Gilets jaunes : soupçonné de violences sur deux gendarmes, le boxeur Christophe Dettinger s'est rendu

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ENQUETE - L'ex-boxeur professionnel soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes samedi 6 janvier à Paris lors de "l'acte 8" des Gilets jaunes s'est présenté à la police lundi matin. Christophe Dettinger, 37 ans, a été placé en garde à vue.

Il avait été très rapidement identifié et était recherché depuis le 5 janvier. Le boxeur soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes samedi à Paris lors de "l'acte VIII" des Gilets jaunes, s'est présenté à la police lundi matin et a été placé en garde à vue, a indiqué le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter. 

"L'individu qui a violemment attaqué samedi des gendarmes mobiles sur la passerelle Senghor s'est présenté aux enquêteurs de la sûreté territoriale de Paris. Il a été immédiatement placé en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la justice", indique-t-il.

"L'individu soupçonné d'avoir commis samedi après-midi sur la passerelle Léopold Sédar-Senghor des violences sur des personnes dépositaires de l'autorité publique s'est présenté ce jour au service de police. Il a été placé en garde à vue", a fait savoir dans le même temps le parquet de Paris sans donner plus de précision sur le lieu où le boxeur s'est présenté ni sur l'heure de son placement en garde à vue. 

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Peine de prison encourue

Selon le code pénal, des violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende lorsqu'elles sont commises sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Mais le boxeur encourt davantage si plusieurs autres circonstances aggravantes prévues par l'article 222-13 sont retenues : "Les peines sont également portées à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende lorsque cette infraction, ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, est commise dans deux des circonstances prévues aux 1° et suivants du présent article. Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende lorsqu'elle est commise dans trois de ces circonstances", précise le code pénal. 

Samedi, le préfet de police de Paris avait saisi le procureur après les faits commis sur la passerelle du 1er arrondissement. 

Une vidéo tournée dimanche et postée lundi

Placé en garde à vue ce lundi matin, Christophe Dettinger est actuellement entendu par les enquêteurs. Avant de se rendre, ce dernier avait réalisé dimanche une vidéo postée ce lundi sur Facebook, vidéo dans laquelle il donne quelques explications. 

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"J'ai vu la répression qu'il y a eue, j'ai vu la police nous gazer, j'ai vu la police faire mal à des gens, avec des flash-balls,  j'ai vu des gens blessés, j'ai vu des retraités se faire gazer, j'ai vu plein de trucs. Moi je suis un citoyen normal, je travaille, j'arrive à finir mes fins de mois mais c'est compliqué. Je manifeste pour tous les retraités, le futur de mes enfants, les femmes célibataires (...) Voilà, je suis un Gilet jaune. J'ai la colère du peuple qui est en moi. je vois tous ces présidents, je vois tous ces ministres. Je vois l'Etat se gaver, se pomper. Ils ne sont même pas capable de montrer l'exemple. Ils se gavent sur notre dos. Voilà, moi quand j'entends les gueux, les sans-dents, je me sens concerné parce que je suis Français, je suis fier d'être Français. Je ne suis pas d'extrême-gauche, je ne suis pas d'extrême-droite, je suis un citoyen lambda. Je suis un Français, j'aime mon pays, j'aime ma patrie, j'aime tout".

Et d'ajouter : "Maintenant c'est sûr, à force de se faire taper, de se faire taper, de se faire taper, bah oui je me suis fait gazer le dernier jour. Oui, j'ai voulu avancer sur les CRS, je me suis fait gazer avec mon ami, ma femme. Je me suis fait gazer et un moment la colère est montée en moi et j'ai mal réagi. Oui j'ai mal réagi. Mais je me suis défendu. Et voilà. Je voulais vous dire ça. Je me rends demain matin en garde à vue. S'ils ne m'ont pas chopé avant, j'espère pas. peuple français, Gilets jaunes, je suis de tout cœur avec vous. Il faut continuer, pacifiquement, mais continuer le combat, s'il vous plaît, s'il vous plaît."

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