Gilets jaunes : le choix de la place d'Italie comme point de départ de la manifestation fait polémique

Gilets jaunes : le choix de la place d'Italie comme point de départ de la manifestation fait polémique
Police

VIOLENCES - Les dégâts commis place d'Italie auraient-ils pu être évités ? La préfecture de police de Paris aurait-elle dû choisir un autre lieu de départ de la manifestation des Gilets jaunes samedi 16 novembre ? Ce lundi, ces questions font toujours polémique, alors que les stigmates des violences sont encore visibles sur la place.

De l'acte 53 des Gilets jaunes, celui marquant les un an du mouvement, on se souviendra des images de violence place d'Italie (13e arrondissement de Paris). Pour commettre ces débordements, les casseurs se sont aidés du matériel de chantier présent en nombre sur la place. Alors deux jours après les faits, la question est encore sur de nombreuses lèvres : pourquoi avoir choisi comme lieu de départ de la manifestation cette place sur laquelle de nombreux chantiers importants sont en cours ?

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Jeudi 14 novembre, la préfecture de police de Paris avait dans une note demandé à la mairie de Paris de "vider tous les conteneurs à verre", "boucher et goudronner tous les trous et tranchées", et "sécuriser les travaux en cours". Mais cela ne l’a pas empêchée de choisir la place d’Italie comme point de départ de la manifestation ce samedi 16 novembre.

"Tous les travaux ne peuvent pas être sécurisés"- Jérôme Coumet, maire du 13e arrondissement de Paris

"Nous avons fait le maximum pour tout enlever, mais même en faisant ça, tous les travaux ne peuvent pas être sécurisés" a indiqué le maire de l'arrondissement Jérôme Coumet à LCI. Sur franceinfo, il a ajouté : "Je ne suis pas dans un esprit de polémique, mais j'avais signalé à la préfecture de police que la place d'Italie accueillait trois chantiers très importants, donc très difficile à sécuriser même si nous avons fait tout ce que nous pouvions. Donc, ce n'était pas forcément le meilleur lieu."

Ce dimanche, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dédouané la préfecture de police de Paris, et a essayé de ne pas accabler la mairie de Paris. "Ce ne sont pas l’Etat et le ministère de l’Intérieur qui gèrent le mobiliser urbain des communes. Toute la difficulté, je ne veux pas jeter la pierre sur la mairie de Paris, c’est que quand vous avez un parcours, assez grand, qui partait de la place d’Italie et qui devait aboutir ailleurs, vous n’avez pas la possibilité de supprimer tout le mobilier urbain dans tout Paris."

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