Haute-Garonne : suite à un contrôle, un vendeur de sushis accuse deux policiers de corruption

Haute-Garonne : suite à un contrôle, un vendeur de sushis accuse deux policiers de corruption
Police

FAIT DIVERS - Deux policiers ont été placés en détention provisoire lundi dernier. Les deux fonctionnaires sont soupçonnés d'avoir, dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 février, proposé à un livreur de sushis de ne pas le verbaliser pour excès de vitesse si ce dernier leur donnait quelques centaines d'euros.

C'est un enregistrement audio de la conversation qui a, semble-t-il, conduit les deux policiers en prison. Dans la nuit du vendredi 14 février au samedi 15 février, un livreur de sushis et son employeur ont déposé une plainte auprès de la

section départementale de la sécurité publique de Toulouse visant deux fonctionnaires de police.

Face aux enquêteurs, le livreur a déclaré qu'alors qu'il avait été contrôlé en excès de vitesse ce soir-là, deux policiers lui avaient proposé de leur remettre une somme d’argent de plusieurs centaines d’euros en espèces en contrepartie de l’absence de verbalisation. "Le plaignant a produit aux enquêteurs un enregistrement audio des échanges ayant conduit à cette remise de fonds illicite", précise le procureur de la République de Toulouse dans un communiqué ce mardi.

Interpellés et placés en garde à vue dès le 15 février dans la soirée, ce gardien de la paix et ce brigadier de police affectés au commissariat de Colomiers en Haute-Garonne "ont finalement convenu de la matérialité de ces agissements et du partage du produit de ce pacte de corruption", ajoute le magistrat.

"Déterminer l'ampleur exacte de ces errements"

Le lundi 17 février, les personnes en cause ont été déférées au parquet qui a ouvert une information judiciaire, notamment du chef de délit de corruption à leur encontre. "Les investigations doivent désormais s‘attacher, sous l’autorité d’un juge d’instruction et dans le strict respect de leurs droits, à objectiver les faits reprochés mais aussi à déterminer l’ampleur exacte de ces errements qui pourraient s’avérer réitérés. Conformément aux réquisitions du parquet, les personnes poursuivies ont été placées en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention du Tribunal judiciaire de Toulouse", conclut le procureur de la République.

Le procureur, Dominique Alzeari, a co-saisi l'antenne de l'IGPN à Bordeaux et le SRPJ de Toulouse de la poursuite des investigations.

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