alors qu'il tentait de quitter la manifestation et qu'il s'est retrouvé bloqué par un cordon de sécurité, "un des policiers a arraché les lunettes de ski que je portais", explique Pascal Bouré. "J'ai essayé de les reprendre, je n'essayais pas de lui rentrer dedans, il s'est énervé et m'a alors aspergé de gaz lacrymogène."

La deuxième vidéo, filmée en fin de manifestation samedi dans le centre de Toulouse, montre un échange entre les policiers et une femme, qui est frappée puis projetée au sol avec l'homme qui l'accompagne. Tous deux ne portent pas de gilets jaunes. Dimanche, la préfecture de Haute-Garonne affirmait que le couple était "venu s'interposer au milieu des forces de l'ordre. Invitées à circuler, les personnes ont alors proféré des insultes à l'encontre des policiers et l'une a tenté de dérober une grenade". Selon une source policière à l'AFP, le couple "avait une attitude vindicative, il a invectivé les CRS et les a pris à partie physiquement. Les CRS ont alors réagi en utilisant la matraque et le couple est tombé au sol".

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