Gilet jaune éborgné samedi à Paris : ouverture d'une information judiciaire contre X

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INVESTIGATIONS - Le parquet de Paris annonce qu'une information judiciaire contre X a été ouverte ce vendredi après la grave blessure subie à l'œil par un manifestant, samedi, lors du rassemblement des Gilets jaunes dans la capitale.

L'enquête va désormais être menée par un juge d'instruction. Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi qu'une information judiciaire contre X a été ouverte du chef de "violences volontaires par une personne dépositaire de l'autorité publique suivies de mutilation ou infirmité permanente" après qu'un homme, prénommé Manuel, a été grièvement blessé à l'œil, samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes dans la capitale, vraisemblablement par un projectile tiré par les forces de l'ordre. 

Une enquête préliminaire avait d'abord été ouverte par le parquet et les investigations confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), dont l'impartialité est régulièrement mise en cause par les Gilets jaunes. "Nous sommes heureux de voir que cette enquête va pouvoir être menée de manière plus indépendante que sous l'autorité du parquet et de l'IGPN", a déclaré à l'AFP l'avocat de Manuel C., Me Arié Alimi. 

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L'homme a été heurté par un projectile à l’œil gauche alors qu'il discutait avec d'autres manifestants place d'Italie samedi 16 novembre. Selon sa compagne, il a perdu l'usage de son œil. 

Une plainte visant nommément Didier Lallement

Lundi, le préfet de police de Paris Didier Lallement avait annoncé qu'il allait saisir l'IGPN, "à la demande du ministre de l'Intérieur". De son côté, le parquet de Paris avait initialement ouvert une enquête pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique avec armes ayant entraîné une interruption temporaire de travail de plus de huit jours". 

Maître Alimi avait annoncé mardi le dépôt d'une plainte pour obtenir plutôt la désignation d'un juge d'instruction. Sa plainte vise nommément le préfet Lallement, l'accusant de complicité pour avoir autorisé l'usage de lanceurs de grenade 56 mm. Elles font partie des armes controversées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

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