Hérault : une policière met fin à ses jours avec son arme

Police
FAIT DIVERS - Une capitaine de police de la sûreté départementale de l'Hérault s'est suicidée avec son arme de service à Montpellier. Âgée d'une quarantaine d'années, cette fonctionnaire avait deux enfants.

C'est dans son bureau, au commissariat de Montpellier, que son corps sans vie a été retrouvé par ses collègues vers 8h30. Ce jeudi, une policière a mis fin avec son arme de service, un Sig Sauer. Capitaine de police de la sûreté départementale de l'Hérault, elle était arrivée un peu plus tôt, vers 8 heures, au travail. Selon les personnes présentes, aucune détonation n'a été entendue.


Mère de deux enfants de 5 et 11 ans, la victime était âgée d'une quarantaine d'années. Les raisons de son geste n'étaient pas connues en milieu de journée. 

Ce suicide intervient à peine quelques jours après un autre drame dans la police. Dans la nuit de lundi à mardi, un policier du centre de rétention administrative de Metz s'est suicidé dans la nuit de lundi à mardi avec son arme de service.  Ce policier de 42 ans, père d'un enfant de 4 ans, s'est donné la mort à son domicile avec son arme de service, a expliqué à Cyril Baudesson, secrétaire zonal du syndicat Alternative Police CFDT pour le Grand Est.

Un numéro de téléphone dédié

Vendredi dernier, Christophe Castaner avait estimé que les suicides dans la police n'étaient pas une "fatalité" en promettant de mettre "les bouchées doubles" pour lutter contre ce fléau persistant dans l'institution : depuis le début de l'année, 27 policiers ont mis fin à leurs jours. Le ministre de l'Intérieur n'a pas annoncé un nouveau programme de lutte et de prévention des suicides mais a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan lancé en 2018 par son prédécesseur, Gérard Collomb, après une année 2017 déjà marquée par une recrudescence des suicides au sein des forces de l'ordre. 


Une"cellule alerte prévention suicide" pour la police nationale pilotée par Noémie Angel, membre de l'Inspection générale de l’administration (IGA) sera créée. Cette cellule aura pour mission de porter le plan d'actions et sera également chargée de faire des propositions au ministre. Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, permettra de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues.

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